20 décembre 2014

398ème semaine politique: Hollande ré-invite l'immigration dans le débat politique

 

François Hollande a prononcé lundi un discours mémorable sur l'immigration, mais il conserve, forcément, son premier ministre immémorable. 

De la réforme des ZEP à la loi Macron, Hollande fait mine d'être cohérent. Il désespère.


Tous immigrés
Hollande s'imagine plus sécurisé avec Manuel Valls à Matignon, qu'en dehors. Son premier collaborateur a quand même une cote de popularité du double supérieure à la sienne. Et une méchante rumeur prête à Valls l'intention de quitter le paquebot hollandais avant l'iceberg de 2017 et de concourir seul vers l'élection suprême.

Parler d'immigration avec générosité et lucidité peut-être un tournant de ce quinquennat. Hollande n'a pourtant rappelé que quelques évidences, mais, a-t-il pris soin de préciser, "la mémoire d’une nation est capricieuse". L’immigration, expliqua-t-il, est "le produit de nos propres nécessités pour répondre aux besoins de notre pays." Hollande a enfoncé les arguments, rappelé des faits.
"La présence de personnes étrangères a toujours suscité à toutes les époques de l’inquiétude, de la peur, de l’appréhension, surtout quand aux différences de langue, de culture, s’ajoutent des différences de couleur et de religion. (...) L’exploitation des questions migratoires jusqu’à la tragédie, n’est (...) en rien une nouveauté et c’est ce que montre la recherche historique."
On a regretté que Manuel Valls ne fut pas présent. Depuis son entrée dans le dispositif hollandais, au ministère de l'intérieur (2012-1014) puis à Matignon (depuis avril), Valls n'a rien fait pour pacifier le débat politique sur l'immigration. Pire, les rares mesures de réformes qui tranchait avec la politique sarkozyste - encouragement des naturalisations, suppression de la circulaire Guéant, carte de séjour pluriannuelle et du « passeport talent »,  - ont rapidement été effacées par l'inertie vallsienne. "Les renoncements sont intervenus dès le départ" a confié un député socialiste, prudemment anonyme, le lendemain du discours de Hollande.

 "On estime que les immigrés auront construit l’équivalent d’un logement sur deux, d’une machine sur sep, de 90% des autoroutes du pays." Hollande inaugurait la Cité de l’immigration, pourtant ouverte il y a 7 ans, boudée depuis par Nicolas Sarkozy.

Si le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy le 30 juillet 2010 fut une accélération vers l'extrême droite et l'outrance xénophobe, le discours de Hollande quelques jours avant Noël ressemblait à un tournant inverse. Certes, un discours n'est pas une politique, ce ne sont que des mots. Mais l'on sait combien l'esprit républicain a été affecté, affaibli, dégradé par les multiples outrances verbales d'une décennie Sarko-Le Pen.

Il faut prendre acte des mots.

Mais après ? 

Justement, à Paris, la mairesse Anne Hidalgo demande au ministre de l'Intérieur de régulariser quelque cinq cents sans-papiers en "zone grise" administrative  - illégaux mais non expulsables.

Jean-Luc Mélenchon ressort une interview récente d'Eric Zemmour, polémiste de droite, à un journal italien. On y lit avec stupeur que Zemmour accepte la possibilité de "déporter cinq millions de Français musulmans". Cette outrance est de trop. L'éditorialiste conserve son job matinal à RTL, mais perd celui de débatteur sur iTélé.

La gauche égarée
Mardi, la ministre de l'Education nationale est sur le plateau de TF1. Najat Vallaud-Belkacem défend sa dernière réforme. Les ZEP, créées en 1982, sont remplacées par un millier de Réseaux d'Education Prioritaire. L'allocation des moyens et des emplois dans ces établissements, et, plus largement, la distribution des postes, académie par académie, pour l’année scolaire 2015-2016 sont revues pour plus de souplesse et d'ajustement aux réalités de terrain.

Sur Mediapart, Pierre Joxe, ancien ministre de Mitterrand, se déclare "éberlué". Il y a de quoi. L'actuel gouvernement socialiste défend la loi du jeune Macron. Ce dernier termine ses 100 jours à Bercy. 

