23 janvier 2016

455ème semaine politique: Hollande, Sarkozy, Macron ou la France en vrille.

Crédit illustration: DoZone Parody



Pour se redresser, Sarkozy pond un livre et Hollande annonce un assouplissement supplémentaire du droit du travail. A Davos, où se tient l'habituel sommet eco-politico-financier de janvier, Valls et Macron se livrent à une surenchère de déclarations fracassantes qui témoignent d'une inquiétude: et si tout était fichu ?


Urgence électorale
Lundi, la France médiatique s'active sur les annonces "d'urgence" de François Hollande contre le chômage. Car l'actuel président est effectivement dans une situation d'urgence, celle de sa propre réélection l'an prochain. On connaît la chanson, disait le film. "L'heure est à la recherche de mesures à forte rentabilité électorale " complète un nouveau journal, "Les Jours".

Lundi 18 janvier, il fait froid et Hollande pense avoir trouvé la formule pour rassurer son auditoire. A l'Elysée, il livre ses voeux aux entreprises. Cette formule, il l'a empruntée à son prédécesseur, lequel regrette de n'avoir poussé la dérégulation plus loin: permettre aux entreprises de réduire la rémunération des heures supplémentaires.  Car l'actuel locataire élyséen ne propose ni plus ni moins que de laisser aux entreprises le soin "de fixer le taux de majoration et le nombre des heures supplémentaires, ou moduler le temps de travail au-delà même de l'année". En complément, Hollande annonce la création d'une commission de simplification du Code du travail, présidée par l'ancien Garde des Sceaux Robert Badinter. Et il se félicite que le plafonnement pour les indemnités prudhommales en fonction de l’ancienneté soit bientôt effectif.

Ni Macron, ni Hollande, ni Valls n'osent remettre en question les trois années écoulées de politique de l'offre. C'est pourtant un échec, et un échec complet. Au contraire, Hollande promet cette semaine de "transformer aussi vite que possible le CICE en baisse définitive des cotisations sociales". Le CICE, premier dispositif d'exonération lancé dès 2013, a rapporté 19 milliards d'euros aux entreprises depuis cette date. Et 33 milliards d'euros d'exonérations, sur les 40 du Pacte irresponsable de janvier 2014, ont été lâchés sans contrepartie.

Depuis le début du quinquennat, la consommation des ménages est restée atone, on a frôlé la déflation, et le chômage a grimpé de 600.000 personnes.

Rentabilité politique
Oui, l'heure est à la recherche de mesures à forte rentabilité électorale. François Hollande confie publiquement qu'il est "probable" que son gouvernement proposera l'extension de l'état d'urgence. Après trois mille perquisitions, quelques dizaines de dérapages (dont l'assignation à résidence ... de militants écologistes) et, à l'arrivée, une seule mise en examen, l'équipe Hollande/Valls sombre dans le piège de Daesch, la mise en scène de la peur permanente. Sur nos réseaux sociaux, les "hoax" - ces affabulations crédibles et contagieuses, se multiplient contre les migrants. La fachosphère se régale dans la manipulation et le mensonge. Les migrants sont facilement assimilés à des terroristes en puissance.

Cette agitation sécuritaire de l'urgence fait dérailler jusqu'au premier ministre lui-même: au dîner du CRIF, Manuel Valls lance publiquement une violente critique contre l'Observatoire de la la Laïcité, pourtant sous sa tutelle, et dirigé par Jeab-Louis Bianco, ancien fidèle soutien de Ségolène Royal et, surtout, ancien secrétaire général de l'Elysée de François Mitterrand. En cause, quelques appels à l'union et la paix orchestrés par l'Observatoire depuis les attentats, soutenus par des associations religieuses qualifiées de douteuses: "On ne peut pas signer des appels, y compris pour condamner le terrorisme, avec des organisations que je considère comme participant du climat que l’on a évoqué tout à l’heure". C'est l'hôpital qui se fout de la charité. Valls oublie auprès de qui il a défilé le 11 janvier au lendemain des attentats: une cohorte de dictateurs et même d'islamistes convaincus. Il oublie le silence français face aux décapitations en cascade en Arabie Saoudite. Il oublie la distance nécessaire à son poste quand la période est trouble.

