4 mai 2014

Où va la gauche, vue par 2 blogs #S01E31

Alors que François Hollande promet de beaux lendemains dans les colonnes d'un hebdomadaire du dimanche, sa trajectoire politique continue d'alimenter les échanges et commentaires de la gauchosphère. 

 

Nous avons choisi d'illustrer ces réflexions en confrontant deux propos. 


Nicolas, du blog "Partageons mon avis", rebondit sur un fil de discussion sur l'avenir de la gauche. A sa gauche, le collectif Babordages poursuit la description désabusée d'une gauche qu'il estime perdue pour la cause. Les deux n'échangent plus en direct, comme c'est désormais la norme entre "gauche de droite" et "vrauche".

Mais qu'importe.

"Comment s’en sortir ?" s'interroge Nicolas. "Tout d’abord, l’ennemi n’est pas le libéralisme. Il faut changer de discours. S’il y a un ennemi, c’est le capitalisme financier. Il faut arrêter de délirer". Nicolas ne nous en voudra pas de ne pas tout citer. La gauche politique a toujours allié des composantes plus ou moins en rupture ou en accord avec l'économie de marché. La rage exprimée par certains contre le social-libéralisme du gouvernement Hollande dérive, à juste titre, vers une remise en cause du système en général.

Nicolas pose ensuite la question démocratique de base: "Le principe de la démocratie (et donc de la politique) est de partager des idées avec des électeurs pour se faire élire. C’est ce qu’a réussi François Hollande. A ce rythme, il risque de ne pas être réélu en 2017, on est d’accord, mais s’il tient une politique plus à gauche, il est à peu près sûr, aussi, de ne pas l’être." Comme d'autres, Nicolas défend l'actuel positionnement politique de François Hollande sur un double argument - Hollande est (plus ou moins) fidèle à lui-même et, surtout, il n'y a pas d'alternative politique plus à gauche possible en France.
 
Rien n'est moins sûr, pourrait-on lui répliquer. Pour l'heure, la question n'est pas celle des élections (et donc du compromis politique), mais celle de l'action et du discours. Hollande peut agir, or il agit mal puisque les résultats ne sont pas là. Il a rétréci son camp politique, sans élargir sa propre majorité. 
 
Plus grave, le discours dominant (sur le coût du travail, etc) est désormais plus fort qu'avant, comme pour mieux effacer l'opposition, décourager les mobilisations éventuelles. A quoi bon gouverner si c'est pour dérouler le tapis-rouge à la grande dérégulation ? Où est même l'équilibre du discours et des actes au sommet de l'Etat entre protection sociale et efficacité économique ?
 
Sur Babordages, Clumsy a justement publié un texte sur l'indifférence. La question n'est plus celle du simple redressement comptable (et nécessaire) d'un pays abimé. Le sujet est la riposte à cette accélération du "propos dérégulateur" alors que la mondialisation libérale n'a jamais été aussi puissante depuis 50 ans.  La multiplication des prises de paroles de personnalités "étiquetées" à gauche qu'on aurait qualifié d'affreux thatchéristes il y a 30 ans est tout simplement hallucinante. 
 
Qui Hollande reçoit-il à l'Elysée ? Un Frédéric Lordon, péniblement invité dans quelques médias, qui promeut la sortie douloureuse de l'euro pour mieux lutter contre l'aggravation de la précarité, ou le trio Aghion/Cohen/Cette qui trouve que le SMIC est décidément trop élevé ?
 
Clumsy conclue sur une citation de Gramsci: "Ce qui arrive, arrive non pas parce que certains veulent qu’il arrive, mais parce que la majorité abdique sa volonté, laisse faire, laisse se grouper les nœuds qu’ensuite seule l’épée pourra couper, laisse promulguer les lois qu’ensuite seule la révolte fera abroger, laisse aller au pouvoir les hommes qu’ensuite seul un mutinement pourra renverser."


