7 février 2015

La guerre contre la finance qu'il faudra bien mener (405ème semaine politique)


Un mois après les attentats de Paris, la France politique a changé. Cela se voit, s'entend, se perçoit. Hollande paraît plus présidentiel, Sarkozy plus ridicule, même si la classe politique est toujours déchirée. Les attentats n'ont pas gommé les désaccords politiques. 

Mercredi cette semaine, l'Europe a connu un autre attentat, moins sanglant: la Banque centrale européenne a lâché sa première bombe contre le gouvernement grec dirigé par Syriza.




François Hollande a su faire preuve de diplomatie. Il est allé tenter de résoudre une guerre civile, et pas la moindre. Une guerre en Europe, en Ukraine. Jeudi, lors d'une conférence que d'aucuns ont jugé réussie, il a annoncé un déplacement surprise à Kiev puis à Moscou, avec Angela Merkel. Hollande n'avait pas rompu avec Poutine. Il a certes refusé de livrer des navires Mistral commandés par la Russie, mais il n'a pas commis l'irréparable de proposer l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN ni de livrer des armes aux forces régulières contre les séparatistes pro-russes.

Bref, Hollande a ménagé une voie diplomatique. Nous pourrions détester cette real-politik qui sacrifie le droit à la paix et aux intérêts. Une gauche en France, celle qui avait hurlé qu'il ne fallait pas détester le funeste Poutine et/ou qui clamait que le pouvoir ukrainien était aux mains des nazis, devrait être satisfaite: Hollande fait le job qu'elle attendait. Vendredi à Moscou, après 24 heures à Kiev, un plan de paix se dessine. On se souvient de Sarkozy, bravache, qui était allé tout seul en Géorgie puis à Moscou en 2008 quand la Russie venait d'envahir son petit voisin. Il revint clamer qu'il sauvé la première, alors qu'il n'avait que négocier son découpage. En Ukraine, la guerre fait rage comme à Donetsk ou Uglegorsk, une ville de 8000 habitants livrée aux combats de rue. Sur place, les "anti-guerre" se dressent contre ces combats fratricides. L'Europe n'a plus d'autre espoir que de faire stopper le bain de sang. Mais à quel prix ? Le "réveil militaire russe" finit par inquiéter.

Hollande a été cérémonial, présidentiel et tout en hauteur ce jeudi. Les attentats de Paris ont marqué le pays, les Français et forcément Hollande également. Le président a évoqué "l'esprit du 11 janvier". On clôt la semaine sur ce triste anniversaire, cela fait un mois depuis les attentats. En Syrie, Daesh brûle vif un prisonnier jordanien. Les salauds du Califat poursuivent leurs bouffonneries sanglantes. A Nice, un jeune illuminé a attaqué au couteau trois militaires en faction devant un centre communautaire juif. L'armée réactive une cellule de contre-propagande contre le djihadisme digital.

Les attentats de Paris n'ont pas effacé les désaccords politiques. Ils ont simplement calmé certaines ardeurs.

L'autre guerre civile
On attendait de lui qu'il parte sur un autre front, une autre guerre civile, européenne et mondiale celle-là. Elle se déroule dans les couloirs, ses armes sont les cordons de la bourse. Cette guerre civile qui menace l'Union et la démocratie oppose la BCE, une banque centrale composée de technocrates désignés par des Etats et proclamée indépendante après l'adoption du traité de Maastricht en1992, et le gouvernement démocratiquement élu d'un Etat de l'Union, la Grèce. Dimanche, le ministre des finances grec annonçait refuser discuter avec la Troïka (BCE, FMI, Commission européenne), au profit des gouvernements et des institutions directement. Mardi, François Hollande recevait Alexis Tsipras, le nouveau premier ministre grec et leader de Syriza.