La France démocratique se désagrège et, visiblement, François Hollande n'est pas Gandhi. Il gouverne avec son instinct, les sondages, et une envie de réélection hors de toutes convictions politiques. Avec la tenue de l'Euro 2016 en France cet été, il y a fort à parier que le duo Hollande/Valls annoncera une troisième prolongation des mesures d'exception. La France n'est pas tombée en dictature, car l'Etat n'abuse pas massivement de ces capacités liberticides d'urgence. Mais la France n'est juridiquement plus la République que nous chérissions. Chacun doit mesurer combien cette situation est fragile et anormale.


Pyromanie libérale
Mais le plus surprenant est surtout cet "effet Davos". Le forum des grands du monde - patrons et représentants de gouvernement - dans l'un des paradis fiscaux de la planète - la Suisse - se tenait cette semaine. Manuel Valls et Emmanuel Macron y assistent, forcément. Le second ne reste que 24 heures, mais avec une boulimie d'apparitions et d'interviews.

A Davos, la planète s'inquiète moins du réchauffement climatique - l'année 2015 fut la plus chaude que le globe ait connu depuis que la mesure existe - que d'un probable crash boursier. Crise en Chine, dégringolade des prix des ressources  carbonnées, ralentissement de la croissance mondiale, le risque d'une nouvelle déflagration financière est grand. Et les économies occidentales n'ont plus des amortisseurs sociaux aussi solides qu'en 2008 Les politiques austéritaires conduites en Europe ont affaibli les pays.

A Davos, Macron joue au pompier pyromane. Il prône la réduction des protections des salariés des salaires (autrement qualifié de "coût du travail"). On se souvient de Sarkozy à l'été 2007 qui promouvait la généralisation des subprimes, ces emprunts pourris à l'origine du grand crash de l'automne suivant. A Davos, Macron promeut encore et toujours la destruction des filets sociaux du modèle socio-économique français.

Jaloux, Manuel Valls en rajoute sur les propos sécuritaires de Hollande, un terrain où Macron ne peut s'exprimer: "Tant que la menace est là, il faut que tous les moyens soient mis en œuvre", explique-t-il, (...) "jusqu’à ce que l’on puisse se débarrasser de Daech." En d'autres termes, Valls nous explique qu'on en a au moins pour une bonne décennie d'état d'urgence. Il légitime sans durée déterminée une législation d'exception. Il braille bien fort ce que Sarko et le Pen n'ont plus besoin de murmurer. Il faut se pincer pour le croire.

Emmanuel Macron fait le buzz... à droite.  La presse le décrit "coincé" ou gêné par un Hollande réfractaire à trop de libéralisme. "Macron réclame des réformes plus radicales !" titre Bloomberg. Être à droite dans un gouvernement labellisé socialiste permet beaucoup de choses. Cette rivalité Valls/Macron est un objet médiatico-politique lunaire. Manuel Valls s'agacerait car il n'incarnerait plus la transgression patronale au PS, sans rire ?

Macron multiplie les buzz. Lundi, avec une phrase qui fleure bon l'ignorance crasse et la caricature des beaux salons: "la vie d'un entrepreneur est souvent plus dure que celle d'un salarié." Notez le cliché. Macron a-t-il donc réalisé quelque sondage pour sortir pareille sentence de salon de thé des beaux quartiers ? La petite phrase de Macron scandalise la gauche, conclut BFM TV. Non, elle scandalise d'abord l'intelligence. Une bêtise ne venant jamais seule, le sous-ministre aux relations avec le Parlement renchérit de son côté en estimant que la France compte "trop d'organisations syndicales". Deux jours plus tard à Davos, Macron reprend la main: "la réalité de la vie d'un entrepreneur, c'est que c'est quelqu'un qui prend tous les risques, dont le travail ne s'arrête pas le soir ou le week-end, parce que c'est sa vie". Et devant un parterre de journalistes, de patrons et autres dirigeants du monde, il dit tout haut ce que Hollande murmurait tout bas: les trente-cinq heures sont enterrées "de facto" avec le projet de réforme du travail présenté par Hollande en début de semaine: "les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d'accord" se félicite-t-il sur les ondes de CNBC et de Bloomberg, contredisant sa collègue Myriam El Khomri, ministre du travail, qui expliquait au contraire deux avant à l'Assemblée: "toute heure au-delà de 35 heures sera majorée."

