14 juin 2014

371ème semaine politique: Hollande face à la décomposition politique

De gauche à droite, le spectacle est saisissant, celui d'une décomposition plus ou moins rapide que nos ténors, pourtant routiers de la politique, ne savent enrayer. L'UMP suffoque sous le coup de scandales financiers internes, le gouvernement Valls a déjà perdu toute énergie.

A l'extrême droite, on compte les points. Voici la mauvaise chronique de cette 372ème semaine politique que la France a connue depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.


La droite en vrac
C'est un psychodrame. Ils ont fait mine de le résoudre, après trop de déclarations définitives. Le linge sale avait été déballé il y a plusieurs semaines, cette affaire Bygmalion, des fausses factures pour couvrir la fraude aux règles de financement électoral par Nicolas Sarkozy en 2012. Copé éjecté, il fallait trouver une solution. Ce fut chose faite mardi. Le jour du choix, Balladur est "exceptionnellement" présent, en "caution morale" de l'UMP, on croit rêver. Ces gens sont prêts à tout, et même au plus drôlement ridicule. Est-ce la fin de l'UMP ? 

On progresse d'ailleurs dans le Karachigate, mais sans Sarko ni Balladur. Les sous-fifres ont été renvoyés en correctionnelle.

Le sarkozyste/copéiste Luc Chatel hérite du secrétariat général, "à l'insu de son plein gré", sous la coupe d'un triumvirat Juppé/Raffarin/Fillon. Luc Chatel est le Harlem Désir de l'UMP. Quelle refondation ! "L'UMP n'a pas eu besoin de Nicolas Sarkozy pour trouver une solution" s'exclame Xavier Bertrand.

Alain Juppé, justement, explique mardi soir à la télévision combien les primaires seront essentielles pour décourager Sarkozy choisir le meilleur candidat de la droite pour 2017. Fillon en ajoute une couche sur Europe 1: "Il y a des dizaines de millions d'euros qui ont été détournés."

Rappelez- vous de cette phrase, longtemps.
"Est-ce que le général de Gaulle est présent actuellement sur la scène politique? Si vous en trouvez, dites-le moi, à ce moment-là on ne fera pas de primaire" Alain Juppé, 11 juin 2014.
Nicolas Sarkozy est un épouvantail, même à droite. Même si quelques sondeurs sortent d'improbables enquêtes d'opinions sur le "coeur militant" rétréci de l'UMP pour "prouver" au contraire qu'il y a une "attente" pour un de Gaulle de remplacement, la tendance est mauvaise.

A l'UDI voisine, on se prépare aussi à des primaires. Pire, l'élection du nouveau président du Parti, depuis l'abandon de Jean-Louis Borloo, est déjà entachée d'un soupçon de fraude. Les supporteurs de Rama Yade, l'ex-égérie sarkozyste de la grande époque 2006-2008, s'inquiètent d'un afflux soudain de nouvelles adhésions de militants juste avant le vote interne...

Manuel Valls fait un discours, hommage aux victimes d'Oradour-sur-Glane. Il devait avoir son moment, après la célébration réussie du 70ème anniversaire du Débarquement de Normandie le vendredi précédent. Il est toujours important que le premier des ministres se saisisse de ces moments de souvenir essentiel.

Socialistes affligés, vraiment.
Manuel Valls fait dans l'hommage, mais l'hommage masque mal les soubresauts d'une Hollandie qui ne sait comment se renouveler.

L'initiative n'est pas anecdotique: l'ancien député européen Liêm Hoang Ngoc, exclu des listes européennes pour cause de dissidence interne, s'est activé pour lancer un mouvement d'opposition interne au sein du parti socialiste, avec le chercheur Philippe Marlière.
"Notre constat, c’est que si le cap actuel qui a été choisi par l’exécutif est maintenu jusqu’en 2017, il y a fort à parier que la gauche disparaitra au second tour de l’élection présidentielle."
La dénomination choisie est bien trouvée, les Socialistes Affligés, rien que cela. L'affliction est en effet largement répandue à gauche. On attend que l'actuel président se réveille du pied gauche. Des municipales aux européennes, sans parler des sondages, Hollande et son action ne mobilisent plus. C'est même plutôt l'inverse.

Du côté de la Vrauche, on ne cherche pas encore à tendre des mains, ni à saisir les mains tendues. Ces dernières sont pourtant plus fréquentes, plus insistantes. L'opposition de gauche, qu'elle soit frontale ou discrète, est fragile. Lenaïg Bredoux le résume pour Mediapart: "le président de la République a déporté sa politique vers le centre, voire vers la droite, libérant chaque jour un espace plus grand au reste de la gauche. Sur le papier du moins. Car dans les faits, et dans les urnes, les autres gauches patinent, avec un faible score aux européennes et un mouvement social atone, laissant le champ libre au Front national."

