Le Buzz du pauvre. #Numero3 : les inégalités salariales en Europe



On peut décider de ne rien voir, rien lire, rien écouter. On peut se contenter de quelques indicateurs rassurants, des statistiques qu'on nous lance ici ou là pour montrer qu'on est bien dans le droit chemin, comme un frémissement des taux de croissance, ou la progression des productions nationales depuis un siècle en Europe.

Ce graphique extrait d'une revue conservatrice est éloquent sur la menace non pas seulement sociale mais aussi économique qui menace l'Europe. La guerre déclarée aux "coûts salariaux" en Europe a été gagnée ailleurs en Europe, à la faveur de la crise: Grèce, Irlande ou Espagne ont vu leurs salaires unitaires s'effondrer. L'Allemagne, pour ce qu'elle produit encore sur son sol, a mieux résisté. La France a été jusque-là épargnée. Les conséquences, qui alarment désormais jusque dans les colonnes de la presse libérale anglo-saxonne, sont connues: consommation atone, déficits budgétaires et déflation.

Et voici qu'en France, François Hollande et Manuel Valls ont décidé à leur tour d'emboiter le pas de cette vulgate économiquement absurde: baissons les salaires !


8 commentaires:

  1. "La France a été, jusque là, épargnée". L'essentiel est dit. Ce que Sarkollande n'a pas fait, Hollozy l'entreprend. Merci à lui de nous avoir fait oublier le guignol, qui l'a précédé, et pour préparer le terrain pour la droite ultra-libérale. Au rythme auquel il va en forçant le pas, l'UMP est obligé de surenchérir sur les cadeaux à faire aux adhérents du MEDEF, c'est tout dire. J'attends avec impatience de voir le moment où le PS va dépasser l'UMP par la droite. Cela ne saurait tarder.

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  2. Baisser les salaires c'est une perte de temps, passons directement aux boulets, aux chaines et aux coups de fouets.
    Avec un collier electrique, comme les chiens, pour ceux qui geulent trop.

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  3. faire la moue sera autoriser, rassurez vous les bobos !

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  4. Juan, mon ami, est-ce que tu te rends compte que ce billet est un plaidoyer pour les réformes faites en Allemagne et tant honnies chez nous ?

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  5. Les belles formules et les hyperboles, c'est plaisant à écrire, mais on en arrive à dire des conneries: Hollande ne baisse pas les salaires. Il bloque les retraites, les prestations sociales, les salaires des fonctionnaires et le Smic. Quant on sait que l'inflation en 2013 a été inférieure à 1%, çà n'aurait pas fait grand chose de plus dans la feuille de paie, surtout qu'en parallèle, les cotisations vieillesse seront diminués, le complément familial pour les familles de 3 enfants déjà augmenté de 10%, l'allocation de soutien familial de 5%, le RSA augmenté, les salaires des fonctionnaires de catégorie C augmenté.
    Mais tout çà bien sur, quand on regarde à travers une lorgnette idéologique (1) n'est pas de la redistribution aux plus défavorisés.
    (1), c'est un mec dans un autre blog qui me l'a sorti, j'ai trouvé l'expression amusante, je la ressort, elle peut servir des deux cotés, l'expression, pas la lorgnette.

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    1. Hollande cherche à amplifier la baisse du "cout du travail", c'est-à-dire les cotisations patronales et salariales, cette part du salaire socialisée. L'argument, à la marge, ne me gênait pas. Aujourd'hui, il résume et englobe la totalité du discours élyséen. #WTF

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    2. Trebuc, c'est le type meme de connard qui tient le discour d'un economiste de BFM sans en avoir le salaire.
      le propagandiste gratuit et fier de sa connerie. chapeau l'artiste !

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  6. Je ne crois pas qu'on puisse identifier "coûts salariaux" et niveeau de vie:

    -d'une part, il faut comparer les pouvoirs d'achat des salaires (en sachant, par exemple, qu'en Allemagne l'immobilier est deux fois moins cher que chez nous)

    -d'autre part, c'est tout le problème des prestations sociales financées par les revenus du travail, comme en France, et qui pèsent sur le "coût du travail" - ce qui n'est pas le cas dans les pays comme la Grande-Bretagne, où le système de santé est nationalisé et financé par l'impôt sur le revenu, et ne pèse donc pas sur les "coûts salariaux".

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