Mercredi, la BCE interrompt toutes ses garanties de refinancement aux banques grecques. La bourse d'Athènes s'effondre. Quelques milliers de Grecs manifestent leur soutien à leur gouvernement. L'agence Standard and Poor's abaisse la bote de crédit de l'Etat grec à B-. La même agence vient de régler une amende négociée de 1,5 milliard de dollar à la justice américaine pour stopper les procédures engagées contre elle à propos des subprimes.

On se rappelle que Mario Draghi, l'actuel président de la BCE, émargeait chez Goldman Sachs dans les années 2000 quand cette banque conseilla les autorités grecques vers des niveaux inégalés.

La finance contre la démocratie ? 

Oui, bien sûr. Evidemment.

La "nudité du rapport de force" est exemplaire. Syriza est cernée, mais pas isolée. "L'hérétique" Tsipras, mercredi à Bruxelles, explique pourtant simplement: "Nous voulons corriger le cadre, pas le détruire". Il se refuse à négocier un nouveau plan, et réclame un financement relais en attendant mieux. Au chantage de la BCE, il peut répondre par un autre chantage, le défaut de paiement. Ce bras de fer a forcément valeur de symbole. L'échec de Tsipras serait plus que douloureux. Il signifierait que l'Europe n'a décidément plus grand chose à voir avec la démocratie réelle.

La guerre contre la finance est aussi fiscale. En Europe, le président Juncker tente de récupérer un peu de crédit en la matière. Pendant deux décennies, il a dirigé la finance du plus important paradis fiscal de l'Union européenne, le Luxembourg. Cette semaine, la Commission qu'il préside a lancé une enquête sur la clémence fiscale... de l'Etat belge. Ne comptez pas sur Juncker pour s'inquiéter de l'évasion fiscale intra-européenne. Ses services se soucient... d'une distorsion éventuelle de concurrence.

Dans son projet de budget à 4.000 milliards de dollars, Barack Obama promet une nouvelle taxation exceptionnelle de 14% des bénéfices des multinationales amassés à l'étranger. Les plus grandes entreprises, y compris dans la Net-économie, cachent légalement leurs fortunes dans des pays fiscalement accueillants.

La finance s'est rappelée au bon souvenir de l'UMP. Mardi, Jean-François Copé hérite d'une mise en examen dans le cadre de l'enquête sur le financement de la campagne de Sarkozy en 2012... Quand ça veut pas...

Mediapart révèle aussi comment un ministre de Sarkozy s'était fait discrètement rémunéré par la cagnotte des sénateurs UMP. Faudrait-il rappeler que la séparation des pouvoirs est théoriquement un des fondements de la République ? 

Mercredi, c'est le pompon. L'hebdomadaire Marianne révèle l'incroyable mais si prévisible: Sarkozy
est parti lundi assurer une conférence rémunérée à Abu Dhabi, à "l'invitation" du Cheikh Mansour et du fonds souverain IPIC. A l'UMP, certains n'y voient aucun problème. Rachida Dati, toujours à l'aise avec ses escarpins Louboutin, vient au secours de son ancien mentor.
"Lorsque vous êtes ainsi à recevoir sans plus d'efforts qu'une heure de discussion des sommes aussi exorbitantes que celle-là, votre vision du monde est faussée". François Bayrou, à propos de Nicolas Sarkozy.

Il n'y avait plus besoin de bloguer sur Sarko, il se caricature tout seul.

Car Sarkozy a en plus raté une étape politique symbolique. Dimanche, l'UMP est éliminée du second tour d'une élection locale que l'on donnait presque facile. FN contre PS, tu votes quoi ? L'UMP se déchire. Mais Sarkozy est loin, de l'autre côté de l'hémisphère, pour un aller-retour chèrement rémunéré par un émirat local.

Mardi soir, après 48 heures d'un déballage d'ambitions et de réclamations, le parti tranchait pour le "ni-ni". L'UMP dirigée par Sarkozy en 2015 a oublié qu'elle était bien contente des voix de gauche pour propulser Jacques Chirac à l'Elysée en 2002.

