15 avril 2014

Quand Sarkozy a peur qu'on l'oublie

On en était resté à ses écoutes, celles de son conseiller préféré, Patrick Buisson, puis celles de la Justice avec un grand J qui découvrait jour après jour comment l'ancien monarque se cachait sous une fausse identité comme un malfrat pour mieux converser sur ses affaires avec son avocat.

Bref, Nicolas Sarkozy allait mal et avait décidé de nous le faire savoir.

Quelque part lundi soir, à 21h07 exactement, l'un des proches journalistes du Figaro, Charles Jaigu, livrait l'incroyable nouvelle. Nicolas Sarkozy allait parler.

(roulement de tambours)

En fait, rien n'était encore décidé, prévenait l'envoyé spécial en Sarkofrance: "À l'UMP personne n'est d'accord sur l'Europe. Et personne n'est non plus d'accord sur la nécessité d'une intervention de Nicolas Sarkozy sur l'Europe." Et pour cause... Nombreux sont ceux, à l'UMP, qui n'attendent plus ni ne souhaitent le retour de Sarkozy.

Sarkozy reste persuadé de sa bonne étoile. Il confie combien il a contribué à la déroute municipale de la majorité socialiste. On se pince pour le croire: "On n'avait pas vu ça depuis 1947 et la victoire du Rassemblement du Peuple Français du général de Gaulle " aurait-il déclaré. "122 % de ventes en plus ! 355 000 visiteurs payants sur le site ! 2 millions de mentions j'aime sur Facebook ! S'il y a eu un impact, il ne peut pas être mauvais, badine-t-il. Je fais une tribune, tout s'arrête". Les proches s'empressent de gonfler les chiffres, tels des fans transis d'inquiétude que leur mentor soit si vite obsolétisé.

Qu'aurait-il à dire ? Des révélations sur l'affaire de Karachi ? Ou celle de Bettencourt ? Avait-il un commentaire à faire sur l'annulation de quelque 600 procès verbaux d'écoutes clandestines de journalistes qu'il avait ordonnées ? Avait-il peur de la prochaine publication de nouveaux extraits des enregistrements clandestins de Patrick Buisson ? Allait-il s'expliquer sur les pressions qu'il a exercées pour empêcher son ex-épouse Cécilia de faire la promotion de son livre à la télévision ?

Nicolas Sarkozy n'avait rien à dire mais il fallait qu'il le dise.
"Avez-vous entendu Nicolas Sarkozy dire qu'il voulait s'investir dans la campagne des européennes? Non. "Bruno Le Maire.

La messe était dite.


L'édito du Parisien. «Pendant ce temps-là... par leparisien

3 commentaires:

  1. Sarkozy n'a même plus besoin de se manifester pour être réélu en 2017, il lui suffit de laisser tout le monde taper sur Hollande: et comme ce sera forcément un des deux...

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  2. La Pythie a parlé. Inutile de tenter quoi que ce soit, soumettez-vous avec résignation à son oracle ! Beau programme plein de volontarisme et d'enthousiasme !
    Tant qu'à être efficace, dans ce cas de figure, j'invite, Elie, à user autrement de votre énergie plutôt que de la dépenser pour nous révéler notre destinée. Laissez le temps faire son oeuvre puisque les jeux sont faits, hi, hi.

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  3. Il y a un point commun entre Edwy Plenel et Sarkofrance : une haine viscérale envers Sarkozy. Ce qui fait dire à Sarkofrance : « Pourquoi il faut s'acharner sur Nicolas Sarkozy ».
    Voilà le mot lâché : ACHARNEMENT. Comme l’acharnement d’Edwy Plenel contre Dominique BAUDIS en 2003.
    Sarkofrance n’a pas dit un mot sur la mort de Dominique BAUDIS, c’est pas étonnant.
    Pas un mot sur la façon dont Plenel a démoli BAUDIS en 2003, sur sa participation ignoble aux accusations calomnieuses à travers son journal LE MONDE. Et le sulfureux Plenel ne s’est jamais excusé de ça. Quel sordide individu !!!

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