6 juin 2015

422ème semaine politique: ce qui va tuer la République.

L'islam a envahi la scène politique. Mais les Français en ont ils vraiment quelque chose à faire ? La première manifestation post-Congrès des Républicains porte sur l'islam. Quelle surprise !  La France politique agonise autour de l'islam. Combien d'articles, combien de commentaires, combien de reportages audio ou radiophoniques pour nous convaincre, nous asséner que l'islam est au centre de la République laïque ?




La saison des congrès bat son plein.
Celui des Républicains ("LR") fut un semi-échec. Le vote sur le nouveau nom du parti a laissé plus de 55% des militants UMP indifférents. La salle même du Congrès, trop grande, apparaissait presque vide. Pire, les rivaux Juppé et Fillon furent copieusement hués à leur passage sur l'estrade. Un photographe du Point a même saisi dans l'instant Sarkozy éructant vers son ancien ministre des affaires étrangères.
"Comme homme politique, Sarko est formidable, mais, comme homme tout court, il est pathétique."  Nathalie Kosciusko-Morizet, le 30 mai 2015
Un instant, on a cru que Nathalie Kosciusko-Morizet s'était assuré un poste dans la nouvelle direction. Mais Sarkozy a finalement décidé de la virer. Pire encore, la semaine se poursuit avec de nouvelles révélations sur le Kazakhsgate, cette affaire de pots-de-vin versés par des proches de l'ancien monarque pour faciliter la vente d’hélicoptères français au Kazakhstan en 2009. Le Canard Enchaîné affirme qu'une avocate du dossier aurait touché plus de 7 millions d’euros de commissions, qu'elle a ensuite partiellement reversées à d'autres intermédiaires et hommes politiques.

L'UMP a changé de nom, et il n'a pas fallu attendre plus longtemps qu'un Congrès pour réaliser que rien n'avait changé.

A Poitiers, le Parti socialiste ouvre le sien dans la plus grande indifférence générale. Même le patron du Parti, Jean-Christophe Cambadélis, s'en inquiète: "c'est trop calme". L'objectif de 500.000 adhérents en 2017 fait beaucoup rire.

Et le Front national a décidé d'un autre congrès, extraordinaire celui-là, pour "tuer le père". Un congrès dématérialisé, c'est-à-dire sur Internet avec vote électronique, pour éviter les frais, qui changera les statuts et, notamment, supprimera la Présidence d'honneur occupée par le patriarche nauséabond. A quelques jours de ses 87 ans le 20 juin, Jean-Marie Le Pen, qui a porté plainte contre son éviction, a ironisé: "C'est une méthode stalinienne ce n'est pas très courant à droite".

De ces trois opérations, on ne retient qu'un point commun, leur pauvreté politique. C'est-à-dire l'absence d'idées nouvelles et de débats contradictoires sur le fond, au profit d'agitations d'appareils et de slogans marketing. Les citoyens ne s'y trompent pas. Les cohortes militantes de LR paraissent déjà démotivées, si l'on en croit l'incroyable abstention lors des votes de la semaine passée. Celles du PS sont rabougries à leur plus simple étiage - on évoque 60.000 cotisants, derrière le Front national (80.000).

En fait, le vrai débat, le pire, était encore fois ailleurs, sur l'islam.

Obsession à droite
"Nous serons avec toutes celles et tous ceux pour lesquels l’héritage de la civilisation chrétienne n'est pas une option !" clamait Nicolas Sarkozy lors du Congrès. Il ne manquait que Clovis, Charlemagne et Jeanne d'Arc pour que le discours soit complet. 

Deux jours plus tard, le président des LR a convoqué, à huit-clos, quelques élus et responsables du culte pour une journée de travail sur ... Devinez quoi... l'islam bien sûr. Le "nouveau" parti n'a que deux jours, un nouveau logo, et une boutique en ligne avec des photos de mannequins retouchés, qu'il secoue encore un peu les peurs et les phobies sur la seconde religion de France. Pour certains, ce conclave à huit-clos est en fait un "recul" puisque Sarko avait un temps annoncé l'organisation d'une grande convention sur le sujet. En d'autres termes, nous avons échappé à pire, "l'occasion pour Nicolas Sarkozy de marquer les esprits en ne buttant pas sur un tabou, six mois après les attentats de janvier", regrette le Figaro (sic!). LR est divisée: Juppé, Fillon ou NKM ont critiqué l'initiative sarkozyste. Le Conseil français du culte musulman a refusé de participer, mais quelques-uns de ses membres ont fait une courte apparition. Et aucune communication publique ne fut faite dans l'immédiat.

