28 mars 2015

412ème semaine politique: Hollande, "une sorte d'encouragement à continuer"...

L'équipe Hollande affronte l'une des plus graves défaites électorales de son quinquennat, avec le sourire.


Dépressif
Mardi 24 mars 2014, un Airbus A320 d'une compagnie aérienne allemande mais low-cost s'est pulvérisé dans les Alpes de Haute Provence avec 150 personnes à bord. Le drame emballe la presse. Le choc est grand. L'avion n'avait aucune raison de descendre aussi bas ni aussi tôt lors de son trajet Barcelone-Düsseldorf.

Passée la stupéfaction devant un drame aérien sans précédent en France depuis 4 décennies, nos médias d'information furent saisies par cette habituelle frénésie du "sur-commentaire". Radio après radio, télévision après télévision, nous entendions la même séquence de journalistes demandant aux enquêteurs de valider toutes leurs élucubrations, et les mêmes enquêteurs qui appelaient à la prudence.

La politique française ressemble à cela. Un cirque de spécialistes, élus ou pas, saisis d'effroi et sans recul, une troupe qui ne comprend plus le crash inévitable vers la peste brune d'une blonde présidente.

Cet accident d'avion a fait tourner en toupie des journalistes accrocs au scoop. Une trentaine d'heures après le drame, François Hollande, le Roi d'Espagne et Angela Merkel rendaient un court hommage aux victimes au pied des montagnes. Assez vite, la vérité s'impose, encore partielle mais suffisante pour comprendre, une vérité dénichée au coeur de la première boite noire. Le copilote, dépressif, a profité d'une absence de son commandant pour se barricader dans le cockpit et emmener 149 passagers à la mort. Nul terrorisme ni défaillance technique. Tout juste se souviendra-t-on que les cockpits ont été transformés en bunker volant après les attentats du 11 septembre 2001.

Revenons à la politique, un temps absente des unes. Le premier parti de France est celui de l'abstention.

Ces élections départementales, totalement ratées pour la gauche et la République, sont un modèle du genre: un parti majoritaire en déroute, son patron de Président qui relativise, son premier des ministres qui accuse la division à gauche, s'allume un cigare de soulagement et croit que tout est encore possible, une opposition de gauche déconstruite, une droite convalescence mais déchirée sur l'attitude face au FN, et ... une extrême droite en route vers la victoire. Au final, quelques 288 cantons se retrouvent avec 3 candidats qualifiés pour le second tour.

Qui dit pire ? 

Le premier tour pouvait laisser l'ensemble de la classe politique tétanisée: l'UMP/UDI réalise un score faible mais en tête, avec 36% des voix et 5,7 millions de suffrages, mais qui monte à 7 millions si l'on agrège les "divers droite". Les socialistes et divers gauche rassemblent 4,4 millions de voix; la gauche non socialiste se disperse avec 3 millions de suffrages. Toutes "tendances" confondues, la gauche ressort à 36%. Et s'il fallait faire le "tri" comme quelques vrauchistes l'aimeraient et exclure les suffrages socialistes, cette gauche tomberait à ... 10%.

L'extrême droite, au premier tour départemental, a recueilli 5,1 millions de voix.

5 millions de voix. 

Ce score est détestable pour la République quand on sait que ce parti abrite encore des candidats pris en flagrant délit de salut nazi, de délires homophobes, et qu'il promeut la discrimination xénophobe à tous les échelons et dans tous les domaines de la société. Ce score est un choc que les républicains devraient méditer.

Le Front national est un parti légal mais il n'est pas républicain. Ce n'est plus un jugement, c'est un constat. L'analyse de la majorité des conversations sociales de ses candidats démontre l'obsession migratoire de ces derniers. Le programme du parti est en rupture avec la République.

La déroute a cependant ses bons côtés. Si la Justice n'a pas eu raison du système Guérini, les électeurs sont en passe de faire le ménage dans les Bouches-du-Rhône. Jean-Noël Guérini, président du conseil général, a déjà préparé ses cartons.

Intrusif
Plus discrètement, la loi achevant le peu de liberté numérique qu'il nous reste était débattue à l'Assemblée. L'inquiétude est grande après la présentation d'une loi Valls qui élargit sans conteste les facultés légales d'espionner nos concitoyens au nom de la lutte contre le terrorisme. Contre l'aveuglement malade d'une poignées d'illuminés qui voulaient museler la liberté de caricaturer en assassinant la rédaction de Charlie Hebdo, la France s'engage dans la pente dangereuse du contrôle a priori des expressions sur Internet. Le tout sans contrôle judiciaire. Pire, les lanceurs d'alerte pourront toujours être aussi facilement sanctionnés.