La loi Macron agace et énerve toujours autant. C'est une misère, une salade niçoise, un fourre-tout, presque un débarras. Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail et membre du bureau politique du parti socialiste, exhume un article du texte qui facilite encore davantage les licenciements collectifs: la loi Macron va permettre aux entreprises de mieux choisir les critères de licenciements, simplifie les consultations dans les petites entreprises, allège les recherches de reclassement. Et surtout, autorise le licenciement sans retour et ni indemnités des salariés en cas d'annulation de l'homologation du plan social par le tribunal administratif.

D'autres s'inquiètent toujours de la libéralisation partielle du travail le dimanche. Loin de réfléchir aux dégâts sociaux ou familiaux d'un assouplissement supplémentaire du travail, la gauche gouvernementale multiplie les contorsions verbales pour justifier sa "modernité" bourgeoise.

Hollande, vendredi, en rajoute et reprend à son compte les exacts propos de l'ancien monarque: "Si on travaille un peu plus le dimanche pour certains, ceux qui le veulent, dans les zones touristiques par exemple, ça prend des droits à qui?" Fallait rappeler la formule fameuse du "renard libre dans un poulailler libre" ?

Cent-quarante députés socialistes ont écrit à l'équipe Valls. Ils pouvaient être énervés. Le ministre des finances poursuit le travail de sape de la fameuse taxe sur les transactions financières tant attendue. La France de Hollande s'est arrêtée à la réintroduction d'une micro-taxe en août 2012. Depuis, ça patine, ça coince, ça grince. A Bercy, Pierre Moscovici puis Michel Sapin ont tout fait pour ralentir.

Au premier janvier, le SMIC sera généreusement augmenté de 0,8%, soit 12 euros bruts par mois pour 2,5 millions de salariés français. On nous prédit 40 milliards d'euros de versement de dividendes pour les entreprises du CAC40, au titre de l'exercice 2014. Ce genre de parallèle suffira à enflammer le débat, et raccourcir les arguments.

Jeudi, Hollande souffle. Il a ouvert une "permanence" à l'Elysée pour recevoir les Français mécontents. Il invite à déjeuner une quinzaine de citoyens, accompagnés de leurs députés. Ce micro-show médiatique rappelle d'autres bêtises de communicants sarkozystes. Mais la démarche a au moins une vertu, confronter le Président à des vrais gens. L'INSEE confirme "la possibilité du retour de la croissance". En langage de prévisionniste, cela donnera "une petite accélération de la croissance au premier trimestre 2015". La France n'est pas techniquement en déflation, mais l'inflation ... est négative. Les gauchistes qui hurlaient à la hausse des prix à cause de la hausse de la TVA en janvier dernier se taisent: comment faire comprendre aux masses laborieuses que la vie est plus chère à cause de Hollande ... quand les prix baissent ?

L'an prochain, la croissance sera donc là, mais à un minuscule 1%. Hollande veut y voir les premiers signes qu'il fait bonne route. L'effondrement du prix du pétrole est aussi un formidable accélérateur. L'euro s'affaisse face au dollar, ce qui aide aux exportations. La France, l'an prochain, empruntera encore un montant record pour payer ses déficits, 187 milliards d'euros (nets des rachats de dette), soit 14 milliards de plus qu'en 2014.

A Bruxelles en fin de semaine, François Hollande se félicite du plan Juncker. L'ancien premier ministre du premier paradis fiscal européen, devenu président de la Commission européenne l'été dernier, a fait valider par les chefs d'Etat de l'UE son fameux plan d'investissement à 300 milliards d'euros.

La droite perdue
Le député UMP Hervé Mariton, candidat défait à la présidence de l'UMP, annonce qu'il votera la loi. Nicolas Sarkozy organise la "riposte". Il est tellement mal en point. A l'UMP, le scénario triomphant n'a pas eu lieu. C'est presque l'inverse. Cela fait bientôt 3 ans qu'ils attendent le redressement. Nicolas Sarkozy a du débarquer une jeune élue du Languedoc qu'il venait de nommer secrétaire nationale en charge de la formation professionnelle. Ses services avaient omis de vérifier l'essentiel. La jeune Fatima Allaoui venait d'adhérer à un sous-micro-parti affilié au Front national. Aussitôt virée, la voici qui replonge... au Front national.