Le nouveau premier des sarkozystes, le jeune Darmanin, petit-fils de harkis et catholique pratiquant et revendiqué, explique : "notre méthode privilégie la réflexion aux réflexes."

Sans rire ?

Plus risible, le numéro deux du FN, Florian Philippot, s'invite sur tous les plateaux pour brailler à la persécution. Le Qatar vient de porter plainte contre lui à cause d'une de ses déclarations ("le Qatar finance l'islamisme qui tue" a-t-il déclaré dans la foulée des attentats de janvier). Valeurs Actuelles, l'hebdomadaire de la droite furibarde, consacre son numéro de la semaine à la "police de la pensée". "On ne peut plus rien dire" clame-t-on en couverture. Philippe Tesson rappelle sa "grande solitude" en janvier dernier quand il fut l'objet d'une plainte après sa saillie rabougrie, à chaud, trois jours après les attentats, contre l'islam tout entier ("C’est les musulmans qui amènent la merde aujourd’hui ! "). Philippot joue à Salman Rushdie, s'amuse le commentateur Bruno Roger-Petit.

 Philippot est-il menacé de mort ou d'une quelconque fatwa ? Non. Le Qatar porte plainte pour diffamation, rien de plus, rien de moins.

Obsession à gauche
Huit-clos ou pas, cette "journée de travail" consacrée à l'islam révèle la persistance d'une obsession réelle au coeur de la classe politique.

Cette obsession agit de manière inversée auprès d'une gauche minoritaire mais agissante qui s'est décidée à négliger le combat laïc au profit d'une défense du "musulman discriminé". Elle s'offusque de la moindre critique contre l'islam alors qu'elle n'avait pas de mots assez durs contre les conseils de vie des papes catholiques; elle s'indigne quand on pointe son aveuglement; elle peut même récusé l'existence de l'islamisme au motif que les fous de dieu seraient trop divers pour constituer une menace unifiée. Le totalitarisme religieux existe, mais cette gauche-là ne le voit plus que chez les catholiques anti-mariage gay.

Un récent exemple a été fourni par le sociologue Emmanuel Todd. Trop affairé à critiquer le parti socialiste et la présidence Hollande, il a juxtaposé quelques cartes à plusieurs décennies ou siècles de distance pour conclure que les quelques millions de manifestants après les attentats de janvier étaient les descendants politiques de Pétain ou des "catholiques zombies" (ie les héritiers défroqués des grands bastions du catholicisme français). Qu'ils "avaient en tête un tout autre programme bien éloigné de l'idéal proclamé", que "leurs valeurs profondes évoquaient plutôt les moments tristes de notre histoire nationale: conservatisme, égoïsme, domination, inégalité."

Bref.

Cette obsession sur l'islam est aussi alimentée au sommet de nos institutions. On ne mentionnera plus Manuel Valls, ni son ministre de l'intérieur. Faute de résultats socio-économiques probants, l'équipe vallscienne est toute entière engagée à agiter d'autres diversions. Il n'est pas sûr que François Hollande, qui concourt déjà pour sa réélection en 2017, abuse du sujet religieux. Il a d'autres chats à fouetter - éviter toute candidature autonome des écologistes et pourrir la vie de l'opposition. Mais d'autres de nos politiques entretiennent le feuilleton.

A l'Assemblée, la commission d'enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes vient d'adopter, à une très large majorité de ses membres de droite comme de gauche, un rapport de recommandations pour "lutter contre la radicalisation en prison", renforcer les services d'enquête et le contrôle aux frontières et "déradicaliser" les djihadistes en retour.

La guerre en Libye, la résistance de l'Etat islamique aux offensives arabes et occidentales, les naufrages de migrants fuyant les conflits et la persécution, les atrocités sanglantes et culturelles filmées et publiées par Daesch sur le YouTube de la planète sont également autant d'éléments d'un spectacle qui entretient la peur et facilite les diversions. Mercredi, le Monde consacre encore deux pleines pages intérieures au conflit, après les chutes de Ramadi et de Palmyre. Mardi, la loi sur le Renseignement déboule "en urgence" au Sénat. La démocratie s'est faite vigipirater sans débat ni recul.

Coincé entre ces deux bêtises - une naïveté qui refuse de combattre le totalitarisme religieux sous prétexte qu'il s'agirait de la religion des faibles face à une islamophobie obsessionnelle qui dépasse la frontière du racisme - le débat politique et nos médias s'enfoncent dans la médiocrité.