Amen...

Déprime sarkozyste
L'urgence électorale se lit aussi à droite. L'épaule toujours tressaillante, Sarkozy tente de se montrer calme et rassembleur. Mais la Justice est à ses trousses. On se croirait dans un mauvais polar. Cette semaine, c'est au tour du préfet Gardère, un ancien proche, ancien directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Intérieur Claude Guéant, a achevé sa garde à vue par une mise en examen pour corruption passive. L'entourage de l'ex-président est décidément effarant.

Sarkozy s'inquiète car le "Tout sauf Sarko" prend de l'ampleur... à droite. Pour preuve, sa récente invitation à déjeuner avec les présidents de régions LR a finalement été annulée... faute de participants. Xavier Bertrand Valérie Pécresse, Christian Estrosi avaient d'autres obligations... forcément.

L'ancien monarque s'est décidé à écrire un livre (quand trouve-t-il le temps ?), 270 pages écrites à la main. L'ouvrage sort ce dernier lundi de janvier, quand le froid envahit le pays. Il a mis les bouchées doubles: nos librairies sont inondées de quelques 120.000 exemplaires, le plan de com' est massif. On publie les bonnes feuilles en "exclusivité" sur quelques médias dès le jeudi précédent. Le microcosme se régale d'apprendre que Sarko regrette (forcément) les éléments Bling Bling et dégradants de son mandat. Le bouquin ne manque pas de perles, comme cette introduction sur une citation de Confucius (sic!). Ou cette énième déclaration de métamorphose personnelle: "Force m’est de reconnaître que cet échec de 2012 m’a apaisé." Nicolas Sarkozy change tous les 5 ans, qu'on se le dise et se le répète. Cette mascarade en devient drôlatique.

La presse se jette avec régal sur cette distraction artificielle. Elle est déçue car l'ancien monarque revient rarement sur les anecdotes les plus troublantes ou les sujets les plus sérieux de son quinquennat. On n'apprend rien sur ses négociations avec le colonel Kadhafi, rien sur les soupçons de financement occulte de ses deux campagnes présidentielles, rien sur le scandale des sondages de l'Elysée.

Comme en 2012, où il fit mine d'hésiter à se représenter à la fonction suprême jusqu'en février alors qu'il était en campagne officieuse depuis deux ans au moins, Sarkozy récuse se porter candidat à des primaires de la droite alors que ces dernières sont annoncées pour l'automne.

En meeting à Nîmes, Sarko se livre à 45 minutes d'auto-congratulation, ses talents de "chef" à la tête de l'ex-UMP, ou ses victoires électorales locales ("on a gagné dans 75% des départements"): "je préfère me taire en gagnant, plutôt que de faire comme du Valls qui dit j'ai gagné alors qu'il avait perdu". On retrouve notre Sarkozy vantard, agité, et parfois comique. Un sondage de fin de semaine fait quelques dégâts: deux tiers des sondés "ne regrettent pas l'ancien président". Et trois quarts sont persuadés qu'il n'a pas changé.


Même s'il n'est pas candidat, Sarkozy a des propositions, comme celle inspirée directement du fameux couple Reagan/Thatcher de l'aube des années 80: réduire massivement le seul impôt progressif du pays, l'impôt sur le revenu. De l'ouvrage, il ne fallait retenir qu'une chose, un heureux revirement, un "parjure" qui réjouit: Nicolas Sarkozy ne reviendra pas sur le mariage homosexuel s'il est élu.



Hollande dépassé, Valls rivalisé, Macron sanctifié, Sarkozy comique...

Ami juppéiste, réjouis-toi.

C'est un boulevard politique qui s'ouvre à ton mentor.