Le problème n'est pas l'affliction, mais le découragement. La droite horripile, cette gauche déçoit.

Mercredi, Michel Sapin et son secrétaire au budget Christian Eckert présentent le projet de loi de finances rectificative pour 2014 au Conseil des ministres. Il y a  41 milliards pour réduire les cotisations sociales, mais rien pour la transition écologique. Les deux élus écologiques Cécile Duflot et Pascal Canfin avaient bien fait de quitter l'équipe gouvernementale. Le projet de loi de transition énergétique, "la" grande promesse écolo du quinquennat Hollande, est (encore) reportée, à 2015. Ségolène Royal tente encore de convaincre Valls de présenter, a minima, son projet au Conseil des ministres du 18 juin prochain.

Voilà où nous en sommes.

Frondeurs, ou fâchés ?

Les socialistes frondeurs sont une centaine à l'Assemblée. Ils aimeraient croire à un nouveau budget, plus en faveur du pouvoir d'achat de cette France qui souffre ou se lève tôt. Leur idée, exposée, en tribune et conclave, est de réduire  baisses d'impôts et de charges des entreprises de 41 milliards à 22,5 milliards, pour rebasculer la différence au profit des classes populaires.

Manuel Valls en rencontre quelques-uns à l'Assemblée. Il écoute, mais ne change rien. Devant des journalistes, Michel Sapin enfonce le clou: "le dialogue est ouvert avec l'ensemble du groupe socialiste, moi je ne discute pas avec telle ou telle partie du groupe socialiste".

Les nouvelles économiques sont-elles si mirifiques qu'on puisse ignorer les critiques ? 

Non.

Un Haut Conseil administratif s'inquiète pour l'objectif de croissance - un ridicule 1% cette année. On est dans l'erreur statistique. Il fallait ensuite écouter Michel Sapin, ne pas rire ni pleurer: "la prévision de 1 % peut parfaitement être atteinte grâce à (…) deux moteurs qui s’allument".

Gouvernement "cressonisé"
Dans les gares, les cheminots sont en grève. En cause, le non-rapprochement de Réseaux Ferrés de France et de la SNCF, l'endettement de RFR et le statut des salariés. La structure publique qui gère le réseau est surendettée. De jour en jour, la grève se reconduit. Vendredi, Hollande demande son "arrêt". On stresse à l'Elysée.

La fragilité du gouvernement est saisissante. Manuel Valls ressemble à Edith Cresson, éphémère premier ministre de la Mitterrandie finissante en 1991-1992. Il ne subit pas les mêmes insultes machistes que sa prédécesseuse, mais le même épuisement accéléré et sans doute définitif de son dispositif gouvernemental.

Dix semaines après le remaniement, les ministres semblent déjà acculés, essorés, effrayés. Prenez la Culture. La grande loi de "l'Acte II de l'Exception Culturelle" d'Aurélie Filippetti est ... repoussée à 2015. La ministre de la Culture est aussi sans voix devant les grèves d'intermittents du spectacle qui protestent contre leur nouveau régime d'assurance chômage.

Du côté du Logement, sa collègue Sylvie Pinel, est critiquée de toutes parts. En cause, son inexistence politique à un moment où la construction de logements est en berne. L'objectif de 500.000 constructions annuels ne sera pas atteint cette année. On est descendu à moins de 350.000 mises en chantier en avril. La droite attaque. Elle a raison, elle n'a plus que cela. Et le gouvernement ne résiste pas. la ministre ne dit rien. On murmure même qu'il faudrait démembrer la loi ALUR de Cécile Duflot qui n'a pourtant pas un an de mise en oeuvre . Les lobbies immobiliers s'agitent contre le trop plein de normes et l'encadrement des loyers. On aurait "effrayé" les propriétaires à force de vouloir protéger les locataires. D'autres fustigent la disparition des exonérations fiscales. Vendredi 13 juin, Valls confirme qu'il y aura des "modifications" à la loi Duflot pour "libérer les énergies".

A Bercy, Arnaud Montebourg agite ses bras, et ventile tant qu'il peut. Bouygues Télécom annonce un plan social, après son échec à racheter SFR. Montebourg crie, clame et proteste: il "n'accepte pas un secteur en croissance où il y a des destructions d'emplois". Siemens revient à la charge, avec le japonais Mitsubishi, pour la reprise de la branche énergie d'Alstom, le ministre applaudit, alors que l'Elysée plaide pour la neutralité

Hollande nomme
Il se ménage. Après une séquence agitée sur la réforme territoriale (il y a 15 jours), puis cérémonieuse avec une vingtaine de chefs d'Etat sur les plages de Normandie (il y a 8 jours), François Hollande s'est replié au Palais. Son agenda est vide ou protocolaire. Il lâche un mot sur les grévistes de la SNCF, qu'il voudrait calmer; il rencontre Pierre Gattaz, le patron du MEDEF, mais rien ne filtre. Il passe deux jours en Andorre. Dimanche, il sera devant la télé, avec des médaillés olympiques, à l'Elysée, pour voir le premier match de l'équipe de France dans cette Coupe du Monde au Brésil qui a débuté jeudi.