Sarkozy s'est aussi engueulé avec Nadine Morano. Son ancienne meilleure fan supporte mal d'avoir été refusée de poste dans l'organigramme du nouvel UMP.
Morano: "Je n'en veux pas, de ce secrétariat!"
Sarkozy (hurlant): "Quoi, tu me dis non?"
Morano: "Tu vas te calmer un petit peu!"
Sarkozy rappelle sa vraie nature. Confronté à une fronde assez inédite de la part des déçus de sa nouvelle organisation à l'UMP, il a violemment taclé ses détracteurs. Morano a été renvoyée à sa mauvaise humeur. Dati à ses cotisations UMP impayées. Pour faire "jeune", Sarkozy a invité son millionième fan sur Facebook à le rencontrer physiquement. 

L'ancien monarque a entamé ses négociations électorales avec l'UDI désormais présidée par Jean-Christophe Lagarde. Ces tractations surprennent peu. Sarkozy n'a pas de scrupules à flatter les anti-mariage gay et les fans de la droite furibarde et tenter l'alliance avec les centristes de l'UDI.

Il faut avoir l'esprit souple.

Devant les policiers qui, l'ancienne directrice financière de l'UMP a mouillé toute l'équipe de campagne de l'UMP - Eric Cesari, Guillaume Lambert, Franck Louvrier, Jean-Michel Goudard. Comment comprendre que Sarkozy lui-même serait le neuneu de service, ignorant de tout, au courant de rien ? Elle a reconnu la triche, les comptes truqués que le grand public a découvert grâce à l'affaire Bygmalion. Dans les colonnes de Marianne, on démonte le mécanisme de fausse facturation du fameux meeting de Villepinte.

Le journal résume: "En 2012, Nicolas Sarkozy a triché" .



Ami(e) citoyen(ne), tiens bon.




16 commentaires:

  1. En remplaçant quelques mots au discours de cap’taine de pédalo, on peut s’apercevoir que le texte prend tout son sens :
    La présence d’incapables à la tête de l’Etat a toujours suscité à toutes les époques de l’inquiétude, de la peur, de l’appréhension… L’exploitation des questions migratoires par le pouvoir politique jusqu’à la tragédie, n’est en rien une nouveauté et c’est ce que montre la recherche historique.

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  3. http://www.gouvernement.fr/10-chiffres-qui-vont-vous-surprendre-sur-l-immigration-en-france?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre_20141219&xts=550493&xtor=EPR-91-%5binfolettre%5d-20141219-%5b10_chiffres_qui_vont_vous_surprendre_sur_limmigration_en_france%5d&xtdt=23651272%20-%20ancre

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  4. Jean-Luc Mélenchon ressort une interview récente d'Eric Zemmour, polémiste de droite, à un journal italien. On y lit avec stupeur que Zemmour accepte la possibilité de "déporter cinq millions de Français musulmans". Cette outrance est de trop. L'éditorialiste conserve son job matinal à RTL, mais perd celui de débatteur sur Itélé.

    JUAN......Zemmour n'a jamais déclaré qu'il fallait déporter 5 millions de Français musulmans.......

    Le journaliste italien a reconnu son erreur de transcription. Des voix s'élèvent de partout sur le net pour dénoncer ce mensonge.
    Jean-François Kahn....

    Etes-vous choqué par le fait qu'I-Télé se sépare d'Eric Zemmour suite à une polémique érronée lancée par Jean-Luc Mélenchon et relayée par le patron des députés PS et le ministre de l'Intérieur?

    Jean-François Kahn: ......

    Oui, je suis extrêmement choqué pour trois raisons.

    D'abord, à travers le succès inouï de son livre, on voit qu'une part importante de la population se reconnaît dans ce que dit Éric Zemmour. On peut le regretter, c'est parfois mon cas. Mais peut-on se réfugier dans le déni?

    Peut-on vraiment rayer de la sorte une sensibilité forte dans le pays? D'une certaine manière, le cas Zemmour rejoint celui du scrutin électoral. Peut-on vraiment se réjouir du fait qu'un parti qui obtient 19% des suffrages ne soit représenté que par deux députés à l'Assemblée nationale? Le cas Zemmour pose le problème du manque de pluralisme dans notre démocratie.

    Deuxièmement,

    le fait qu'i-Télé cède à une campagne de presse, qui confine au lynchage médiatique, me choque. Eric Zemmour ne dit rien de nouveau.

    Cela fait vingt ans qu'il tient le même discours. i-Télé l'a engagé en connaissance de cause, et peut-être d'ailleurs parce qu'il défendait ces idées. Pourquoi s'en séparer maintenant?

    A cause d'un «mot» qu'il n'a même pas prononcé.