7 commentaires:

  1. "Pyromanie libérale" écris-tu, Juan.
    Pourtant, dès les premières semaines de son mandat, il est apparu très clairement qu'Hollande était dans la duplicité et la manipulation, ce qu'il démontre encore jour après jour en se révélant un atlantiste sans scrupules et en agissant ici contre la démocratie institutionnelle. Il ne reste qu'une chose à faire en 2017 : mettre dehors ce politicien cynique et sans vision. Le constat qui s'impose est que nous sommes dans une impasse. Notre système politique est en bout de course, nos dirigeants, qui pratiquent l'alternance après avoir capté le pouvoir à leur avantage, l'ont bien compris. Ils exercent aujourd'hui par tous les moyens une pression maximale sur les citoyens pour que rien ne change. Or, il faut bien comprendre que les modalités d'organisation et de fonctionnement de notre système politique en bout de course sont à revoir de fond en comble et je ne parle pas d'un passage à une VIème république, mais d'une refondation.

    DemOs

    RépondreSupprimer
  2. Le mariage gay on savait bien que c’était pas un marqueur de gauche ou de droite et que personne le retirerez une fois au pouvoir que ce soit Juppé ou Sarko ( même Lepen et Phillipot hesiteraient à mon avis tend le sujet est ultra-périphérique dans les problèmes actuels de la France...), sinon rien de flamboyant dans tout ses bouquins politique d'auto-flagornerie.

    RépondreSupprimer
  3. Mardi 12 janvier 2016 :

    Le ministre allemand du développement : « 8 à 10 millions de réfugiés sont en route. »

    « Seulement 10% des réfugiés en provenance de Syrie et de l'Irak ont atteint l'Europe jusqu'à présent, et 8 à 10 millions d’entre eux sont encore sur le chemin. »

    Cette déclaration, c’est celle du ministre allemand du Développement, Gerd Müller (CSU), auprès du journal Bild am Sonntag.

    http://www.bild.de/politik/inland/dr-gerd-mueller/erst-zehn-prozent-der-fluchtwelle-ist-bei-uns-angekommen-44081514.bild.html

    Qui sont les quatre cavaliers de l'Apocalypse ?

    Pour l'année 2016 en Europe, les quatre cavaliers de l'Apocalypse sont :
    - la crise des réfugiés
    - le terrorisme
    - la montée des populismes
    - la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne.

    Manuel Valls et Jean-Claude Juncker ont eux-mêmes annoncé la couleur :

    en 2016, la zone euro et l'Union Européenne risquent de se disloquer.

    Jeudi 21 janvier 2016 :

    Davos : Manuel Valls craint une « dislocation du projet européen. »

    Le Premier ministre a évoqué la possibilité d'une « dislocation » de l'Union européenne, ce jeudi depuis le Forum économique de Davos.

    Le chef du gouvernement, qui s'exprimait avant une intervention du Premier ministre britannique David Cameron, a évoqué le risque d'une « dislocation du projet européen » à « très court terme », dans « les mois qui viennent », évoquant tour à tour « crise des réfugiés, terrorisme, montée des populismes et le potentiel Brexit, soit la sortie du Royaume-Uni de l'union ».

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/davos-manuel-valls-craint-une-dislocation-du-projet-europeen_1755867.html

    UE : si Schengen s'effondre, l'euro sera menacé, dit Juncker.

    « Si l'espace européen Schengen de libre circulation venait à disparaître, c'est la monnaie unique, l'euro, qui serait rapidement menacé », a déclaré mercredi à Strasbourg le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

    http://www.zamanfrance.fr/article/ue-si-schengen-seffondre-leuro-sera-menace-dit-juncker-19628.html

    RépondreSupprimer
  4. Le retour d un Supersarko , le seul vrai président courageux que la France aura connu

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ça y est : j'ai dégobillé !

      et de Gaulle c'est de la bibine ?

      Supprimer
  5. La femme politique la plus impopulaire, c'est Marine Le Pen.

    L'homme politique le plus impopulaire, c'est Nicolas Sarkozy.

