28 août 2014

Le programme des brutes de Sarkozy, Fillon et Valls.

Ce sont des compères, l'un collaborateur de l'autre, tous les deux embarqués dans l'échec d'un quinquennat. François Fillon a tenu un meeting surréaliste dans la Sarthe ce 28 août 2014. Le programme, désormais connu, est plus ultra-libéral que toutes les références contemporaines: "fin des 35 heures, refonte du code du travail, forte baisse du coût du travail compensée par une hausse de la TVA, réduction de 20% des effectifs de la fonction publique", la liste est longue. La thérapie de choc est son programme.

Fillon défend aussi que sa candidature est plus utile que celle d'un Sarkozy qui fédèrera trop rapidement une gauche contre lui par réflexe post-2012: "La victoire de François Hollande s'est construite autour d'un refus viscéral qui s'est étendu comme une traînée de poudre dans une large partie de l'électorat: je veux parler de l'antisarkozysme".

"La droite sait très bien ce qu'elle ferait au gouvernement" a déclaré Valérie Pécresse ce mercredi.Fillon, pour sa rentrée dans la Sarthe, accueillait un candidat à la présidence de l'UMP, Bruno le Maire.Fillon lui-même veut rester au-dessus de cette mêlée.

Sarkozy n'a plus qu'un mois pour se déclarer. Il consulte. Les candidatures pour la tête de l'uMP sont attendues avant le 30 septembre.

Fillon et quelques autres ne lui laissent aucun espace. Sur son estrade, devant un mauvais micro, Fillon rappelle les déboires judiciaires de Sarkozy: "être de droite, c'est être droit, respecter la loi, estimer que l'éthique a un sens".

Le chômage déboule comme chaque 28 du mois dans une actualité encombrée par "l'acte d'autorité" - l'expression est de lui - du taurillon de Matignon. Les chiffres sont mauvais.

Valls n'en a cure. Il est à l'université d'été du Medef: "Moi j’aime l’entreprise !" Standing ovation et applaudissements jusque dans les coulisses, Valls fait carton plein là, à Jouy-en-Josas, devant des patrons qui n'en demandaient pas tant.

Son discours est surréaliste, lunaire, hors sol. Le même Valls déclarait la veille que "le problème est venu de la gauche elle-même". Ce mercredi, Valls honorait sa promesse de parler devant un parterre de membres du Medef. Il frappa fort et détestable. Sa démarche était détestable car quand avons-nous entendu le même Valls participer à un forum syndical ou au congrès d'Emmaüs ?
"Il faut savoir quitter la scène quand on ne sait pas jouer plus longtemps la comédie. " Arnaud Montebourg, 27 août 2014.
L'hémisphère droit du président, Emmanuel Macron,  était pourtant la star du jour, ce premier jour du gouvernement Valls 2, premier conseil des ministres aidant.


7 commentaires:

  1. Juan écrit : "François Fillon a tenu un meeting surréaliste dans la Sarthe ce 28 août 2014. Le programme, désormais connu, est plus ultra-libéral que toutes les références contemporaines: "fin des 35 heures..."

    La droite en a rêvé, Emmanuel Macron va le faire.

    Emmanuel Macron, le nouveau ministre de l'Economie, veut autoriser les entreprises à déroger aux 35 heures.

    http://www.challenges.fr/economie/20140828.CHA7054/emmanuel-macron-le-nouveau-ministre-de-l-economie-veut-autoriser-les-derogations-aux-35-heures.html

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  2. Il faut voir le bon côté des choses avec ce nouveau gouvernement en particulier un banquier d'affaire à l'Economie [un spécialiste, quoi], c'est qu'il y a le MEDEF et Jegoun qui sont contents !

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  3. Gattaz s'est engagé à ce que les patrons
    limitent leurs rémunérations,
    suppriment les stocks options
    et réduisent drastiquement les dividendes versés aux actionnaires.
    Il assure que la spéculation sera pourchassée et que la priorité sera la modernisation et l'embauche hexagonale.


    Valls lui a roulé une pelle !
    Gattaz rentré au Medef a recraché ensuite la langue dans les chiottes

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  4. Faudrait quand meme que quelqu'un de devoue pour dire a Nicolas (Sarkozy) que le nouveau modele de tete a claques (Valls) est bien plus performant au niveau de la saloperie que ne l'etait le modele de 2007, c'est a dire lui-meme !
    Pour 2017 le modele est pas encore regle, ils lui rajoutent de la bave aux levres.

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  5. Si ils pouvient aussi lui rajouter des cornes sur la tete et les yeux rouges...
    la salsa du demon, salsa du demon, la teuf koi !

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  6. Ils vont finir par faire peur aux enfants avec leur gouvernement...

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  7. Malheureusement nous sombrons chaque jour davantage dans le marasme organisé par les pseudos socialistes qui détruisent notre modèle social, encore mieux que l'UMP.

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