Cette obsession sur l'islam paraît déconnectée de la réalité. Dans un sondage publié cette semaine, quelque trois quarts des Français interrogés déclarent avoir une "image positive" de cette religion. On ne compte plus pourtant les sujets plus graves, plus sérieux, plus concernants  dans cette Vème République finissante: le désintérêt citoyen pour le vote, les préoccupations de la "France d'à-côté", la progression du chômage (encore 26.000 sans-emplois supplémentaires en avril), l'échec de la politique de l'offre version Hollande et ses milliards d'exonérations fiscales), la lutte contre le réchauffement climatique, ou même la guerre économique faite à la Grèce. La guerre contre la finance se joue là-bas, devant nos yeux.



La France vit un mauvais cauchemar. Elle ne vit pas la crise terrifiante que quelques voisins latins comme la Grèce ou l'Espagne subissent.

Mais elle agonise politiquement, à petit feu.



Tchip.






Crédit illustration: Dozone Parody


16 commentaires:


  1. « Cette obsession sur l'islam paraît déconnectée de la réalité. »

    Qu’il s’agisse d’une obsession peut surprendre et encore …

    Chacun d’entre nous sait bien, si il a un peu de bon sens, que le débat sur l’islam est inévitable en ce moment en France pour plusieurs raisons. Quelles sont ces raisons ?

    1. certains régimes politiques dans le monde se réclament de l’islam et cela ravive les antagonismes anciens sur le thème de la religion (cf. les rappels et les références sur l’histoire, les croisades …),

    2. la situation sociale désastreuse en France fait de la guerre religieuse un alibi formidable pour les politiques – UMP et FN – qui désignent des boucs émissaires et détournent ainsi l’attention des Français, pendant que d’autres – PS, FDG – se drapent dans la vertu et l’honneur – pour les défendre plus que de raison, alors que le vrai sujet est le pognon, encore et toujours plus de pognon pour les mêmes, toujours les mêmes. Parler de l’islam évite d’avoir à répondre de politiques, de décisions, qui accroissent la pauvreté, le chômage et l’exclusion et qui sont directement responsables de l’échec de l’assimilation (nota : j’ai vécu dans une région où il y avait beaucoup d’immigrés où tout n’était pas rose bonbon, mais dans laquelle il n’y avait pas de problème entre enfants d’immigrés et Français parce qu’il y avait un avenir pour toutes et pour tous),

    3. La droite de droite et la droite de gauche alimentent régulièrement le débat (exploitation des prières dans la rue pour les uns, prééminence du curé sur le maître pour celui-ci, refonte des programmes scolaires pour celle-là ….).

    La question n’est donc pas de savoir si on doit parler de l’islam et, plus largement de religion, mais comment on en parle et ce qu’on veut en faire parce que, moi, en tant que citoyen Français libre, respectueux des lois et attaché à la loi de 1905, j’en ai marre qu’on nous rabatte les oreilles à longueur de journées avec les religions quelles qu’elles soient. Un jour, nous sommes islamophobes, le lendemain anti sémites, voire les deux à la fois. Il y a, je présume, beaucoup de gens, athées ou pas, qui ressentent la même chose que moi. La France est un pays laïc et nos ancêtres ont payé le prix de sang à travers des siècles de guerres de religion, de meurtres, de tortures pour que nous ayons le droit d’être libres. La foi est une affaire personnelle. Point à la ligne.

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  2. Malheureusement, c 'est pourtant l ' islam qui est au coeur de nos problèmes.
    Tous les attentats qui ont eu lieu en France sont à imputer à des adeptes de l ' islam. Nos armées sont en guerre depuis des années pour séparer des adeptes de l 'islam de population d 'autres religions et même contre d 'autres islamistes .
    Des milliers de gens, catholiques, musulmans, au athées, vivaient ensemble chacun priant selon ses croyances.
    Puis un jour, avec l 'augmentation de ses adhérents, l ' islam a exigé, non pas demandé, mais exigé des avantages, exigé des droits aux faux prétextes de la laïcité . De reculade en reculade , nous sommes arrivé à une situation de conflit interne. Tous les jours des milliers de musulmans débarquent sur les cotes de l ' europe.Mieux, sous prétexte d ' humanité, nous donnons de l 'argent pour aller les chercher près des cotes africaines. Dernier exemple, la destruction d ' un camp illicite à Paris a amenée une manifestation de sans papier!!! Mais dans quel pays du monde les sans papier peuvent - ils défiler dans les rues en posant leurs exigences ?
    Nous sommes à un point de non retour. Le pire c 'est que demain, notre France devenue islamiste entendra les gens se plaindre d ' être soumis à la charia et aux préceptes du coran, les mêmes qui actuellement trouvent des excuses à l ' islam.

