30 juillet 2016

482ème semaine politique: contre Daesh, pourquoi le pape François et Michelle Obama ont raison.

 

 

C'est comme une série noire, un cauchemar en plein été. La réalisation d'un scenario détestable mais paraît-il couru d'avance... Après la boucherie de Nice, voici qu'un prêtre est assassiné dans une église française par deux jeunes qui se filment dans des postures ridicules, tandis qu'en Allemagne voisine, un autre très jeune kamikaze se fait sauter dans un festival musical. 

 

Loi du Talion et amalgames en tous genres,  la France politique se déchire à nouveau. Daesh a-t-il eu raison de la République et du bon sens ? 

 

Deux interventions, cette semaine, ont replacé le débat, plus haut, plus fort.


La série noire
Mardi 26 juillet, un peu avant 10 heures, deux jeunes de 19 ans s'infiltrent dans l'église de leur bourgade, Saint-Etienne-du-Rouvray près de Rouen, et égorge le prêtre, 86 ans, et figure locale de l'oecuémnisme religieux. Un paroissien âgé est également brièvement blessé. Les deux tueurs de vieillards désarmés sont abattus par la police.

Et Daesh revendique.

Tuer un prêtre dans une église, Daesh ne pouvait rêver à meilleur symbole. “C’est la première fois qu’on égorge un prêtre en pleine messe en Europe“  confie un expert. Cela frappe l'imaginaire occidental. Pire encore, les 2 auteurs étaient connus des services de renseignement, fichés "S". L'un d'eux était sous contrôle judiciaire, il a commis son crime pendant ses heures de sortie. L'autre avait été arrêté en Turquie mais les services turcs n'avaient que trop tardivement prévenu la France de son identité alors que sa photo circulait dans les services de sécurité français après une alerte attentat publiée une semaine avant le drame.

La machine à polémiques
La machine à polémiques repart. Depuis l'attentat de Nice, ce feuilleton s'est aggravé. La semaine débute sur Bernard Cazeneuve. En Allemagne, trois attentats successifs, sans rapport les uns avec les autres, autorisent l'extrême droite française et nombre d'inquiets survoltés à raconter n'importe quoi.

Quand vont-ils tous se calmer ?

Même le ministre de l'intérieur dérape. Y-a-t-il un problème Cazeneuve ? Trop de surménage ? Une campagne présidentielle à préparer ?

On le croyait plus calme. Le ministre de l'intérieur a choisi de répliquer avec force, précipitations et bêtises à la moindre critique à chaud des conditions de sécurisation de la Promenade des Anglais. La semaine dernière, il attaque le quotidien Libération qui révèle qu'un seul véhicule municipal bloquait la première entrée sur la Promenade des Anglais. Plutôt que de laisser faire les enquêteurs de l'IGPN, il braille, accuse et crie au complot.

On ne comprend pas.

Dimanche, c'est au tour d'une fonctionnaire territoriale, interrogée par le JDD, de se prendre une salve directement du ministre en personne. Sandra Bertin est directrice de la police municipale, et
cheffe du centre de supervision urbain de Nice. Elle était en première ligne à la vidéo-surveillance le dramatique soir du 14 juillet. Elle est aussi secrétaire générale du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale. Avec l'aval d'une conseillère  du maire de Nice, elle lance deux accusations dans le JDD. La première, ridicule, est qu'elle aurait subi du "harcèlement" de la part du ministère de l'intérieur pour donner des informations de terrain. La pauvre n'avait peut-être pas l'habitude de ce genre de crise pour comprendre l'urgence. La seconde accusation, plus sérieuse mais non prouvée à date, est que le ministère voulait tronquer son propre rapport sur les conditions de sécurisation du site.

Et voici notre Cazeneuve en direct à la télévision dimanche soir sur France 2 pour expliquer qu'il porte plainte contre elle pour diffamation. La perte de sang-froid est manifeste. Mardi, une enquête préliminaire est ouverte par le parquet. Jeudi, l'IGPN confirme les propos du ministre - les conditions de sécurité du site étaient adaptées. Sarkozyste pur jus, c'est une fidèle de Christian Estrosi. On dissèque ses comptes Twitter et facebook pour découvrir combien son militantisme anti-Hollande et anti-immigration est réel.

L'effroyable attentat près de Rouen relance à son tour les débats, les outrances, les mesquineries.

Ainsi jeudi, à Notre-Dame de Paris, l'hommage est-il presque national: il aurait pu être grand, il ne le sera pas. Il y a d'abord la petitesse d'une quelques-uns à droite. Ainsi le Figaro qui accuse: "Hommage à Notre-Dame: l'Elysée coupe Nicolas Sarkozy de la photo". On retient donc qu'il ne s'agissait que d'être sur la photo officielle. Il y a aussi la conclusion de l’homélie de Monseigneur Vingt-Trois, qui gâche son propos initial par un curieuse allusion au mariage gay  : "Silence des élites devant les déviances des mœurs etlégalisation des déviances."