    Je trouve le procédé qui consiste à utiliser un «mot» ou une «phrase», souvent sorti de son contexte, pour éliminer quelqu'un, détestable. Je le dis d'autant plus volontiers que j'ai été moi-même victime de cette méthode.(Méthode Juan)

    Enfin, il faut rappeler que Ça se dispute, est une émission de débat dans laquelle Eric Zemmour doit faire face à un contradicteur. Ce n'est pas comme s'il bénéficiait d'une tribune libre. Dans un débat, il est normal qu'il y ait deux sensibilités. On ne peut pas décider que l'une d'entre elle n'est pas propre et qu'il faut la virer.

    Ce qui me choque aujourd'hui à la télé, ce ne sont pas les débats où il y a un véritable affrontement idéologique, mais les débats où tout le monde est d'accord. Il y a aujourd'hui dans les médias une ligne modernisto-libérale dominante qu'Alain Minc qualifiait de «cercle de la raison». Cette ligne n'est pas forcément mauvaise, mais si elle continue d'être hégémonique, les conséquences peuvent être terrifiantes.

    Je vous salue Juan, bonnes fêtes de Noel........soignez votre sarkophobie

    .

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    1. "Zemmour n'a jamais déclaré qu'il fallait déporter 5 millions de Français musulmans.......

      Le journaliste italien a reconnu son erreur de transcription. Des voix s'élèvent de partout sur le net pour dénoncer ce mensonge."

      Foutaises, bla bla, enculage de mouche, coupage de cheveux en quatre… Le journaliste demande s'il faut mettre cinq millions de musulmans dans des avions, Zemmour ajoute "ou des bateaux", et manifestement l'idée ne lui déplaît pas.

      La manipulation, elle est plus dans la tentative de détourner de la réponse que dans la modification apportée à la question dans un but de concision : que l'on parle de mettre cinq millions de musulmans français dans des avions, et des bateaux, ou de déporter cinq millions de musulmans, c'est du pareil au même, kif kif bourricot. La focalisation sur le mot déporter, c'est juste de l'enfumage, comme on en a déjà connu il n'y a pas si longtemps sur l'usage du mot "rafle".

      Le mot "déporter" ne figurait pas dans la question, et Zemmour ne l'a pas prononcé, mais c'est pourtant bien de cela qu'il s'agit. Et, à l'évidence, l'idée d'un départ massif de nos compatriotes mahométans ne déplaît pas à notre rempart contre le communautarisme (pas celui des Français de souche, en tout cas), à notre valeureux défenseur de la laïcité, qui envisage avec complaisance un exil plus ou moins involontaire de certains Français pour motif religieux.

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    2. L'idée d'un départ massif de nos "compatriotes mahométans" (comme c'est mignon !) ne plaît pas seulement à Éric Zemmour, vous savez. À mon avis, elle ne doit même pas être très éloignée d'être majoritaire chez les Français. Pardon, je voulais dire : nos compatriotes non-mahométans.

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  5. JFK........suite

    En virant Zemmour, on ne fait que nourrir le ressentiment d'une partie de la population, qui, à juste titre, ne se sent plus représentée. C'est effectivement un formidable cadeau pour Marine Le Pen.

    Diriez-vous que Marine Le Pen peut dire merci à tous ceux qui préfèrent interdire que contredire?

    En virant Zemmour, on ne fait que nourrir le ressentiment d'une partie de la population, qui, à juste titre, ne se sent plus représentée.

    C'est effectivement un formidable cadeau pour Marine Le Pen.

    Cela légitime évidemment sa rhétorique antisystème. J'ajoute que c'est un formidable cadeau à Eric Zemmour lui-même qui aura beau jeu de se faire passer pour un martyr du politiquement correct.

    On peut être sûr qu'il va vendre 40 000 livres de plus et que cela va renforcer son statut de rebelle anti-establishment qu'il adore.

    Comprenez-vous que des associations demandent qu'un journaliste n'ait plus de tribune?

    Là aussi, on s'éloigne de plus en plus des principes fondamentaux de la démocratie. Qui nomme et qui élit les associations? Leur poids politique me paraît démesuré par rapport à leur représentativité. Suffit-il de réunir douze personnes et de faire des communiqués pour être légitime? Ces associations sont des imams laïcs, pas toujours laïcs d'ailleurs, qui lancent des fatwas.

    Si le Suicide français est le livre le plus réactionnaire écrit depuis longtemps, c'est aussi un brûlot antilibéral.