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    1. Ceux qui nous gouvernent, de la droite de droite (Rép) ou de la droite de gauche (PS), sont complices de la montée des revendications des minorités quelles qu’elles soient. Elles les y encouragent, ce qui est aussi insupportable que dangereux.
      Si je sais toujours compter, 3 ou 5 millions de personnes constituent toujours une minorité dans un pays de 65 millions d’habitants.
      De plus, revendiquer le droit de croire et de pratiquer sa religion n’est pas la même chose que de vouloir imposer ses principes et ses rituels à l’ensemble des Français.
      La solution n’est pas le communautarisme à la mode Sarkozy ou Hollande, mais l’assimilation qui a produit d’excellents résultats quand le « modèle » social français fonctionnait bien en donnant des perspectives d’avenir à tous les Français …. catholiques, musulmans, juifs et athées.

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    2. Mais qu'apprend-je en lisant le Figaro ? Le déplacement Paris-Berlin et retour de Manuel Valls pour la finale de la ligue des champions Juventus Turin / F. C. Barcelone payé par le contribuable ?
      Nom de bleu, y a pas que Blatter qui déconne.

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    3. "La solution n’est pas le communautarisme à la mode Sarkozy ou Hollande, mais l’assimilation qui a produit d’excellents résultats quand le « modèle » social français fonctionnait bien en donnant des perspectives d’avenir à tous les Français …. catholiques, musulmans, juifs et athées."

      Absolument d'accord.

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    4. @ Johnathan Razorback
      Je suis convaincu que de nombreux Français pensent comme nous et veulent des relations apaisées et claires même si ce sont les hystériques des deux bords que les médias nous font entendre. Pour ce qui concerne nos dirigeants, ils font, par démagogie et par intérêt, de l’islam un sujet majeur tout en faisant exploser nos valeurs et nos principes démocratiques.
      Seule la volonté populaire est capable de changer les choses en contraignant l’establishment à changer de posture et de politique.

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    5. Les exigences exprimées devraient vous convaincre que certains n 'ont pas du tout la volonté de s 'intégrer.
      Les français, les français, mais vous semblez oublier qu ' une grande partie de musulmans ont la nationalité française, et que grâce au regroupement familial ils sont de plus en plus nombreux.
      Ayant un taux de fécondité élevé, chaque naissance sur un sol français vaut la nationalité.
      . Expliquez plutôt comment vous pouvez assimiler le nombre de clandestins débarquant par vagues sur les cotes ?

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    6. « Vous semblez oublier que, grâce au regroupement familial, ils (les musulmans sont) de plus en plus nombreux. »

      D’accord avec vous pour reconnaître la perversité de cette mesure, car il y a une différence énorme entre un immigré, qui fonde une famille sur place et s’intègre, et un immigré, qui fait venir toute sa famille, qui a une autre culture, d’autres coutumes, avec des enfants, qui ont grandi ailleurs. Le résultat catastrophique de cette politique, nous l’avons sous les yeux au quotidien.
      Mais, dîtes-moi, qui donc a mis en œuvre cette politique délirante ?
      Réponse : il fut rendu légal et institutionnalisé par le président Valéry Giscard d'Estaing, son premier ministre Jacques Chirac et le ministre du Travail Michel Durafour (décret du 29 avril 1976). Le même Giscard, qui est à l’origine, avec d’autres, de la création de la BCE et de cette merveilleuse UE. Ce merveilleux Président démago qui allait à la rencontre des éboueurs et s’invitait chez les manants pour manger des œufs brouillés.

      On oublie trop souvent tout ce que nous devons à cette ignoble créature qu’on voit de temps en temps réapparaître dans les médias pour nous donner des leçons. On ne se refait pas et, comme l’écrivait Audiard, « ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule. » Giscard l’a malheureusement ouverte bien trop souvent pour notre plus grand malheur.