Marine Le Pen se régale. Elle s'est déplacée dans le Doubs soutenir la candidate frontiste. Elle en appelle à donner "une raclée au gouvernement". Marine Le Pen a été prise aux mots dans un récent ouvrage. Ses deux auteurs y décryptent le discours de la présidente frontiste depuis une décennie. Et démasquent les artifices du discours, la fausse normalisation, et les vraies outrances. Le FN n'est qu'un parti d'extrême droite.

Une proche de Marine Le Pen menace de mort un journaliste de Mediapart.

Sarkozy a perdu la main, et encore davantage de crédibilité et de leadership cette semaine. Il avait une excuse inexcusable, aux limites de l'éthique politique.

Sarko est un boulet.

Il n'y avait plus besoin de bloguer sur Sarko, les journalistes semblent enfin lucides sur le bonhomme. On évoque sa "dé-présidentialisation" accélérée, ou comment il peine à s'imposer au-delà du cercle rétréci des ultra-fans. Vendredi, un jury de journalistes, composés d'affreux gauchistes du Figaro, de RMC, du Monde et de Libération, lui décerne même le "prix du menteur". Sarkozy doit cette victoire haut la main à 17 mensonges assénés de meeting en meeting pendant sa campagne pour la présidence de l'UMP en 2014.


Sarko est un boulet mais Hollande a des boulets. 

A l'Assemblée, Emmanuel Macron patauge toujours avec sa loi. Vendredi, les patrons d'auto-école roulent au ralenti en bordure de Paris. Il a abandonné la création d'avocats d'entreprise, la nouvelle grille tarifaire pour les actes notariés, et, fort heureusement, le durcissement du secret des affaires. Macron cède facilement aux lobbies professionnels.

A l'inverse, la modification par ordonnance du droit de l'environnement est finalement approuvée. Et on doute que l'assouplissement des conditions de travail le dimanche soit récusée.

A l'Elysée, le jeune trentenaire en charge de sa communication, Gaspard Gantzer, qu'on nous décrit comme "brillant" et "efficace", a laissé sortir un publi-reportage photographique dans les colonnes de l'Obs sur l'équipe élyséenne. On imagine qu'il s'agissait de montrer leur jeunesse, leur maîtrise, leur professionnalisme.

On repère surtout leur déconnexion bourgeoise et sur-diplômée. Le trouble est réel, et bien au-delà des habituels vrauchistes unidirectionnels.

Où sont les fantassins de la guerre contre la finance ?











Crédit illustration: DoZone Parody

22 commentaires:

  1. " Il est allé tenter de résoudre une guerre civile " :
    La guerre en Ukraine n'est pas une guerre civile, mais un conflit international : l'agression de la Russie est désormais reconnue par tous, PUTIN ne cache pas son objectifs de reconquérir les pays anciennement asservi par Staline dans l'URSS. Il enrôle de force les ressortissants de ceux qu'ils dominent encore, bien que le Pacte de Varsovie soit mort. Ses vues pour anéantir le statut international de l'Arctique qu'il prétend russe, ne sont plus un secret.
    Le ton de ta revue me pose question.
    Quand la sècheresse de ton maquille grossièrement en fait objectif une affirmation purement partisane, c'est mal.

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    1. Donc : merci de ne pas me citer sans mentionner que je ne suis pas d'accord avec tes affirmations.

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    2. C'est fait. il n'y a plus de lien.

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  2. Ce sont les Anglo-Saxons qui écrivent Putin : en français, on dit Poutine.

    Pour le reste, je suis d'accord avec le maître des lieux : il s'agit bel et bien d'une guerre civile ; ce qui n'empêche pas que les belligérants puissent être aidés par tel ou tel. Diriez-vous que la Guerre d'Espagne ne fut pas une guerre civile, au prétexte que les Républicains furent "aidés" par les Russes et les Franquistes par Hitler etMussolini ?