Hollande se ménage, et fait le ménage. Mardi, l'Elysée confirme le départ de 3 conseillers de la présidence. Est-ce l'épuisement ou le renouvellement ? Thierry Rey cède sa place à Nathalie Ianetta. Sur les réseaux sociaux, certains jouent aux raclures à coup de commentaires salaces. La Sarkofrance donne toujours autant la nausée.

Le plus surprenant est le remplacement du jeune ex-banquier Emmanuel Macron par ... une directrice de la stratégie d'une grande banque anglo-saxonne. Laurence Boone, c'est son nom, s'est fait connaître par quelques écrits néo-libéraux, rédigés sous le contrat de son ancien employeur.

Jacques Toubon est nommé Défenseur des Droits en remplacement de Dominique Baudis, récemment décédé. Cette nomination n'a qu'une logique, promouvoir un opposant, ancien ténor du RPR, pour s'évacuer les soupçons de désignations complaisantes. Pourtant, c'est encore une bêtise, une belle erreur de casting.

Toubon ? ... tout faux.


Le show Le Pen
Marine Le Pen se frotte les mains. Cette décomposition naturelle des autres formations politiques joue en sa faveur. Elle se paye même le luxe d'une mise en scène familiale qui piège avec une facilité déconcertante nos médiacrates. Dimanche, le vieux Le Pen dérape une nouvelle  fois contre les Juifs. Chez Le Pen, le dérapage est un mode de conduite.  Le paternel promet une "fournée" éliminatoire à Patrick Bruel et quelques autres; ça choque heureusement et largement. Et Marine Le Pen censure le blog de son père, surjoue l'indignation.

La fille trouve-t-elle le père trop antisémite ? Elle n'ose le dire. La galerie s'amuse ou s'extasie de cette normalisation réussie. Le Front national a de mauvaises racines, qui en doutait ? On voudrait nous faire croire que la tête est saine, si les pieds sont malades.

Ce mot de trop, le énième, de Jean-Marie Le Pen le weekend dernier, a permis donc à la fille d'exprimer haut et fort combien ces dérapages antisémites n'étaient pas sa "cam". La normalisation du Front National se fait aussi par ses expansions familiales en public.

"Nous sommes face à deux phénomènes parallèles de décomposition, à droite et à gauche." Patrick Devedjian, 12 juin 2014




Crédit illustration: DoZone Parody

15 commentaires:

  1. Beau billet ! J'ai la flemme d'en faire un en réponse mais la décomposition de la classe politique est tellement forte qu'à force d'observer les événements un par un, on ne prend plus de recul sur la globalité.

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    1. je fait + 10000 a ta remarque Nicolas. Et quand on prend du recul , on pousse un cri d'effroi "quelle bande de cons" , je viens de tomber sur un PDF de la commission Européenne avec des datas, pour faire un billet à courbe sur la R&D (sujet essentiel et donc global) , et boum ça redis ce que j'ai dit y'a 3 ans. Bref, on se répète . L'autre soir j'ai fait un petit apéro avec des gens de gauche qui sont déçus de tout ça et sont presque découragés. On en est là ou presque.

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  2. La décomposition est telle qu'on a même la flemme de faire de beaux commentaires, moi je suis pas concerné, cela va de soi...

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    1. J'te comprends pas, il y a pourtant de beaux sujets : Hollande et la SNCF, Hollande et l'équipe de France de foot, Hollande et le monde de la finance ... D'un aut' côté, il faut bien reconnaître que le capitaine de pédalo élyséen est plus du genre à inspirer Closer qu'un écrivain de la trempe à Victor Hugo, mais y semblerait que c'est pas de sa faute. C'est à cause des malfaisants de la droite, des Français, qui sont rien que des populistes conservateurs, des difficultés de l'environnement international, qui ferait tout pour nous empêcher not' bon président d'annoncer la croissance. Même sa copine Angela, devant laquelle il file droit, elle l'aide pas. Vu la misère actuelle, j'me demande si Dieu, il existe vraiment.

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    2. je passe mes journées en jupe à chanter du Yannick Noah et suis pour le mariages des banquiers homosexuels, vivement la droite !