A Hénin-Beaumont, mairie frontiste, Marine Le Pen fait le show au milieu de ses supporteurs. Ce n'est plus un meeting politique mais un spectacle. Marine Le Pen aurait été félicitée par une "grande comédienne française", aux dires de Sébastien Chenu, son nouveau conseiller culturel. Tout est bon pour faire "respectabiliser" la frontiste. On se souvient des promesses de ralliements en masse d'élus de droite qui devaient précéder les précédentes élections, des conversions qui n'eurent jamais lieu. Le FN a du au contraire puiser dans toutes les ressources du militantisme d'extrême droite, jusqu'à quelques néo-nazis, racistes et xénophobes notoires pour constituer ses binômes de candidats aux élections départementales. Et finalement, il est en bonne posture pour remporter un ou deux conseils généraux, comme le Vaucluse, grâce à une alliance improbable avec son frère ennemi local la Ligue du Sud, le micro-parti des époux Bompard à Orange. Dimanche soir, le patriarche Jean-Marie, président de tous les déshonneurs, passe la soirée électorale à Carpentras avec sa petite-fille Marion. Quelle douce image. 

A la fin de l'année, le FN compte même ravir quatre des treize nouvelles régions en décembre prochain. Le parcours électoral frontiste ressemble à celui du PS dans les années 70.


Passif
Dimanche 22 mars au soir, François Hollande était satisfait. Vous avez bien lu. "Satisfait". Le Président aurait envoyé un texto à l'un de ses proches à propos du premier tour des élections départementales: "une sorte d'encouragement à continuer" Il considère même que le scrutin aurait découragé les écologistes de rejoindre le Front de gauche.

Qu'importent les résultats électoraux intermédiaires, la ruine de la gauche politique, la déroute de son propre parti. Hollande fait un pari: qu'en 2017 il sera seul face avec Marine Le Pen. C'est un scénario à la Chirac 2002, tout petit score au premier tour mais référendum républicain sur son nom au second. Ce cynisme politique, qui occulte complètement la perspective d'une victoire frontiste au scrutin d'après, en 2022, est aussi ravageur pour la démocratie.

Son opposition de gauche mérite mieux. Le Parti communiste assume les alliances anti-FN pour ce tour de scrutin. Le Parti de gauche les récuse. D'autres cachent leur désarroi devant le maigre score électoral par une agressivité renouvelée contre le PS, ils tombent dans le piège grossier qui les marginalisent.

Agressif
François Hollande parie sur un affaissement durable de la droite classique. Les faits lui donnent raison. La large victoire de l'UMP aux élections départementales ne saurait masquer que l'UMP n'a que très peu progressé par rapport à sa déroute cantonale en 2011 (36% versus 32%). François Fillon a même choisi de minorer le rôle de Sarkozy dans la victoire: "ce serait réducteur pour les candidats de dire que ce sont les dirigeants nationaux qui font les élections locales". Pire, la droite est toujours divisée sur l'attitude face au FN.
"Tu devrais manger du manger du porc, ça te rendrait plus aimable"
Nathalie Kociusko-Morizet à Nicolas Sarkozy
Jeudi, Sarkozy est à Perpignan, une mairie UMP dont le maire ne dut son élection qu'au désistement du candidat socialiste pour faire barrage à Louis Alliot, le compagnon et assistant parlementaire de Marine Le Pen. Sarkozy, à Perpignan, expliquait les vertus du "Ni-Ni". Démarche indécente, cruelle et bête à la fois.

Sur place, il accumule aussi les clichés ("Valls est le porte-parole des mensonges de Hollande" ), et les amalgames ("A ceux qui en ont assez des charges, je leur dis : il y a deux personnes qui veulent le smic à 2 000 euros, c’est M. Mélenchon et Mme Le Pen. Aimez avec votre cœur mais réfléchissez avec votre tête !"). Faute d'arguments politiques contre un FN dont il suit les traces xénophobes, Sarkozy sombre dans l'outrance physique: "Avec Marine Le Pen, c'est physique! Je la déteste (...) Pour le coup, je revendique le délit de sale gueule." Et il la traite de "soudard".

Finalement, c'est Sarkozy qui va finir par rendre Le Pen respectable.

Un avocat associé de Nicolas Sarkozy est sous le coup d'une enquête "étonnante". D'après Mediapart, il est responsable de nombre de montages d'évasion fiscale de Patrick Balkany, récemment mis en examen pour corruption, fraude fiscale et blanchiment d’argent.