45 commentaires:

  1. C'est toi qui fais ma curation, maintenant ! Je réponds rapidement (iPhone, apéro et tout ça).

    Je ne suis évidemment pas d'accord avec Babordages. Ils parlent de révolte en pensant révolution mais ils ont oublié que le peuple n'est pas nécessairement avec eux...

    Tu dis que le résultat n'est pas là et qu'il faut changer de politique. Ce blog s'appelle Sarkofrance... Oublie Sarko. Une politique ne saurait produire des effets immédiats. Il s'agit de reinsustrialiser la France. Ça ne se fait pas en claquant des doigts.

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    1. Un mot à propos de mes relations avec les braves gens de Babordages. Tous sauf un Fabuland (on est pas encore fâchés).

      Quand on considère ceux avec qui on n'est pas d'accord pour des cons, le dialogue ne peut plus avancer. Quand le tweet devient dénonciateur, l'acte d'un type qui finit par penser : j'ai 10000 abonnés, je prononce des paroles de justice,... Je ne peux que les considérer comme des cons. Une suffisance, une supériorité !

      Il a fallu que je bloque ces cons pour avoir la paix, que je bloque leurs fans,... C'est dommage. Ils auraient pu m'oublier. Et c'est relativement grave car ça rend tout dialogue impossible. Ils tournent en rond et sont persuadés représenter quelque chose. Preuve en est : ce mot révolte.

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    2. Oublions les rancoeurs, je sais que ce n'est pas facile. J'observe le fond. Mais j'ai trouvé que vos arguments respectifs se croisaient. J'arrive à être d'accord avec toi sur le libéralisme (hé, je bosse pour une boite privée et ma femme est autoentrepreneur !); ET je pense qu'il faut marteler que certaines choses n'ont plus le droit d'être dites sans qu'on balance un coup de pelle contre leurs auteurs 'ex: "cout du travail", le "smic trop cher", etc).
      incroyable, non ?

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    3. "smic trop cher" n'a rien d'horrible dans une conjoncture de plein emploi, et si ce n'est qu'un salaire d'embauche, et que les gens passent rapidement à un salaire plus élevé; ce qui est grave, c'est si trop de gens restent toute leur vie au smic, et si le "m" de smic ne veut plus dire "minimum", mais "moyen".

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    4. Il n'y a pas de rancœur. Ils (plutôt leurs fans) m'emmerdaient. J'ai bloqué et basta.

      On doit pouvoir tout dire. Dire que le travail coûte trop cher mais que les salaires insuffisants. Il fait assumer les paradoxes plutôt que de s'enfermer dans des positions.

      Et, dans la continuité, arrêter les logiques binaires non seulement dans sa manière de raisonner en politique mais aussi de catégoriser les autres. Exemple : la dette. Elle rapporte du pognon aux marchés financiers. Une politique de relance ou de la demande est donc favorable à l'ennemi juré : la finance.

      On reste dans un vieux schéma. Keynes et tout ça. Mais les puristes gauchistes ont oublié un détail : la mondialisation.

      Le débat qu'on a eu à propos d'Amazon est significatif. La vrauche est partie dans un débat parce qu'il faut lutter contre une multinationale mais c'est mise à défendre des intérêts privés : ceux des libraires en oubliant ceux des particuliers : avoir accès à la culture. Le plus symbolique est NDDL, le fameux aéroport.

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    5. Oups. Je poursuis mon commentaire à propos de NDDL. Les gauchistes n'ont fait que défendre des propriétaires terriens : les paysans. C'est à pourrir de rire. Ils ont adopté une posture pour lutter contre Hollande sans même se rendre compte qu'ils étaient profondément à droite.

      Alors que je défendais une infrastructure collective.

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    6. Élie a un peu raison. La vrauche défend le SMIC (moi aussi, n'oublions pas mes propos sur le binaire) mais va oublier les salaires et tout ceux qui ne sont pas au SMIC. On l'a vu au moment du débat sur l'ANI : la vrauche défend l'intérêt des salariés des grosses boîtes mais oublié totalement ceux qui ne sont pas salariés. Moi, je suis de gauche : je défends tout le monde, nananère.