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    1. Merci pour l'info. Je note que le Y russe se dit "ou" en français ... comme Tupolev ?
      De même que Ë russe se dit "io" en français ... comme Gorbatchev ?
      Pfff ... les langues et leurs subtilités ...

      Pour le reste, je vois que l'extrême gauche et l'extrême droite sont une fois de plus d'accord ... c'est bien de le souligner.

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    2. Où avez-vous vu de l'extrême gauche et de l'extrême droite ?

      Et si, par hasard, aujourd'hui, Mme Le Pen et M. Mélenchon déclarent tous les deux qu'il fait un temps magnifique, qu'allez-vous en tirer comme enseignement ?

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    3. Je crois qu'elle assume pas d'être alliée à des banderistes...

      Je suis frappé de voir la symétrie des propagandes. C'est une "aggression US/Russe", qui veut "imposer son empire sur le monde" et qui "enrôlent de force", "arment" ou "interviennent directement" en faveur d'un camp etc.
      De fait, c'est une guerre, civile de fait, et proxy. Chacun arme son camp ; chacun envoie ses unités spéciales ainsi qu'il est d'usage partout (chez nous aussi, et c'est tant mieux) chaque fois qu'il est question de faire la guerre sans s'afficher ; chacun laisse entrer ses volontaires. On trouve bien des nationalités de chaque côté.
      L'envoi des Sukhoi et des milices pour répondre aux fédéralistes. Les mois de bombardement quotidiens sur les ukrainiens du Donbass. Le révisionisme, jusqu'à Auschwitz, de la coalition droite libérale/banderiste de Kiev. La terreur blanche qui sévit à l'ouest... devraient pousser cette dame à un peu plus d'humilité, et surtout à s'interdire de la ramener sur les alliances avec l'extrême-droite.

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    4. Et effectivement, les propositions de Hollande et Merkel me semblent mesurées, pour ce que j'en sais. Et en accord avec certaines positions publiques de Poutine... Diable ! Hollande et Merkel alliés objectif de Poutine (donc de Douguine ?) ! Mais qu'en dira Apolline ?

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  3. Dati sur les conférences de Sarkozy : «Il n'est pas rentier, il travaille, comme d'autres»

    Lundi, au lendemain de la défaite de l'UMP dans le Doubs, et alors que le parti se querellait sur la stratégie à adopter face au FN, Nicolas Sarkozy donnait une conférence rémunérée à Abou Dhabi, suscitant de nombreux commentaires au sein de la classe politique.

    Rachida Dati défend le président de l'UMP :....Comme Juan pour Hollande.

    «Est-ce que quelqu'un qui est chef de parti doit avoir une activité professionnelle par ailleurs? C'est pas un rentier, il travaille, comme d'autres...», explique-t-elle.

    «Nicolas Sarkozy n'a pas de mandat électif, il peut donc poursuivre son activité privée», estime la députée européenne. Ce n’est que réactions d’envie et de jalousie.

    «Beaucoup de parlementaires ou d'élus de tout bord ont des activités rémunérées, notamment des conférences rémunérées.

    Ou il faut dire……:

    C’est interdit, pour tout parlementaire et responsable exécutif et tout le monde s'y plie,

    Ou c'est autorisé et tout le monde peut le faire s'il le souhaite», juge l'ancienne garde des Sceaux.

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  4. Le point commun qui existe entre les événements d’Ukraine et de Grèce, c’est la violence qui s’exerce contre les populations et la désignation par les dirigeants au pouvoir en Europe de l’Ouest d’un coupable « naturel » à défaut d’être le bon. En effet, chacun sait que ces derniers ne portent aucune responsabilité dans la crise ukrainienne comme ils ne sont pour rien dans les abominations commises en Grèce pour leur faire rendre gorge. Il y a d’un côté – chez nous - des humanistes généreux, fervents promoteurs de la démocratie et, de l’autre – chez eux - des dictateurs et des irresponsables dangereux pour la paix et les … affaires.