Explosif
Au Yémen, la guerre fait rage. L'embrasement est proche. L'Arabie Saoudite a bombardé pour riposter contre les supplétifs iraniens. Sunnites contre Chiites, l'islam encore ?

En Europe, la Banque Centrale Européenne a donné ses consignes aux banques grecques pour qu'elles cessent d'acheter de la dette publique grecque. La fameuse "guerre contre la Finance" se déroule sous nos yeux ébahis. On attendait, en vain, un commentaire de François Hollande.

Dimanche, le président français sera en Tunisie. A son tour de rendre hommage aux victimes de l'attentat au musée Bardo, il y a 10 jours. Il a cette exclamation surréaliste: "vive le turbo, vive le moteur à essence, vive la reprise de l’économie française!"

Attentiste
Le chômage est reparti à la hausse en février. Les chiffres, communiqués pendant l'entre-deux tour,  font mal. Sarkozy dénonce la "fausse reprise" de la croissance. Les analyses sur quelques milliers de sans-emplois en plus ou en moins finissent de toutes façons par lasser. Mais le premier ministre, en campagne tous azimuts,  a le commentaire improbable: "Je suis en campagne. Je ne fais pas deux choses à la fois. Il faut vous y habituer."

Dans un document de travail destiné à ses interlocuteurs syndicaux, Pierre Gattaz, président du MEDEF, a répété ses habituelles propositions hérité du patronat post-moderne des années 1880 comme le plafonnement des dommages et intérêts accordés par les Prud'hommes, la dérogation aux règles régissant le temps de travail, ou l'instauration de "motifs incontestables" de rupture dans les CDI.

Valls et Gattaz, deux personnalités qui semblent au-dessus de la réalité.

Pour sa part, le président Hollande s'accapare la nouvelle d'une nouvelle usine PSA en Moselle, pour sauter dans un avion et filer sur place.

Tout est bon pour illustrer combien la reprise est là.







Crédit illustration: DoZone Parody

11 commentaires:

  1. Si ça tombe le Hollande est aussi dépressif que le pilote dont il ne faut plus écrire le nom !

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  2. "Le parcours électoral frontiste ressemble à celui du PS dans les années 70." Je partage ton analyse mais je vois aussi une grosse différence. Le Parti Socialiste pouvait aligner dans chaque région une belle brochette de gens à la carrure intellectuelle certaine. Le FN est très loin d'avoir des troupes aussi nombreuses soutenant la comparaison. Mais est-ce que cette carence plombera ses résultats électoraux ? Je suis incapable de répondre sérieusement à cette question.

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    1. @Partageux: c'est un bon point. Tu as raison sur l'écart de compétences. Mais je ne sais pas si l'absence de compétents bloque réellement une ascension vers le pouvoir.

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  3. Un autre différence. Le PS des années 70 se caractérise par la mosaïque de ses idées. Il y a un écart important entre le Cérès et Rocard, entre les étatistes et les autogestionnaires, entre les marxistes et les soc-dem. On retrouve cet écart dans la gestion des collectivités territoriales. Cette mosaïque a sûrement servi d'attrape-tout. Le FN, lui, est monolithique et on y chasse le dissident comme la petite voix qui diverge un peu. Est-ce que ça peut aussi freiner ?

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  4. "L'équipe Hollande affronte l'une des plus graves défaites électorales de son quinquennat, avec le sourire."

    tu voudrais quoi ? qu'ils crashent l’Airbus présidentiel sur ton quartier ?

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  5. « L'équipe Hollande affronte l'une des plus graves défaites électorales de son quinquennat, avec le sourire. »

    Oui, le sourire est la seule posture possible pour les socialistes. Il est cohérent avec les déclarations qui annoncent qu’ils vont continuer la même politique et il peut s’expliquer de plusieurs façons :
    1. les socialistes avaient le choix entre le sourire (trompeur) de la confiance en l’avenir et le rictus qui aurait valu reconnaissance de la déroute,
    2. Hollande considère que les résultats défavorables à la droite annoncent sa victoire en 2017 face au FN,
    3. il est un bras d’honneur aux électeurs et/ou à certains rivaux, l’expression de la suffisance et du mépris des socialistes vis-à-vis d’eux, qui, dans tous les cas, n’ont aucune prise sur les événements,
    4. il fait partie de la communication présidentielle et vise à entraîner les Français sur la voie de l’optimisme, genre méthode Coué.
    Ce qui est sûr, c’est qu’une majorité de Français n’a pas franchement envie de sourire et il y a fort à parier que, prochainement, les socialistes vérifieront que « tel qui rit vendredi, dimanche pleurera. »

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  6. http://www.urtikan.net/dessin-du-jour/manuel-valls-garde-son-cap-a-la-droite-de-la-gauche/

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  7. Les fauxsialistes veulent tuer les idées de gauche dans notre pays. Les citoyens, trompés, trahis leur font savoir dans les élections. La caste soférinienne s'en moque et sacrifie de nombreux élus de terrain dont beaucoup ont fait leur travail. Leur rancoeur s'exprimera. Valls est maintenant à la dérive, ses discours vides sont affligeants. Hollande se planque. C'est ça le changement. Le PS sera marginalisé, bientôt.