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    7. Les gauchistes défendent à NDDL les propriétaires terriens et ont adopté une posture contre Hollande. De tels propos sont risibles. Tu devrais t'informer sur le fond du dossier avant d'écrire n'importe quoi. Avec un mode de raisonnement aussi stupide, on pourrait écrire que ceux qui luttent contre la construction d'autoroutes, de LGV défendent les intérêts des propriétaires terriens, que ceux qui ont aboli l'esclavage n'auraient pas dû le faire, car ils ont contraint les propriétaires à payer des salaires et fait monter le prix du coton. Tu es a priori incapable d'envisager qu'il existe des hommes et des femmes, qui se battent pour défendre des idées. Par égoïsme, naïveté ou cynisme ?

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    8. Tu illustres aussi très bien ce que je disais. Tu es un connard et tu prétends que je ne connais pas le dossier. Du coup la discussion n'a plus d'intérêt. Vas chier.

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  2. S'il y a délire, il est du côté de celui du blogueur de gouvernement qui fustige "le capitalisme financier". Hypocrisie ou schizophrénie ?

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    1. Je ne fustige personne. À part les cons comme toi qui confondent tout. Par exemple, l'état français qui sauve les banques en injectant du pognon est par définition tout sauf du libéralisme. Oublier de réfléchir est facile.

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    2. Je n'ai pas pour coutume de commenter beaucoup. Mais ce que je viens de lire de ta part me parait tellement comique que je vais faire une exception.
      Dans le désordre. Sur NDDL pour sortir des caricatures dans lesquels tu te réfugie piteusement pour te dispenser de réfléchir. Les opposants à Notre Dame des Landes défendent le fait que l'espace que la majorité destinait à devenir un aéroport est un bien commun, un biotope dont la disparition aurait des conséquences négatives sur toute une région. Par ailleurs les raisonnements sur lequel repose la démonstration de l'utilité de l'aéroport de Notre Dame des Landes sont tout à fait discutables, que ce soit sur l'accroissement de l'activité aéronautique mais aussi sur les scénarios de croissance. Mais je sais déjà que tu vas te contenter de glisser un crétin. Ce qui serait rigolo ce serait de garder en mémoire tes propos aujourd"hui pour les ressortir dans 2, 3 ans quand le projet aura été& abandonné et que d'autres scénarios émergeront. Sans que pour autant la région soit promise à la ruine. Et sur le fait qu'on puisse être de gauche et défendre des paysans, relis donc Jaurès. C'est de saison.
      Par ailleurs non je ne crois pas que mettre de l'argent pour sauver les banques sans exiger la moindre contrepartie soit de gauche et peut tu sans rire prétendre qu'il y eu une réforme bancaire sur ces 2 ans ?
      Tu prétends par ailleurs défendre tout le monde, sauf les cons qui te contredisent, ce qui représente 2, 3 personnes tu en conviendra. Dis moi alors pourquoi n'a tu pas été scandalisé par le simple fait qu'on ait pu mettre au débat le gel du RSA pour financer des cadeaux aux entreprises ?
      Comment considère tu le fait que le traitement des fonctionnaires soit toujours gelé ?
      Je me suis considéré depuis longtemps comme réformiste parce que je pensais que c'était la voie idoine pour la transformation sociale, ayant une certaine affection pour Michel Rocard il fut un temps. Je constate deux ans après que François Hollande nous a dupé et qu'il est en passe de dégoûter la Gauche et les français de toute forme de social-démocratie. Parce qu'il habille derrière un discours qui n'a plus aucun rapport avec le réel, une remise en cause de conquêtes sociales. C'est une chose étrange que de vouloir inciter les français à l'effort en faisant le sacrifice de ses engagements, ce qui est grave, et de ses convictions, ce qui est pire encore. Pour le moins, cela me chagrine.