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  5. Election présidentielle de 2017 : à propos du candidat UMP préféré des Français :

    Alain Juppé : 43 %
    Nicolas Sarkozy : 13 %
    Bruno Le Maire : 13 %

    Samedi 7 février 2015 :

    Juppé nettement devant Sarkozy comme le candidat UMP pour 2017.

    Alain Juppé devance très nettement Nicolas Sarkozy comme candidat UMP préféré des Français pour l'élection présidentielle de 2017, selon un sondage BVA pour Orange et iTELE diffusé samedi.

    Alain Juppé obtient 43%, soit une hausse de trois points par rapport à septembre, alors que l'ex-chef de l'Etat perd 14 points, à 13%, soit le même score que Bruno Le Maire qui gagne, lui, trois points.

    L'écart entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, actuellement de 30 points, était de 13 points en septembre, souligne BVA qui parle d'une "chute libre" du président de l'UMP.

    "Pire encore, Nicolas Sarkozy s'effondre de 26 points parmi les sympathisants de l'UMP (de 65% à 39%) et même de 27 points parmi les sympathisants de la droite (de 52% à 25%)", déclare Eric Bonnet, directeur des études politiques de BVA Opinion.

    "Conséquence, alors qu'en septembre dernier, parmi les sympathisants de la droite, Nicolas Sarkozy devançait encore Alain Juppé de 27 points comme 'candidat UMP préféré pour 2017' (52%, contre 25%), aujourd'hui, c'est au contraire Alain Juppé qui devance Nicolas Sarkozy de 2 points (27%, contre 25%)", ajoute-t-il.

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    1. Pourquoi y a-t-il toujours sur ce site des commentaires qui n'ont aucun rapport avec l'article ?
      C'est quoi l'intérêt ?

      Ba, on s'en fout de qui est le meilleur candidat UMP !

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    2. Votre conclusion........Le prochain Président sera issu de l'UMP; Il aura beaucoup de travail pour remettre la France sur les rails et relancer l'économie dont la croissance :

      6 millions de chômeurs dont 25% de jeunes, 8 millions de pauvres, les régimes de retraites à sauver, retenir les jeunes diplômés qui partent à l'étranger, etc....Un vrai challenge !!!.

      Déjà, à la vue des sondages, Hollande prépare ses séjours touristiques en Corrèze en scooter avec Julie.

      Sa retraite de 36 000 euros mensuel (dixit Marianne) devrait lui permettre quelques extras dans les plus grands hôtels et restaurants " populaires ".

      Le Fouquet's pour lui, ce n'est pas sa crèmerie qu'il compare aux restos du cœur .......La gauche caviar fréquente à Paris les restaurants les plus prestigieux de la capitale comme " Chez Laurent "....les nouilles aux truffes sont délicieuses mais trois fois plus cher précise Cahuzac responsable furtif de la lutte contre la fraude fiscale.
      .

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  6. Et Poutine va écouter Merkel et Hollande!! La bonne blague. En allant le trouver ils confortent sa position dans le monde.
    Vous savez que l 'UE est incapable de s 'entendre sur quoi que ce soit. Du vent , de l 'agitation à la sarko.
    Dire que l 'attentat de charlie a fait monter la cote de hollande. 17 morts pour grimper une popularité, alors dites , une bonne guerre, combien de points? Ce que vous reprochiez à sarko, profite maintenant à hollande, il s 'agite, voyage, envoie des militaires au combat, continue de donner des milliers de visas et de cartes d ' identité, creuse la dette , augmente taxes et impôts, rien de différent de l 'autre, mais lui à " bénéficié " d ' un attentat . Pas des charlie , des charlots .

