9 octobre 2014

Hollande-Sarkozy: pourquoi le match-retour sera pénible

On nous promet un match-retour qui n'aura sans doute pas lieu. Sarkozy, acculé par une avalanche d'affaires et de fortes résistances internes, contre Hollande, écrasé au fond de l'impasse neo-libérale dans laquelle il s'est engouffrée. Nous n'avons pas envie de commenter ce match.


François Hollande souffre.
François Hollande bataille avec son budget 2015. La presse conservatrice s'inquiète avec délectation, d'un éventuel refus de la Commission de Bruxelles, dans quelques jours, quand ce budget sera officiellement présenté.

François Hollande souffre.

Cela se voit.



"On ne fait pas des réformes pour faire des réformes, on fait des réformes utiles pour l'emploi." Hollande justifie toujours sa politique des mêmes arguments, inopérants sans résultats pourtant.

Hollande a eu chaud. Le PRG a heureusement voté "à l'unanimité" de son bureau politique, le soutien à la majorité hollandaise, "pour un pacte gouvernemental".

Hollande l'a échappé bel...

Arnaud Montebourg ne sait pas s'il votera Hollande en 2017. Il s'imagine un destin particulier dans cette élection. Mais nul n'a compris pour l'heure comment il le construit.


Nicolas

Mardi, Hollande visitait le Musée de l'évolution. Il trébuche sur toutes les questions qu'on lui pose. Le Petit Journal de Canal+ s'en amuse.

Hollande avait une satisfaction, pourtant, passée inaperçue. Son budget élyséen est sacrément bien maîtrisé. Ses déplacements coûtent trois fois moins chers que ceux de Nicolas Sarkozy quand ce dernier était président.

Qui se souvient du cirque des déplacements de Sarkozy ?



Nicolas Sarkozy souffre
Sarkozy était assis au milieu d'une estrade de banlieue parisienne. Un curieux fauteuil, du public derrière lui, Valérie Pécresse en sourire élargie à sa droite, Gérard Larcher, le sénateur élu a la présidence du Sénat à sa gauche. Et lui, au centre, les deux jambes tremblantes de nervosité, le dos courbé sur le micro, ses expressions faussement "populaires"à la grammaire farfelue ... le Sarkozy d'avant est revenu, pour notre plus grand désarroi collectif.

"Non seulement j'ai envie, mais j'ai pas le choix"

Nicolas Sarkozy souffre, en public.

Cela se voit.

Il économise, il se sait scruté. La justice n'a pas fini de comprendre comment il a pu dépenser, sans être au courant, plus du double du plafond légal des dépenses de campagne présidentielle autorisé en 2012.

On vient d'apprendre, lundi, qu'une autre enquête a été ouverte, avec l'habituelle discrétion de la justice, sur la vente de 45 hélicoptères au Kazakhstan, cette autocratie dont le monarque local était soigné à chaque visite en France par Claude Guéant en Sarkofrance, pour 2 milliards d'euros.

Les videos de ces meetings semi-amateurs sur sa chaîne YouTube, renommée spécialement pour sa campagne interne à la présidence de l'UMP, n'attirent  toujours que quelques centaines d'ultra-fans.



Deux jours après,  Sarkozy est à Toulouse, pour un meeting que l'on annonçait "plus présidentiel que jamais". En gros, cela veut dire que le rassemblement avait coûté un peu plus que les 10.000 euros habituels.

De ce rendez-vous, on retiendra que Sarkozy a PROMIS de supprimer la carte territoriale que Hollande tente de faire voter. Il avait pourtant presque l'exact même projet pour "simplifier" les couches administratives locales... Allez comprendre...


Hollande contre Sarkozy ?

Nous n'avons pas envie de commenter ce match.

 

 

 

 

4 commentaires:

  1. C’est un match nul à tout point de vue. Il faut absolument leur mettre un carton rouge. Mais où est l’arbitre ?

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  2. A propos du traité transatlantique (TAFTA) :

    Comment a démarré le projet de Grand Marché Transatlantique ? Une véritable initiative populaire, comme le sous-entend Barroso, qui déclarait avec son hypocrisie habituelle: « L’Europe ne peut plus se permettre d’être technocratique, bureaucratique ou même diplomatique. L’Europe doit être toujours plus démocratique » ?
    « Alors, qui se cache derrière « l’Europe et les Etats-Unis » ? Une volonté populaire, comme le souhaite (soit disant) Barroso ? Pas vraiment : en mai 2013, neuf lobbies représentant les plus grosses firmes des deux continents – ces neuf lobbies se sont unis en une seule « Alliance marchande pour un partenariat de commerce et d’investissement transatlantique » …. plus 60 députés européens … qui ne sont pas choisis au hasard : ils président bon nombre de commissions, du Budget, des Affaires étrangères, des Affaires économiques et monétaires, du Marché intérieur, et bien sûr, la commission du Commerce international » (extraits de fakir).

    Certes, cette affaire est beaucoup moins importante que les états d’âme ou que les problèmes d’ego des marionnettes, qui nous gouvernent, mais elle aura au moins autant d’effets que leur incompétence, non ?

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  3. Ces deux oiseaux de malheur sont désespérants de duplicité et de mensonges envers les citoyens, par contre très clairs pour les lobbies et autre tenants de la finance. Que faisons nous ?

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  4. Drôle de match !

    Hollande comme Sarkozy parient que leur concurrent du deuxième tour sera l'amère Le Pen. Et que du coup, il seront élus dans un fauteuil. En oubliant qu'il faudrait d'abord figurer au deuxième tour. Ce qui n'est pas garanti sur facture, ni pour l'un ni pour l'autre.

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