Chaque acte terroriste bouscule les esprits faibles.

L'outrance
Faire le jeu de Daesh, c'est notre drame national.

Sarkozy réagit trop vite. Il est 14h30 ce mardi 26 juillet quand l'ancien monarque déboule devant les caméras de télévision. La dignité suppose un peu de recul. On ne connait pas encore tous les détails de l'attentat dans l'église, mais Sarkozy trépigne. Le recueillement lui est étranger.

Il parle donc.

Il confond la République avec la France chrétienne. Il "passe à côté de l'Histoire" commentera un confrère: "en assassinant un prêtre catholique et en blessant gravement des fidèles dans une église, c’est l’âme de la France qui est touchée". La République est laïque. Certains, nombreux, y sont même athées. Et pourtant tout autant français, tout aussi meurtris par ce qui se déroule sous nos yeux ébahis.

La droite furibarde s'engouffre quand même dans la guerre des civilisations. Et persiste dans ses propositions aussi "concrètes" qu'inefficaces et anti-républicaines: on ne dénombre aucun français binational parmi les terroristes islamistes depuis 2012. Les deux meurtriers de 19 ans sont français également. Il réclame encore l'interdiction de consultation de sites islamistes. Une mesure votée, et qui n'empêche rien (A "gauche", le député Olivier Falorni lui emboite le pas en accusant les GAFA d'être les complices de Daesh. On aura tout entendu).

Cette droite furibarde va si loin que l'extrême droite n'a plus grand chose à faire. Certes, elle mobilise ses réseaux sociaux avec un #DefendsTonEglise à peine mobilisateur. Mais tandis que Marine Le Pen se tient coi, Florian Philipot peut railler ces agitations. Le FN, la "force tranquille" ?

On croit rêver. Ou cauchemarder.

Sarkozy franchit aussi un pas de plus vers l'irréparable. Il dénonce "les arguties juridiques" derrière lesquelles le gouvernement Hollande se réfugierait au risque de mal défendre le pays contre la menace islamiste. Ces "arguties juridiques" ne sont rien d'autres que nos droits fondamentaux, et la Constitution d'une République malmenée. Il ne nous reste plus que cela. Car au fil de ce parcours dans l'horreur terroriste, l'essentiel de notre corpus juridique a déjà été progressivement amendé, modifié, réformé pour laisser à nos gouvernants et aux forces de l'ordre des pouvoirs d'espionnage, d'enquête, de sanction et de répression inédits depuis l'Etat français du Maréchal Pétain.  La France, secouée et outragée, a les moyens juridiques d'être une dictature. Il suffit d'actionner les bons boutons. 


Sarkozy attaque aussi pour se défendre. Car son propre bilan en matière de sécurité lui est renvoyé en pleine figure. A Londres, le très libéral Financial Times se fend d'un triste rappel sur l'affaiblissement des services de renseignement de proximité par Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012.

Et en novembre dernier, juste après les attentats de Paris, Sarkozy réclamait d'assigner à résidence avec bracelets électroniques tous les fichés S. Ce sont justement deux fichés S qui ont commis l'irréparable à Saint-Etienne-du-Rouvray.


La responsabilité française
On pourrait remonter aux printemps arabes ou à la guerre en Libye. On pourrait rappeler à Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et David Cameron que s'ils ont permis de sauver des civils à Benghazi au printemps 2011, ils ont surtout laissé la zone dans un état de dévastation politique assez inédite. On pourrait rappeler aux Etats-Unis que Daesh est une créature involontaire de leur fiasco dans la zone irakienne depuis 2003 et la chute du régime de Saddam Hussein.

On pourrait, mais c'est trop tard. Il suffit d'en conserver le souvenir. La responsabilité immédiate de la coalition se porte ailleurs.

Daesh revendique ses crimes, la coalition minimise ses "dommages collatéraux". Cette comparaison effraie. Pourtant, la réalité n'est pas binaire. Elle est grise même si l'horreur islamiste est terrifiante.

Dans nos médias nationaux, la nouvelle est peu commentée: mardi, le représentant syrien à l'ONU accuse ainsi la France d'avoir tué 164 civils - parmi lesquels des enfants, des femmes, des personnes âgées - dans un bombardement de représailles post-attentat de Nice dans le Nord du pays. Mercredi, un autre raid occidental près de Manbij en Syrie aurait fait une soixantaine de victimes civiles.

Le 28 juillet, la coalition ne reconnait que 55 civils tués ... depuis le début des frappes contre Daech en août 2014 (sic!). L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) évoque plutôt le nombre de 600 civils dont 250 enfants tués par les frappes occidentales entre août 2014 et juillet 2016. Ici en France, on minore, on excuse, on relativise. Daesh, nous explique-t-on, force les civils, autant que faire se peut, à rester dans les zones de combat. Alors que les frappes s'intensifiaient en mai dernier, des ONG s'inquiétaient publiquement des drames à venir. Et le choix des mots n'est pas jamais indifférent: "tués", "morts", "boucherie", "massacre", "terrorisme", "victimes", "dommages collatéraux", choisissez votre vocabulaire.