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    3. @ jean-philippe guedas.
      Excellentes remarques. Pour ce qui concerne les socialos, Hollozy a bien trahi ses engagements, mais, de notre côté, il est évident que nous ne voulions pas voir la vérité en face : les socialos n'ont pas de pas convictions, de valeurs de gauche (lutte contre les inégalités, partage, solidarité ..). Ils sont comparables à de petits notables de province du XIXème siècle, préoccupés uniquement par leur pognon, leurs intérêts et leur petit milieu étriqué. Le seul point sur lequel ils ont avancé depuis qu'ils ont fait tirer sur les mineurs ou les ouvriers, c'est sur la sexualité. D'où l'étiquette que certains leur collent à juste titre sur le dos : libéraux-libertaires. Enfin, peu importe l'étiquette, les socialos sont les auxiliaires de l'ultra libéralisme, qui démolissent notre système pendant que certains jouent les victimes et comptabilisent le nombre de "cons", qui les persécutent.

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    4. @ Johnathan Razorback.
      Pour avoir la réponse à ta question, tu devrais poser la question à "l'ennemi de la finance", qui avait fait un voyage à la City de Londres avant son élection.

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  3. "le travail coûte trop cher mais que les salaires insuffisants"
    Il n'y a pas de paradoxe à le dire : on baisse le salaire indirect/différé plus qu'on augmente le salaire net. Çà se respecte.

    "Le smic trop cher"
    Baisser le smic permettra sans nul doute aux salariés lambda de se réjouir de gagner relativement plus qu'un smicard (éventuellement), et pour les amateurs de l'esthétique mathématique, de se réjouir d'une courbe de répartition des revenus plus gironde à l'INSEE. Merci pour eux. Mais c'est bien d'abord pour faire baisser le salaire moyen qu'on l'envisage. Çà se respecte.

    "Lutter contre le capitalisme financier"
    Ces gens habiles nous ont pris 10pts dans le partage du gâteau en 30 ans. Habileté compensée tantôt par la croissance (gâteau plus gros), plus souvent par le crédit (privé et/ou public selon le degré de socialisation des pays), voire pas compensée (perte sèche de salaires - e.g. chez les boches -). Fort incidemment, ce recours au crédit induit une crise mahousse. Comme en Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal etc., L'ANI, les retraites, le CICE, le proche "pacte" et les coupes qu'ils impliquent, demain le smic, ne sont que les moyens de prendre enfin nos pertes (avec intérêts), et baisser nos revenus. Leur talent mérite cette récompense, outre qu'il serait fort peu courtois de leur contester ces 10pts. En priant que çà tienne sans la béquille du crédit, çà se respecte.

    D'où te vient alors cette propension à te justifier ? A renverser, à grands coups de rhétorique orwellienne (à défaut de pouvoir s'appuyer sur la logique), les responsabilités ? Tu assumes pas encore complètement, mon gars. Mes je note tes efforts. Continue.

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    1. @ Shaher Gamal

      Les avantages acquis ne sont acquis que tant qu'on a les moyens de les financer; rien n'est jamais acquis pour l'éternité.

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  4. Ce qu'il y a de bien c'est que mes commentaires des trous du cul devienne et très rapidement insultant montrant l'impossibilité de discuter.

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  5. Hollande s'était engagé, pendant la campagne, à réduire le déficit -et, à l'époque, aucun de ceux qui le soutenaient n'avait mis cet objectif en cause:

    -la politique suivie pendant 2 ans a été une politique de réduction des déficits par une augmentation des recettes ( impôts et taxes);

    -on passe maintenant à une politique de réduction des déficits par des réduction des dépenses;

    -et il reste à savoir si on abordera un jour le plus difficile: une politique de réduction des déficits par des réformes de structure (parce que la réduction des dépenses, ça a aussi ses limites).