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  7. Doubs :
    Les citoyens à la mentalité " collabos " ont voté PS la haine anti France synonyme de ruine économique faillite fuite des capitaux des investisseurs , délocalisations , chômage , insécurité , immigration sauvage incontrôlée , laxisme judiciaire , dépravation des moeurs sexuelles , propagande odieuse calomnies ,diabolisations , caricatures , insultes , censures , écoutes ,fichages contre tous ceux qui refusent de se soumettre à leurs diktats .
    Les vrai citoyens républicains qui aiment la nation ...leurs coutumes leurs traditions leur civilisation , leur culture , l autorité, la morale , le civisme , leur religion ont voté FN , seul contre cette gigantesque armada mafieuse : Droite molle traitre , PS FDG NPA PC EELV
    Un grand bravo à Mme Montel du FN pour son calme , sa discrétion , sa retenue ,son respect , face aux propos du PS haineux qui continue au micro et sur tous les médias propagandistes fachocialistes à diaboliser calomnier caricaturer insulter ceux qui ne pensent pas comme eux ;
    Vous etes l avenir Mme Montel , eux ils sont la Haine , le fascisme nouveau , le passé dépassé décomposé fossilisé.
    Doubs :
    Bravo au FN !
    Le front fachiste raciste mafieux de l alliance droite molle PS FDG NPA EELV a subi le pire camouflet de leur histoire ; pan pan cucu! ! malgré la plus odieuse et nauséabonde inquisition charia contre le FN , le seul parti républicain proche des vrais Français des vrais citoyens , le parti de MLPEN, seul au monde contre toute cette meute infecte et la propagande digne des pires totalitarismes , peut crier victoire ; nous pardonnerons aux malheureux citoyens cocufiés leurrés trahis trompés par leurs gourous socialistes d avoir revoté pour eux ; ce doit etre un gros problème de conscience de se soumettre à nouveau aux diktats de leurs bourreaux ; ce vote d adhésion socialiste irresponsable nous ramène aux heures sombres de la collaboration honteuse d une partie de Français envers les traitres à leur Nation .
    Comme ceux qui se disent : " je suis Charlie " , moi aujourd hui je dis ," je suis FN "!

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    1. @ jpd83
      On appelle ça la logorrhée. Une diarrhée verbale, en résumé, chez ce bon CHD, qui déverse sa bile et sa haine. Pôv’ Charrrrrrles-Henri.

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  8. Un général parle .
    Maintenant que les cadavres ont refroidi, passons aux choses sérieuses. Le choc et le recueillement s’estompant, il est déjà temps, avant qu’il ne soit trop tard, de sortir les plumes des fourreaux, de dégainer les idées brûlantes, enfin, de battre le fer tant qu’il est chaud.
    « Je suis Charlie », dites-vous d’une seule et même voix. « Je suis Charlie », annoncent les pancartes que vous brandissez dans les rédactions.
    « Je suis Charlie », scandent vos avatars et vos hashtags sur les réseaux sociaux. Et vous avez bien raison.
    Seulement…

    Vous êtes Charlie aujourd’hui, mais vous n’étiez pas Éric Zemmour hier, quand il s’est fait virer d’i Télé pour raisons politiques. Pire encore :
    > vous pétitionniez à tour de bras pour l’évincer du service public.
    > Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas Robert Redeker en 2006, quand un papier critiquant l’islam dans Le Figaro lui valut une tornade de haine :
    > graves menaces de mort qui le gardent encore aujourd’hui sous protection policière, désaveu et silence de la classe intellectuelle et journalistique, lynchage dans les règles de l’art sur le plateau d’« ONPC ».
    > > Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas Clément Weill-Raynal, mis à pied de France 3 pour avoir révélé l’affaire du « mur des cons » dont il fut le plus triste fusillé.
    > Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas Robert Ménard à son licenciement, Michel Houellebecq, Renaud Camus ou Christine Tassin à leurs procès respectifs pour avoir critiqué l’islam.
    > Vous êtes Charlie, mais vous soutenez toutes les lois mémorielles qui empêchent les intellectuels de faire leur travail, pour le bien de l’Histoire et de la vérité.
    > Vous êtes Charlie, mais vous n’êtes pas Richard Millet face à la meute, vous n’êtes pas Alain Finkielkraut ou encore Ivan Rioufol, brillant d’intransigeance
    > mais déchiqueté comme un gigot jeté aux lions sur le plateau d’« On refait le monde » ce jeudi 8 janvier.
    > Vous êtes Charlie, mais vous n’êtes rien de ce qui sentirait trop le soufre, vous êtes les dénonciateurs de tous ceux qu’on abat sur l’autel du politiquement correct, vous êtes ceux qui tenez le fusil, les bourreaux objectifs de tous les indésirables de la liberté, de votre liberté à vous et à vous seuls.
    Pourtant, la liberté n’a qu’un seul visage. C’est la liberté pour les sains d’esprit,