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    3. Quel pervers ! Associer notre tennisman humaniste à des financiers invertis en portant la jupe de Valaud Belkacem et en souhaitant le retour de la droite, il faut être socialiste pour avoir de telles idées. Rassure-moi, t'as pas viré socialiste, non ?

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    4. Non mais mes amis du Tea Party commencent a me regarder d'un drole d' oeil.

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  3. " La droite horripile, cette gauche déçoit." Pourquoi ? La question tourne en boucle sans que jamais ICI ou là, le blogueur ne propose le moindre élément de réponse.
    Je t'en offre au moins deux : 1. ces politicards prouvent quotidiennement qu'ils promeuvent leurs propres intérêts y compris par des voies illégales, 2. et c'est le plus important, ils ne portent aucune vraie alternative, aucune remise en cause de l'establishment, au mieux du bricolage. Or, prétendre réformer le système de l'intérieur en conservant les mêmes règles, en appeler à une VIème République en maintenant les camisoles budgétaire et juridique de l'UE n'a aucune chance d'aboutir. Même les imbéciles et les naïfs ont compris qu'il n'existe aucun parti politique français à gauche digne de ce nom, ce qui explique les résultats calamiteux du FdG. En résumé, il n'y a aucune "offre" politique en France, qui ose même envisager de barrer la route à l'ultralibéralisme et à l'explosion des inégalités.
    Si rien ne change dans notre paysage politique, tu vas pouvoir continuer à poser les mauvaises questions, à dénoncer les scandales politico-financiers, à te lamenter en faisant passer un guignol réactionnaire et amoral pour un chef d'Etat et son parti pour autre chose qu'une réunion de notables défendant leurs propres intérêts.

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  4. A propos de la défense de l'industrie et de l'emploi français : "Un dîner organisé le dimanche 23 février 2014 à l’Élysée, regroupait les dirigeants des grands groupes internationaux, au premier rang desquels figuraient ceux de General Electric et de Siemens qui, 2 mois plus tard, ont semble-t-il, répondu aux prières de François Hollande." (marianne.net). Merci qui ?

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  5. Du côté de la Vrauche, on ne cherche pas encore à tendre des mains, ni à saisir les mains tendues. vu qu'ils ont pris un coup sur la tête (6,5%), ça peut faire mal. Ils vont commencer à réfléchir on verra la suite, mais je ne suis pas optimiste : les égos de certains sont tellement stratosphériques que ça va coincer. Et le problème c'est Hollande, dans cette saloperie de 5e République , c'est lui qui doit changer.

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    1. je souscris à ton dernier constat....

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    2. Le problème de l'autre gauche, ses échecs à répétition ne viennent pas des institutions de la Vème République, mais de ses choix politiques et de la posture de ses dirigeants. Si le FdG veut faire de gros scores électoraux ou tout du moins progresser, il lui faut se positionner et prendre de vraies initiatives, claires, sur des questions de fond : sortie de l'euro, taxation sérieuse des transactions financières, protections douanières ciblées, retour à la souveraineté budgétaire ... et ne pas faire le grand écart permanent en étant tantôt alliés, tantôt critiques envers le PS. Les seules propositions de Mélenchon, que les citoyens ont à l'esprit, sont la mise en place d'une VIème République et la volonté de changer l'UE de l'intérieur. Autrement dit, rien de concret pour mobiliser les électeurs en dehors de provocations verbales ridicules. Au FdG de savoir s'il veut être dirigé par un chansonnier ou un par un leader, qui veut gagner les élections ?

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  6. Qu'elle est dure, la prise de conscience , en France, qu'une politique sociale-démocrate ( capitalisme pour créer des richesses, fiscalité élevée pour les redistribuer sous forme d' Etat-Providence) est devenue impossible avec la mondialisation...Il y a pourtant près de 30 ans que les pays scandinaves, inventeurs de la social-démocratie, en ont tiré les conséquences.

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    1. C'est en tout cas ce que vous pensez et ce que d'autres ont dénommé This Is No Alternative, non ? Pour la compétitivité vue par les socialistes, il suffit de changer le sens d'une seule lettre dans SMIC en faisant passer le M de minimum à Maximum. Ca devrait leur plaire, aux socialistes et aux technocrates, eux qui aiment tant les plans com' modernes et les projets avec en grand 1 : comment relancer la croissance ? petit 1 : baisser les revenus, petit 2 : alléger les charges des entreprises, petit 3 : baisser les impôts des entreprises et des ménages les plus imposées, petit 4 : encourager l'investissement des entreprises... etc ... etc. C'est pourtant pas difficile de changer les choses même avec des populations arriérées et conservatrices, qui ne comprennent pas la différence entre un effort et un sacrifice. Comme disent en général les ministres et leurs conseillers, il y vraiment un problème de pédagogie là, dis donc.

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