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    1. pas tout à fait: Hollande mise aussi et surtout sur la "compétitivité". Vous ne pouvez ignorer que l'histoire qui se joue là est celle d'une plus grande dérégulation (notamment via les exo de cotisations sociales et baisses d'impots pour les entreprises).

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  6. "Un Frédéric Lordon, péniblement invité dans quelques médias, qui promeut la sortie douloureuse de l'euro". "Sortie douloureuse, la bonne blague ! Juan, tu devrais lire les analyses très claires des économistes, comme Jacques Sapir, qui a adressé le 1er mai un message très clair à Guillaume Etievant, secrétaire national l’économie et au travail du Parti de Gauche. Ce n'est pas de la "gauche" actuel que viendra le changement. Je ne parle pas des socialos, qui ne sont qu'une copie honteuse et hypocrite de l'UMP, mais du Front de gauche, qui veut rester dans l'euro en réformant l'UE de l'intérieur. Décidément, une sacrée bonne blague : un, le système est un bloc avec l'euro (un boulet qui nous tire vers le fond) comme fondement et, deux, il est impossible d'obtenir l'unanimité à 28 ! Dire que le sortie de l'euro est un danger est de la foutaise. Que les classes dirigeantes essaient de faire peur aux électeurs se comprend, mais quand il s'agit d'électeurs de gauche, c'est aussi incroyable que stupide.

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    1. je n'avais pas saisi:; tu défends le FN ?

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    2. Je ne vois pas le rapport. Y aurait-il un ? Ai-je écrit ou seulement suggéré le début du commencement de l'idée du FN ? Cette réaction est le nouveau point Godwin, mais il ne faut pas inverser les rôles, mon cher Juan. Les traitres, dont le PS et le FdG ne veulent rien changer au système, ni le remettre en cause (euro, libre circulation des capitaux ..), mais quand on montre et qu'on écrit qu'ils ne changeront rien aux règles du jeu - ce que j'ai écrit plus haut - qu'ils sont au mieux capables d'une alternance, on a droit à la disqualification ou à l'injure. Continuez à admirer vos icônes, comme au temps de l'URSS. Pour ma part, je veux autre chose et le fait que cette alternative n'existe pas aujourd'hui en France ne me conduira pas à courber l'échine, voire à justifier les traîtres et les vendeurs de sornettes.

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    3. Ces traîtres, dont le PS et son faux ennemi, le FdG .....

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    4. il faut faire avec l'offre politique. En France, on a de la chance de l'avoir très large. Il y a le NPA, LO, les composantes du FDG, le PS, le PRG, etc. ... quand même

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    5. Beaucoup de partis actuels disparaîtront ou évolueront tellement qu'ils n'auront plus rien à voir avec ce qu'ils sont aujourd'hui. Alors que la crise est avant tout morale dans notre société, les nécessités économiques, sociales, environnementales imposeront obligatoirement dans cinq, dix, trente ou cinquante ans un changement de paradigme, que nous ne sommes pas capables de porter. L'heure n'est pas encore venue.

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  7. ensuite seule la révolte fera abroger

    l'appel au grand soir ? passez devant Messieurs on vous regarde

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  8. Une politique de relance ou de la demande est donc favorable à l'ennemi juré : la finance. non Nicolas, les traités TCE n'interdisent pas à :

    - la BEI de se faire prêter à 0.1% par la BCE : print money => relance , on l'a démontré avec nouvelle donne, on attend la contradiction des editocrates. On cite meme les articles dans la vidéo de promo de l'idée.

    - la banque postale, la caisse des dépôts de se faire prêter prêter à 0.1% par la BCE : print money. Même principe que ci-dessus.

    ET CE SANS CHANGER LES TRAITES.

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  9. Hop Hop j'explique ce que je dis dans mon commentaire ci dessus là :
    http://politeeks.info/1000_milliards_climat

    Voilà c'est super simple à comprendre, du moins je l'espère et qu'on parle de ça au lieu de s'engueuler, menacer, ou de proposer de renverser les tables

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  10. Je t'ai lu, comme tous les jours, et ma première réaction fut une espèce de :

    "Mais encore ?"