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    7. Demos: Je vais répondre par le commentaire d 'un homme sage .D’autant plus qu’en 1973, en publiant « Le Camp des saints », j’ai
      déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à
      ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites. Car je suis
      persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils
      sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe
      dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes »
      (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au
      basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de
      souche » se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la
      population du pays, le reste étant composé d’Africains,
      Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus
      du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de
      l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne
      faisant que commencer.
      TOUTE L’EUROPE MARCHE À LA MORT
      La France
      TOUTE L’EUROPE MARCHE À LA MORT
      La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la
      mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l’ONU
      (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude
      Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont
      systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation.
      Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des
      institutions communautaires sur le krach démographique de
      l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de
      notre époque.Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je
      ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se
      prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui
      faudra affronter dans son âge d’homme. Sans compter que les «
      Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des
      droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à
      nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois
      dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au «
      métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la «
      France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité
      chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les bras
      et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen »
      du Français de 2050........
      LA PREMIÈRE HYPOTHÈSE : LES ISOLATS
      RÉSISTANTS
      Ne

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    8. @ Démos
      « Vous semblez oublier que, grâce au regroupement familial, ils (les musulmans sont) de plus en plus nombreux. »

      D’accord avec vous pour reconnaître la perversité de cette mesure, car il y a une différence énorme entre un immigré, qui fonde une famille sur place et s’intègre, et un immigré, qui fait venir toute sa famille, qui a une autre culture, d’autres coutumes, avec des enfants, qui ont grandi ailleurs.

      En 2012, les titres de séjour accordés pour regroupement familial comptaient pour environ 8,5 % de la totalité. Je doute que le regroupement familial soit un problème aussi aigu que lancien et autres le croient, ou veulent le faire croire.

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    9. @Zapnow : +10000
      Il faudra un jour arrêter avec cette phobie migratoire.

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    10. La phobie migratoire!! Elle est bonne celle là !
      Oser contester que nous sommes débordé par les milliers d ' immigrants débarquant à jet continu ne pose pas un sérieux problème, ce n 'est pas de l 'aveuglement, c 'est de la mauvaise foi.
      Oser contester que le regroupement familiale n 'est pas un problème est pareil. Des milliers de gens ne parlant pas ou à peine notre langue, n 'ayant aucune coutume ni mode de vie en rapport avec notre société posent forcément un problème .
      Le droit du sol pose aussi un problème, des gens se trouvent de nationalité française tout en haïssant le pays, leur seul but, la nuisance. Nous n 'avons jamais connu cette forme d ' envahissement et nombre de gens ne s'en rende même pas compte.
      Tous les principes de la république et de notre socièté sont remis en cause. Ns politiques enterrent la France et vous applaudissez. Vos petits enfants seront fiers de vous .

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    11. Le droit du sol pose aussi un problème, des gens se trouvent de nationalité française tout en haïssant le pays, leur seul but, la nuisance.

      Je connais un tas de Français dits de souche qui haïssent le pays et sont des nuisances. Singulièrement, on en rencontre beaucoup chez ceux qui clament le plus fort être des Français de souche.

      Le droit du sol, vieille tradition française qui remonte à François 1er, est strictement régulé : il ne suffit pas de naître en France pour avoir droit à la nationalité française, et il faut, soit avoir un parent Français, soit un parent étranger né en France (double droit du sol) pour avoir automatiquement la nationalité française à la naissance, et, si ce n'est pas le cas (si les deux parents sont étrangers non nés en France), réunir, pour une naturalisation ultérieure, des conditions de résidence qui, curieusement, sont les mêmes que pour la naturalisation d'un étranger majeur. Pour les mineurs, ils sont naturalisés par déclaration anticipée, sur demande des parents, s'ils ont entre 13 et 16 ans, de leur chef, s'ils ont entre 16 et 18 ans. Le nombre de déclarations anticipées a régulièrement baissé au cours des années, et semble stable depuis peu.

      À 18 ans, l'enfant né en France de parents étrangers a droit à la nationalité française de plein droit (c'est la seule différence avec l'étranger majeur), sous réserve de remplir les conditions de résidence.

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  3. Cesse donc d'être pessimiste Juan ! tchip ! :p

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  4. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  5. Une brindille sur le petit feu :

    Les ripoubliques exemplaires ......

    Parti socialiste
    .@jccambadelis est arrivé à Poitiers pour le #CongresPS en train.. pas comme certains qui s'offrent des jets à 3200€!

    Mais ké couillons !
    Paris Le Havre 3200€
    Paris Berlin 18 000 € (Classe affaire 700€)

    Vallzz plus fort que le zarkk !
    Bling Bling

    + 641 000 chômeurs depuis 3 ans

    mais j'suis un populiste.....

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