22 mars 2016

#JeSuisBelge


Forcément, nous sommes belges, ce soir. Européens, aussi. Rageux, évidemment. On a lu beaucoup de bêtises depuis la nouvelle du doubles attentats - des règlements de comptes, des accusations, des stigmatisations. 

On retiendra surtout les appels à la solidarité.  




4 commentaires:

  1. Je crois que ce type de slogan pour manifester sa solidarit&é doit être abandonné.
    Cela a commencé par le « Ich bin ein Berliner » (« Je suis un Berlinois »)de Kennedy, en 1963, prononcé devant le mur de Berlin; mais ensuite, il est rentré chez lui, laissant les Berlinois dans leur situation difficile et à la merci d'un blocus.

    Puis il y a eu le « Nous sommes tous des Juifs allemands » de mai 68 , après que Marchais eut ainsi qualifié Cohn-Bendit; mais nous n'étions pas du tout Allemands, à la merci d'une expulsion,ce qui fut le sort de Cohn-Bendit.

    Puis l'éditorial de Colombani dans le Monde, au lendemain des attentats des Twin Towers « Nous sommes tous Américains »- mais, à l'époque, la France n'était l'objet d'aucun attentat.

    Puis le « Je suis Charlie », alors que la majorité des gens n'étaient pas membres du comité de rédaction d'une publication menacée et ne risquaient rien eux-mêmes.

    (à noter qu'après les assassinats de Mérah, il n'y eut pas de « Je suis élève d'une école orthodoxe juive »,: là, l'identification devenait trop difficile, on n'allait pas défiler en kippas et papillotes ! Ni, en janvier 2015 « Je mange kasher », en solidarité avec les clients de l' Hyperkasher, parce que les bouffes kasher et hallal sont presque pareilles, et ça devenait ambigu... )

    Aujourd'hui, le « Je suis Belge » a un côté comique, bien vu par les dessinateurs de Marianne ( http://tinyurl.com/howapyw , 3ème dessin en partant du haut.)

    Quand on veut manifester sa solidarité avec quelqu'un, c'est bien parce que l'on est différent et que l'on n'est pas exposé aux mêmes risques que lui : il y a quelque chose de gênant à faire semblant de l'être, puis à lui dire « Bon: maintenant, je rentre chez moi, où je ne risque rien ; j'espère qu'il ne t'arrivera rien, sinon compte sur moi pour venir manifester à nouveau ».

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    1. Je suis bien d'accord Elie Arie. La situation est complexe et nous ne pouvons y répondre par des messages publicitaires empruntés au marketing politique.
      Il est difficile d'être solidaire avec ceux qui souffrent et de dénoncer la violence sans sombrer dans la vengeance et l'aveuglement. Car, enfin, au-delà du choc violent, terrible, il nous faut regarder devant nous, dire ce que nous voulons et ne pas accepter d'en rester aux slogans des politiques comme celui de Valls : "nous sommes en guerre", ni prendre pour argent comptant les pseudo-analyses des journaux télévisés.
      Gardons les yeux ouverts, soyons critiques, regardons les faits, rien que les faits pour savoir ce qu'ont fait les parties prenantes dans cette situation et quelles sont leurs responsabilités. Exigeons que notre pays mène une politique internationale digne de nos valeurs, responsable, équilibrée, tout le contraire de la politique vélléitaire et suiviste du pouvoir actuel en vérité.

      DemOs

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  2. Un hashtag d'actualité :

    #VenezOnSaime

    L'Europe face au terrorisme :

    https://www.youtube.com/watch?v=ibzxvWPeytU

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  3. A propos du socialisme (je ne parle pas ici de Jaurès ou de Mendes-France).

    La petite histoire du petit parti socialiste en quelques dates :

    - Acte 1 en 1905 : "le parti socialiste est un parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de production et d'échange."
    - Acte 2 en 1946 : "le caractère distinctif du Parti socialiste est de faire dépendre la libération humaine de l'abolition du régime de la propriété capitaliste qui a divisé la société en classes nécessairement antagonistes"
    - Acte 3 en 1969 : "l'utilisation des réformes implique que l'on ait conscience de leur valeur et de leurs limites."
    - Acte 4 en 2008 : "le but de l'action socialiste est l'émancipation complète de la personne humaine."

    Il y a, comme qui dirait, une sorte de glissement. Je vous propose de trouver ce que sera l'acte 5, autrement dit, la promesse de 2017. Ca fait froid dans le dos d'imaginer la suite, non ?

    A Juan : il t'a fallu un long, un très long moment pour "avoir les yeux en face des trous", mais "vieux motard que jamais" (Estrosi). Les dogmes et les structures politiques aussi conservatrices qu'obsolètes sont dépassés. A nous d'inventer l'avenir !

    DemOs

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