    Mardi 26 janvier 2016 :

    Le baromètre politique de janvier de l'Institut Odoxa pour la presse régionale et La Dépêche du Midi pointe une nouvelle chute de popularité de l'exécutif qui s'accompagne d'un souhait de primaires à gauche. Dans le même temps, Sarkozy est en chute libre...

    « Nicolas Sarkozy est nettement distancé par son rival Alain Juppé en popularité », constate Gaël Sliman. Y compris, c'est désormais une tendance forte, au sein des sympathisants de droite (20 points d'écart), les seuls qui gardaient encore un peu d'indulgence à l'égard de l'ex-Président.

    Pour reprendre la main, on sait que Sarkozy a repris le stylo. Mais comme tous ses concurrents à droite ont fait de même, rien n'indique que ce retour appréciable aux fondamentaux (un bouquin, cela change du tweetisme ambiant...) lui redonne un peu d'air.

    Dans l'enquête Odoxa, Nicolas Sarkozy est pourtant en tête dans un domaine. On le retrouve premier ... au palmarès du rejet (54 %), ex-aequo, il est vrai, avec Marine Le Pen, alors qu'Alain Juppé est dernier de ce palmarès en négatif...

    Question : « Pour vous, quelle personnalité politique suscite le plus de rejet ? »

    1- Marine Le Pen : 54 % de rejet
    Nicolas Sarkozy : 54 % de rejet

    2- Marion Maréchal Le Pen : 53 % de rejet
    Christiane Taubira : 53 % de rejet

    3- Jean-François Copé : 47 % de rejet

    4- Florian Philippot : 46 % de rejet
    Cécile Duflot : 46 % de rejet

    5- Jean-Luc Mélenchon : 42 % de rejet

    6- Martine Aubry : 39 % de rejet

    7- Najat Vallaud-Belkacem : 38 % de rejet

    8- Ségolène Royal : 37 % de rejet

    9- Laurent Wauquiez : 33 % de rejet

    10- Nathalie Kosciusko-Morizet : 32 % de rejet
    Valérie Pécresse : 32 % de rejet

    http://www.ladepeche.fr/article/2016/01/26/2263814-francais-aiment-juppe-macron-souhaitent-primaires-gauche.html

    RépondreSupprimer
  6. Sarkozy toujours friand de vacances à l'oeil.

    L'ancien président français, qui a promis dans son livre qu'il avait changé, s'est fait prendre la main dans le sac avec ses vacances à Marrakech.

    L'ancien chef de l'Etat français avait récolté une volée de bois vert avec son séjour sur le yacht de son ami millionnaire Vincent Bolloré après son élection. Dans son livre à paraître «La France pour la vie», il se «demande encore» comment il a «pu commettre un tel impair».

    Et voilà que Nicolas Sarkozy a récidivé peu avant Noël, comme s'en délecte le quotidien satirique. Qui ne manque pas de relever que pour éviter toute fuite, l'ex-président s'est montré discret avec sa famille sur le tarmac du Bourget, où un jet privé du royaume devait l'emmener au Maroc pour passer des vacances dans une résidence de Marrakech appartement au roi Mohammed VI !

    Mais Nicolas Sarkozy a joué de malchance car un de ses fils, Louis, n'a pas pu s'empêcher de publier des photos de ses vacances sur son compte Instagram.

    Le Canard Enchaîné ne manque donc pas d'enfoncer le clou en rappelant que Nicolas Sarkozy avait encensé le roi du Maroc lors d'une conférence à Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis au début janvier.

    Il y avait notamment regretté que tout le monde n'ait pas « la chance d'avoir un souverain comme le roi du Maroc », avant de défendre les positions du royaume sur les frontières du Sahara occidental.

    http://www.tdg.ch/monde/europe/Sarkozy-toujours-friand-de-vacances-a-l-oeil/story/29158242?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

    RépondreSupprimer

Merci par avance de votre commentaire. Les insultes, les commentaires racistes, antisémites, pornographiques, révisionnistes, sexistes ou en général tout sujet contraire aux valeurs humanistes ne sont pas acceptés.
Les commentaires PEUVENT être modérés et donc censurés.