    J'avoue que je ne vois pas bien où tu veux en venir dans ce billet.

    Et ne viens pas me dire que tu fais de la curation, c'est n'importe quoi la curation, cet anglicisme m'évoque, au mieux, un doigt bien enfoncé dans une fosse nasale encombrée.

    Puis vinrent les commentaires...

    Je suis, dirait-on, le dernier à être dans les bonnes grâces de Nicolas, ne l'ayant jamais insulté. C'est assez drôle d'ailleurs qu'il s'offusque tant que des gens puissent être impolis avec lui quand on voit, ici même, avec quelle aisance il distribue les qualificatifs fleuris.

    Je ne répondrai cependant pas en détail à ses commentaires, ce n'est me semble-t-il, pas le lieu. Je le lis quotidiennement et le commente parfois, anonymement toujours.

    Merci de l'intérêt que tu nous portes, il est réciproque.

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    1. Ah mais je ne m'offusque pas. J'ignore.

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    2. mais il faut débattre de sujets de fond et de propositions concrètes.

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    3. j'essaye de voir où va la gauche.

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  11. C'est amusant les défenseurs de Hollande qui, exactement comme Sarkozy à l'époque où il essayait de nous persuader de son "ouverture", ressorte le fameux "il faut faire bouger les lignes" et autres "sortir du binaire" qui sont autant de formules purement rhétoriques ayant été vidées de leur sens puisque au final il s'agit de défaire la discussion en sous-entendant a priori que l'objection est stupide. En y ajoutant ensuite à quiconque riposte de manière vaguement virulente de ridicules "oh on m'insulte ! oh la la ! oh la la ! c'est tout ce que vous avez vous m'insultez oh la la ! oh la la"... Le problème c'est que si on regarde l'argumentaire du prétendu insulté qui exige du fond... de fond, on est en manque. En revanche on a du TINA à revendre, du TINA Hollandais ("c'est pour le bien de tous" "ça se voit pas mais en fait c'est contre la finance" "si c'est fait par la gauche, c'est que c'est de gauche" "ta gueule, on te dit que c'est bien, c'est que c'est bien"). Au final, en général ceux qui nous expliquent après n'avoir rien dit que ceux qui critiquent ne comprennent pas qu'il faut faire bouger les lignes parce que tout n'est pas blanc-noir (ce que personne n'a jamais dit et que tout le monde sait) finissent par expliquer, qu'en conséquence, puisqu'il faut faire bouger les lignes et que tout n'est pas simple... IL N'Y A QU'UNE SEULE ACTION POSSIBLE.

    c'est la magie de la rhétorique, faire passer une monovision simpliste et vendue qui est à 80% issue de la pensée Thatcherienne, pour une révolution culturelle audacieuse.

    Bravo.

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  12. Quel honneur de me retrouver en ce dimanche aux côtés de Sieur Jégoun !

    Que nous ne partagions pas grand chose de plus que son avis n'est pas une grande nouvelle. Et je ne peux voir dans ce télescopage que l'esprit taquin de Juan. Car j'ai suivi les conseils éclairés de Jégoun en l'ignorant, ce qui me semble être dans bien des cas le meilleur moyen de nous épargner une perte de temps certaine et profondément stérile.

    Il me semble que 2 choses majeures nous séparent :

    - la première, c'est une certaine conception du "réel". Il me semble que c'est un argument massue pour Jégoun, un facteur d'acceptation d'un certain ordre des choses. Là où nous considérons que c'est un ennemi. Car le "réel" est tout à la fois une construction subjective justifiant les pires réformes anti-sociales et la conséquence d'une histoire politique, sociale et économique qui met en jeu des rapports de force. Ainsi le "réel" tel qu'il est présenté est un matériau à transformer, radicalement, et ne saurai être un argument d'abdication. C'est en tous cas ma définition de la gauche.
    Comment peut-on fustiger le capitalisme financier en défendant le libéralisme, alors que le premier et la conséquence du second ? Il faudra m'expliquer.
    Cela me rappelle une phrase de Bossuet, croisée chez Lordon : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ». Et cette posture est présente à tous les échelons de la « gauche de gouvernement ».

