13 avril 2014

L'actualité politique de la semaine, vue par 6 blogs #S01E28

L'actualité politique de la semaine écoulée était terrifiante d'ennui. Et pour cause, l'éditocratie toute entière était suspendue à la finalisation du casting du gouvernement Valls, d'une part, et au discours de politique générale du premier ministre d'autre part.

Pour sortir de ce verbiage-là, il fallait lire ailleurs, comme chaque semaine, chez nos consoeurs et confrères de la blogosphère politique.

Un tri subjectif, bien sûr.

Manuel Valls a remis la réforme territoriale dans l'agenda politique du moment. On a le temps d'y revenir, le cap fixé est 2021. Au-delà des soutiens ou des oppositions au gouvernement, la question territoriale transperce les courants politiques. Nicolas, sur son blog Partageons Mon Avis, a multiplié les billets sur . Exemples locaux à l'appui, il développe ses arguments sur l'importance des communes, le regroupement nécessaire de certaines de leurs compétences, et l'inutilité coûteuse des départements. L'analyse est précise, appliquée à un coin qu'il connaît bien, la Bretagne: "S’il y a 65 millions d’habitants en France et que les intercos regroupent en moyenne 150 000 personnes, nous aurons en France 400 intercos, soit à peu près le même nombre que celui de commune au Royaume-Uni."

Son confrère Bab lui répond indirectement. Il relaye une autre position, la suppression totale ... des régions, mais le maintien des départements. Jacobinisme, quand tu nous tiens !

Les cabinets ministériels se remplissent. C'est l'occasion de rendre hommage à Ménilmuche et son blog "Le JO au café", qui chaque jour, "à l'heure du petit déjeuner" vous résume les publications du Journal Officiel français. Comme par exemple, cette semaine, la liste des 17 conseillers de Manuel Valls à Matignon.

Julien Dray tacle son ancien compère Jean-Luc Mélenchon, dans un ouvrage qui hérisse sans surprise Alexis Corbière, du Parti de Gauche. Ce dernier republie sur son blog la réponse qu'il a adressé à Dray. "Allons à l’essentiel. L’unité, oui bien sûr, mais pour quoi faire? Sur quelle ligne politique? Avec quel rapport de force en son sein?" Et d'ajouter:  "Non, l’Histoire, invoquée maladroitement par Dray, ne nous dit pas qu’en dehors du PS rien n’est possible à gauche à tout jamais".

Sur son blog, Julien Dray lui-même ne parle pas de son livre mais de ses propres constats sur la situation politique du moment. L'élu francilien dénonce une défaite culturelle: primo, nous aurions "mésestimé la capacité des droites à dominer culturellement la société française." Secundo, Dray fait l'éloge du socialisme "concret". Pour ce, il en appelle à des Assises du Socialisme, pour "tendre la main pour nous renouveler, tel est notre première mission et c'est la meilleure façon de créer le Nouveau Parti Socialiste." Il faudra s'interroger sur la publication concomitante d'un ouvrage à charge (mais non encore lu par l'auteur de ces lignes) contre Jean-Luc Mélenchon.

L'unité sera difficile à trouver. Elooooody s'est exprimée à plusieurs reprises sur les troubles internes qu'elle ressent à l'intérieur du PS. Dans un billet au titre évocateur, "Où suis-je, où vais-je, dans quel état j'erre?" Elle pointe, vise et touche: "j'espère qu'on aura un congrès anticipé pour que les militants puissent vraiment choisir leur prochain Premier Secrétaire. L'espoir fait vivre comme on dit".

3 commentaires:

  1. La nécessité de supprimer des institutions territoriales dans notre pays est une évidence, sauf pour les politiciens concernés, mais faire disparaître les départements, voire les communes, l'est beaucoup moins.

    Rappelons-nous que :
    - les communes et les départements - créés par la Révolution pour mettre fin à un système féodal - sont proches des citoyens géographiquement et politiquement,
    - que les départements ne méritent pas plus de reproches que les régions, au contraire,
    - les régions sont éloignés des citoyens non urbains (urbains que visent les socialos), mais qu'elles présentent l'avantage pour les européistes de correspondre à ce qui existe en Allemagne ou en Espagne, pays à l'histoire complètement différente,
    - que le problème numéro un n'est pas le niveau géographique, mais les dépenses inutiles, notamment de fonctionnement (dizaines de milliers de recrutement - clientélistes - alors que les effectifs de la fonction publique d'Etat fondaient),
    - que la décentralisation mise en place en 1982 par ces mêmes socialos a fait naître un système féodal, c'est un comble, qui a renforcé le pouvoir local sans empêcher l'émergence d'une société politique post-démocratique.

    Les pourris de socialos continuent donc à rouler pour l'UE du fric en fisant PIRE QUE SARKOZY, en cassant notre modèle de société, en détricotant les solidarités, en aggravant les inégalités ..etc ... etc. Dehors, les pourris !

    Demos

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    1. si tu cessais de crier " dehors les pourris", je pourrai écrire que je suis d'accord avec ce que tu a écrit au-dessus.

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    2. Bon, puisqu'il en est ainsi, alors je retire mon propos imagé, qui laisse à penser que les socialos ont dépassé leur date de péremption. Si cela peut t'aider à faire le deuil de ton attachement à ce parti, je veux bien le remplacer par des termes plus mesurés, dignes d'une démocratie que la France n'est plus, en l'occurrence par : "exprimons, chers amis électeurs, notre désaccord dans les urnes pour que les sociaux-démocrates, qui nous gouvernent, soient remplacés par des politiques honnêtes et démocrates. Nous leur laissons ainsi le temps d'éveiller leurs consciences".

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