    N'y a-t-il pas, malgré tout, des limites à la liberté d'expression? Éric Zemmour les a-t-il franchies?

    Il y a des lois, notamment sur le racisme ou l'apologie du crime de guerre. Mais à partir du moment où vous représentez une forte sensibilité sans violer la loi, vous devez avoir la possibilité de vous exprimer.

    Peut-on encore débattre aujourd'hui?

    Tout d'abord, il faut rappeler que le livre de Zemmour est assez difficile à lire. Si on est occupé par ailleurs, cela demande une semaine. Or, le jour de sa sortie il y a eu des pages entières consacrées au Suicide français dans la presse de gauche.

    Il est évident que la plupart des journalistes n'avait lu que quelques extraits. On a donc assisté à la montée en puissance d'une polémique à partir d'un livre que personne n'avait lu. On s'est polarisé sur le chapitre sans intérêt consacré à Vichy alors qu'il y avait de nombreux passages beaucoup plus intéressants.

    En réaction au déchaînement de la presse de gauche, la presse de droite a plutôt fait l'éloge du livre. Pourtant, de toute évidence, celle-ci non plus ne l'avait pas lu. En effet, si le Suicide français est le livre le plus réactionnaire écrit depuis longtemps, c'est aussi un brûlot antilibéral.

    Tout cela en dit long sur le débat d'idées aujourd'hui: on ne lit plus, on raisonne par étiquette et on lance des anathèmes à partir de petites phrases. ......Comme un certain Juan sarkophobe (dandut)

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  6. N'y a-t-il pas, malgré tout, des limites à la liberté d'expression? Éric Zemmour les a-t-il franchies?


    certaines opinions n'en sont pas , ce sont des délits

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    1. Non ! Il faut arrêter de seriner cette ânerie comme un mantra : en aucun cas une opinion ne peut être un délit.

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    2. C'est possible. Le problème est que, en l'occurrence, Zemmour n'a émis aucun propos raciste, si tant est que les mots aient encore un sens.

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  7. J'adore Zemmour c 'est un fan des Rolling Stones, je l'imagine danser comme Mick Jagger et puis parler de la feminisation de la societe.

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  8. Perso, j’avais lu qu’il était fan de Claude François, mais bon …

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  9. Si je comprends bien, la solution, c’est remettre une carte de séjour, voire naturaliser les immigrés pour respecter leurs droits, comme le dirait Mme Redding, mais pour ce qui concerne leur intégration par le travail, la culture, c’est comme pour de nombreux Français : « circulez, y a rien à voir ». Sur les questions sociétales, les socialos ont une doctrine, mais quand il s’agit d’économie, de partage des richesses, d’argent, ils sont aux abonnés absents, bien trop occupés à maintenir leurs avantages et leurs intérêts de caste.

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  10. Hollande abus de bien social....?.

    Lorsque le Général de Gaulle invitait des amis personnels et des membres de sa famille, il reversait en compensation, une indemnité afin que la République ne soit pas lésée.

    Lors de la campagne présidentielle 2012, Hollande avait reproché à Sarkozy des invitations de députés de son camp.

    Promis, juré,..... il s'était engagé à ne pas le faire et de ne pas recevoir des journalistes à l’Elysée;

    Voici un bel exemple de sa tartufferie: il invite en permanence des proches, des politiques, des journalistes et des VIP aux frais du contribuable à l’Elysée pour remonter dans les sondages.

    Aujourd'hui, le masque est tombé: 90% des français sont déçus et n'en veulent plus comme Président malgré une communication omniprésente......payée aussi par le contribuable.

    Nous avons tous dans nos oreilles : " Je veux une République irréprochable..

    Nous avons vu en effet, des ministres irréprochables comme Cahuzac, Thevenou, Ari Atif, Benguini etc.

    La presse nous informe d’une réunion de famille pour Noel au château…rien d’anormal,

    Mais..... aura-t-il la même attitude que le général de Gaulle ?


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  11. Afin que Juan prépare ses flèches........

    Nicolas Sarkozy se lance dans un tour de France à partir de janvier.

    Après des vacances en famille au Maroc, le président de l'UMP va aller à la rencontre des militants et renoue ainsi avec le terrain.

    Des bruits courent qu'une rencontre est prévue avec DSK à Marrakech où ce sont déjà rendu Martine Aubry et Laurent Fabius.

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