    - la seconde différence est, il me semble, une certaine idée de la courtoisie.

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    1. je souscris à la définition du réel. Là n'est peut être pas le moment ou le lieu pour en débattre, malheureusement.

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    2. C'est bien dommage car le hiatus est là.

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    3. Le réel, c'est aussi ce qu'on peut réellement faire.

      Sinon, on peut beaucoup s'amuser en disant (comme Mélenchon, et même comme Hollande pendant sa campagne électorale) "Je ferai plier l' Allemagne, les 17 pays de la zone euro, les 27 (bientôt 28) pays de l' UE (et à l'unanimité, lorsqu'il s'agira de les faire modifier les traités), la Chine et les USA (finie, la mondialisation! N'est-ce pas, Montebourg?) et même le Bhoutan, s'il le faut !"

      Ça fait toujours du bien de s'amuser - mais il faut simplement savoir qu'on est en train de s'amuser.

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  13. Ce billet était finalement une bien mauvaise idée.

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  14. Nous y voila... Ai je défendu le libéralisme ? Ces cons sont enfermés dans une espèce de logique qu'ils gardent entre eux.

    Fabuland est dans une espèce de logique où il doit presque s'excuser de ne pas s'être engueulé avec moi. C'est beau.

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    1. "ai je défendu le libéralisme" Encore une belle rhétorique à l'oeuvre. On prend un point on en fait un tout. On ne parle de rien, on fait semblant de parler de tout. On mine le retour à soi, on ne fait que s'en prendre aux autres. Bref, du vide.

      Défendre tout ce qui, aujourd'hui, constitue les armée du libéralisme le pire ce n'est peut être pas de la défense exprimée du libéralisme c'est simplement, alors, en être l'idiot utile.
      Personne ne dit rien d'autre, pas d'accusation outrancière, pas de ceci pas de cela. Toujours cette obsession de l'attaque, l'attaque, l'attaque ! mais bon dieu ! à quoi bon être sur le net si on craint la virulence d'une petite attaque politique ?

      La réponse pourra être, "je ne le crains pas, je l'ignore" répétée ad nauseam dans une parodie de majesté. En réalité c'est : "c'est mon obsession, quoi que je dise, je ne me définis que par la posture de la victime plus grande que son agresseur mais validée par celui ci". Une sorte d'inconscient alambiqué assez sarkozyste là encore dans son coté pratique : comment plier le réel à ma convenance.

      LE RÉEL !
      "IL FAUT ÊTRE RÉALISTE" Le bon vieux credo des libéraux, la bonne vieille doxa de la religion du fric. Et surtout, de la part d'un sympathisant de gauche se reconnaissant dans la politique de FH, l'aveu complet de sa soumission. "NON NOUS NE DÉFENDONS PAS L'ARGENT, NOUS RECONNAISSONS SIMPLEMENT SA VICTOIRE ET NOUS SOUMETTONS À SON CHANTAGE"...

      Alors, oui, bien sûr, aucune défense du libéralisme là dedans...

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    2. " "IL FAUT ÊTRE RÉALISTE" Le bon vieux credo des libéraux"

      C'est d'ailleurs pourquoi ils ont gagné (et gagnent chaque jour davantage) la partie.
      Pendant ce temps, d'autres défilent de Nation à République, mais ça n'a pas l'air de trop déranger les libéraux...

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    3. Les autres, cher Elie, ne disent pas "il en faut pas être réaliste" ils ambitionnent de pouvoir agir là où les libéraux prétexte d'un "il faut être réaliste" leur couardise.
      Mais je vois qu'ils vous ont déjà convaincu de leur force... C'est d'une tristesse...

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