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    1. Ce slogan ridicule n’est que du marketing inventé par ceux qui ont trop écouté Kennedy déclarer : « ich bin ein Berliner ». Ce qui a conduit beaucoup de gens à se rassembler et à défiler ensemble, c’est une révolte, une colère, une tristesse infinie face à un crime barbare commis contre des hommes pour qui ils ressentaient de la tendresse, de l’affection. Ni plus, ni moins. C’était mon cas Pour le reste, chacun peut avoir d’autres raisons, voire dire ou écrire n’importe quoi, mais, de grâce, on en a marre de ces âneries « marketées ».

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  9. "Peins un Mahomet glorieux, tu meurs.
    Dessine un Mahomet rigolo, tu meurs.
    Gribouille un Mahomet ignoble, tu meurs.
    Réalise un film de merde sur Mahomet, tu meurs.
    Tu résistes à la terreur religieuse, tu meurs.
    Tu lèches le cul aux intégristes, tu meurs.
    Prends un obscurantiste pour un abruti, tu meurs.
    Essaie de débattre avec un obscurantiste, tu meurs. Il n’y a rien à négocier avec les fascistes.
    La liberté de nous marrer sans aucune retenue, la loi nous la donnait déjà, la violence systématique des extrémistes nous la donne aussi

    Merci, bande de cons.

    Charb

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    1. Pourtant, la liberté n’a qu’un seul visage. C’est la liberté pour les sains d’esprit, la liberté pour les fous, la liberté pour les noirs, la liberté pour les jaunes, la liberté pour les blancs, la liberté pour ceux qu’on désapprouve peut-être mais qui font la diversité et la santé intellectuelle d’un pays.
      > Vous n’étiez pas ces gens, et aujourd’hui vous êtes Charlie ? Vous vous mentez, vous nous mentez. Vous êtes ce qui vous arrange, quand cela vous arrange. Vous n’êtes pas Charlie, vous êtes Charlot. Et tant que vous ne défendrez pas les principes que vous dites avoir au cœur jusqu’au bout, vous le resterez.
      > Une chose encore, le summum de la connerie a été atteint par Jean-Michel Ribes, qui s’est livré sur BFMTV à un amalgame entre les intégristes musulmans et les intégristes catholiques qui, comme chacun le sait, trouvent dans l’Évangile la justification des actes terroristes qu’ils commettent chaque jour.
      > C’est vrai que c’est courant de voir aux actualités des catholiques intégristes, couper des têtes, crucifier des hommes, violer des femmes, tuer des enfants juifs, tirer au lance-roquette dans un journal ... !
      >
      >
      > Les mots manquent pour dénoncer une telle débilité intellectuelle.....
      > Comme quoi la preuve est faite, à chaque drame, que les gens dits intelligents sont souvent beaucoup plus crétins que le commun des mortels.
      > Mais ça nous le savions déjà…
      >

      > > > Général DELAUNAY ancien chef d'Etat -Major

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