11 septembre 2014

Quand le gouvernement Valls 1 cherchait le social.

Les informations ont été effacées par une autre affaire, le changement de gouvernement. Valls 2 effaçait Valls 2, et s'en suivait une semaine de gauche "décomplexée d'être à droite". Emmanuel Macron et son offensive contre les 35 heures, Manuel Valls et son ode à l'entreprise devant les adhérents du MEDEF, etc.


Au 1er septembre, une date d'indexation comme ce 1er juillet, ou ce 1er janvier, l'ancienne équipe gouvernementale avait compilé les bonnes nouvelles sur le front social.

La liste était courte, très courte.


1. "Revalorisation exceptionnelle du RSA"...  2%...
Cette revalorisation "exceptionnelle" a été décidée en ... janvier 2013. Les communicants osent écrire la vérité, triste et ridicule: " cette hausse est la seconde étape de la revalorisation exceptionnelle du RSA de 10 % sur 5 ans, en plus de l’inflation : elle permettra d’améliorer le pouvoir d’achat des foyers modestes, en augmentant directement, d’au moins 10 euros par mois, les ressources de plus de 2 millions de foyers qui bénéficient du RSA." Pour le coup, le RSA pour une personne seule et sans ressources passe le cap symbolique des 500 euros mensuels  ainsi de 499,31 à 509,30 euros par mois, de 748,97 euros à 763,95 euros pour un couple sans enfant et de 1 048,55 euros à 1 069,53 euros pour un couple avec deux enfants.

2. "Relance de l'éco-prêt à taux zéro", est-ce un clin d'oeil à Cécile Duflot, histoire de rappeler que sa loi ALUR sur le logement n'est pas entièrement détricotée ? L'objectif est presque ambitieux - 100 000 prêts par an- Les modalités encore complexes.

3. "Renforcement du crédit d'impôt développement durable"
Ségolène Royal veut assuré que son plan de rénovation énergétique du logement est "entré en œuvre concrètement ce 1er septembre". C'est vrai, il y a une nouveauté: ce crédit d’impôt est renforcé à hauteur de 30 % du coût des travaux, "jusqu’à 16 000 euros de travaux pour un couple, et dès la première opération" ; il est aussi étendu "aux compteurs individuels de chauffage et d’eau chaude". La révolution énergétique s'arrête-t-elle à nos compteurs d'eau ? Ségolène Royal promet aussi d'augmenter les moyens d’engagement financier de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) pour le Programme "Habiter Mieux".

C'était tout.  C'était "avant" le gouvernement Valls 2. A l'époque, il y avait "encore" Montebourg qui pensait "combattre de l'intérieur".


Cette liste est courte, aussi courte que les annonces officielles du gouvernement. Nous étions le 1er septembre 2014, et nous cherchions quelques gestes concrets. 

Le 8 septembre, le Monde titrait sur ces millions de foyers fiscaux qui peinaient à payer leur impôt sur le revenu.

Et ce 11 septembre, voici que le spectre d'une hausse de la TVA pour tenir les engagements de redressement budgétaire en France refait surface...

Sans commentaire.


2 commentaires:

  1. « Sans commentaire (Juan). » Pas d’accord, camarade, moi j’ai un commentaire à faire, qui tient en quelques mots : mettons dehors ces traîtres, idéologues incompétents, juste capables de nous mener à la ruine collective, commentaire qui vaut pour la période 2005 à 2014. UMP et PS, même nullité crasse et même mépris des Français.

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  2. Nicolas Sarkozy : les coulisses de son retour.

    Selon nos informations, une fois investi au congrès du 29 novembre – Nicolas Sarkozy répète en privé qu'il fera « minimum 80 % » –, il annoncera un grand congrès refondateur de la droite pour l'année 2015, avec consultation des adhérents, pour fusionner l'UMP et l'UDI sous un nouveau nom. L'idée : constituer une fédération allant du centre à l'aile droite de l'UMP, pour éviter une dispersion des candidatures en 2017 face à un FN menaçant.

    http://www.leparisien.fr/politique/nicolas-sarkozy-les-coulisses-de-son-retour-12-09-2014-4128477.php

    Nicolas Sarkozy aurait évoqué ce projet devant Jean-Louis Borloo, l'ex-président du parti centriste, qu'il a reçu dans ses bureaux de la rue de Miromesnil. Selon Le Parisien, Nicolas Sarkozy en aurait également touché un mot à Hervé Morin. Ce que dément formellement le centriste, qui assure n'avoir pas eu de rendez-vous avec l'ancien chez de l'État depuis 2012. Pour lui, la fusion est « tout simplement inenvisageable ».

    Engagés en pleine course pour la présidence du parti, les candidats insistent tous sur l'indépendance du parti. «Il n'y a pas d'hommes providentiels, pas plus à l'UDI qu'à l'UMP ou au MoDem», expliquait au début de l'été Yves Jégo. Le centriste a d'ailleurs réagi ce vendredi matin aux informations du Parisien :

    « Non l'UDI n'est pas a vendre ! Avec Chantal Jouanno nous garantirons l'indépendance de l'UDI.»

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