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    1. L’avantage de la formule « le changement, c’est maintenant », c’est que quand tu l’emploies, elle est toujours d’actualité. D’ailleurs, Hollande, il l’a rangée dans son garage avec ses archives de premier secrétaire du « pé-esse » et il l’a fait épousseter de temps en temps pour la ressortir en 2017 avec un programme tout neuf. Ils sont impayables, les socialos, non ? Ils te foutent des claques dans la figure toute l’année et ils se préparent à revenir, la mine réjouie, aussi innocents que l’agneau qui vient de naître. Remarque, on pourra toujours leur répondre : hey, les gars, le changement, c’est (finalement) maintenant. La prochaine fois peut-être !

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  8. Mardi 31 mars 2015 :

    Le fils de Claude Guéant en garde à vue.

    Le fils de Claude Guéant, François Guéant, est en garde à vue depuis lundi matin, en marge de l'affaire sur les accusations de financement de campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye de Mouammar Kadhafi, a-t-on appris mardi de sources judiciaire et proche de l'enquête, confirmant une information d'iTÉLÉ.

    Le fils de l'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy est notamment interrogé sur "des mouvements financiers", a précisé une autre source proche de l'enquête.

    Plusieurs dignitaires libyens ont porté ces accusations de financement par la Libye de la campagne électorale présidentielle victorieuse de 2007. Dans ce dossier, Claude Guéant a lui-même été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée, faux et usage de faux.

    http://www.europe1.fr/faits-divers/le-fils-de-claude-gueant-en-garde-a-vue-2415373

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  9. Vendredi 3 avril 2015 :

    Bygmalion : deux responsables UMP mis en examen.

    Premiers à passer dans le bureau des juges, le député UMP Philippe Briand, qui était trésorier de la campagne, et un avocat du parti, Philippe Blanchetier, lui aussi impliqué dans son suivi financier, ont été mis en examen pour usage de faux, escroquerie, recel d'abus de confiance et complicité de financement illégal de campagne électorale, a indiqué une source judiciaire. 
    Placés en garde à vue mercredi

    Tous deux avaient été placés en garde à vue mercredi avec Guillaume Lambert, directeur de la campagne et aujourd'hui préfet de la Lozère. Ce dernier pourrait aussi être mis en examen, comme quatre anciens cadres de Bygmalion et trois ex-cadres de l'UMP à l'automne dernier. 
    Les enquêteurs ont la conviction qu'ils ont participé à la mise en place d'un système de fausses factures pour que l'UMP prenne en charge environ 18,5 millions d'euros de dépenses de la campagne de Nicolas Sarkozy. But de la fraude présumée: empêcher que ces frais de meetings soient inscrits au budget de campagne et n'explosent le plafond autorisé de 22,5 millions d'euros, qui a finalement quand même été dépassé. 
    Nicolas Sarkozy n'a pas été (encore?) entendu

    Parmi les quatre cadres de Bygmalion mis en examen pour faux ou complicité, dont leurs fondateurs, proches de Jean-François Copé, trois ont reconnu la fraude. Mais à l'UMP, à l'exception de Jérôme Lavrilleux, les juges se sont heurtés à un mur de dénégations. Parmi les trois anciens cadres du parti mis en examen pour faux et abus de confiance figure l'ancien directeur général de l'UMP, Eric Cesari, proche de Nicolas Sarkozy, et dont la signature apparaît sur des devis de conventions fictives. Quant à Philippe Blanchetier, il "n'a rien décidé, rien signé", et "si des gens ont triché, ils n'ont pu le faire qu'en se cachant de lui", a assuré son conseil, Me Alexandre Varaut, à sa sortie du pôle financier de Paris. 
    Quant à Nicolas Sarkozy, qui n'a pas été entendu dans ce dossier mais dans celui des pénalités pris en charge par le parti, il avait contesté l'existence même d'un "système de double facturation", assurant qu'il n'avait "appris le nom de Bygmalion" que "longtemps après la campagne présidentielle". 

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/bygmalion-deux-responsables-ump-mis-en-examen_1667959.html

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