La poursuite de la guerre contre l'Etat islamique en Irak et en Syrie est la première justification avancée par les terroristes pour les attentats. 

"Quand vous passerez à la télévision, vous direz à vos gouvernants que tant qu’il y aura des bombes sur la Syrie, nous continuerons les attentats. Et il y en aura tous les jours. Quand vous arrêterez, nous arrêterons." L'un des tueurs de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray à l'un des paroissiens, mardi 26 juillet 2016.

Comme après chaque attentat, quand Hollande s'exprime, comme après chaque attentat, il évoque la création d'une garde nationale à la Française, qui rassemblera les réservistes de la police, de l'armée et de la gendarmerie. Mais nulle mention des conditions réelles de nos combats en Syrie et en Irak.

Le show terroriste
Comme après chaque attentat, Daesh revendique, via son agence AMAQ; ses "soldats" se mettent en scène dans des vidéos scabreuses. Leurs réalisations sont techniquement médiocres, les postures ridicules, les propos sont sentencieux. Dans la première, les deux tueurs de Rouen se tiennent la main en prêtant allégeance au Calife de l'EI. Dans l'autre, l'un des tueurs tient un propos décousu, parfois contradictoire, souvent haineux.

On pourrait en rire s'ils n'émanaient pas de tueurs sanguinaires. Après le meurtre de mardi, AMAQ publie ainsi coup sur coup deux vidéos figurant les deux jeunes tueurs de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Dans l'une, l'un des assassins appelle ses "frères" à tuer à l'aveugle:  
"Sortez avec un couteau, tout ce qui faut. Agressez-les, tuez-les en masse."
L'anonymat des terroristes dans les médias est en question. Saper la notoriété de ces fous de Dieu serait une arme. Une pétition circule pour forcer la main d'une presse encore majoritairement récalcitrante. Pour le philosophe BHL, il s'agit de les renvoyer à la "nuit des hommes infâmes". Libération explique que ces terroristes islamistes se fichent des médias occidentaux, qu'ils les méprisent et qu'ils ont leur propres organes de propagande et de communication (notamment l'application Telegram).

Pourtant, le besoin d'exhibition et la susceptibilité des fanatisés islamistes face aux critiques semblent manifestes.

La responsabilité de l'islam
"On est dans le deuil, on est choqué", explique jeudi le président des associations musulmanes de Rouen. La communauté musulmane tente de se désolidariser d'avec ces deux nouvelles brebis galeuses. Elle a raison. Ce serait faire le jeu de Daesh que de souhaiter l'inverse. Daesh n'est pas l'islam, mais Daesh procède de l'islam.

L'extrême droite mobilise forcément ses réseaux sociaux: #DefendsTonEglise est son hashtag mobilisateur. Pour un peu, certains porteraient le costume des croisades dans les rues. Entre autres bêtises, Marion Maréchal-Le Pen annonce qu'elle s'enrôle dans la réserve nationale. Elle braille n'importe quoi sur le financement des mosquées en France.

La haine appelle la haine chez les plus fragiles, ou les plus bêtes. Quand une jeune élue brestoise lâche un tweet humoristique très "Charlie Hebdo" à propos du père Hamel, un torrent de menaces de mort et d'insultes lui tombe dessus. 

Qui est Charlie ?

Vingt-quatre heures après l'assassinat du père Hamel, les représentants des religions monothéistes sont conviés à l’Élysée. Les autorités religieuses se mobilisent pour nier l'évidence: il n'y aurait rien de religieux ni de musulman dans ce nouvel acte barbare. "Les relations particulièrement harmonieuses entre nos religions en France", explique l'archevêque de Paris sur le perron du Palais, "sont un élément important en France pour la cohésion de notre société".



En matière de conflit, il n'y a pas besoin d'être deux pour être en guerre. L'Etat islamique attaque, encourage, stimule les meurtres les plus faciles, les plus lâches, les plus barbares, en représailles d'une attaque que lui porte une coalition internationale, au nom d'une seule religion, l'islam. Et même si l'islam est pluriel, même s'il souffre d'un trop-plein d'intermédiaires et de guerres fratricides, c'est bien au nom de lui que cette guerre est menée. 

Dans les colonnes du Monde, le premier ministre demande à "l'islam de France de réagir." Et d'en appeler à "une remise à plat" et "une nouvelle relation avec l’islam de France".

Des mots, simplement des mots. 

Il n'y aurait pas de guerre de religion. Pas si simple. La religion est l'opium du peuple, disait Marx. L'une d'entre elles, l'islam, est aujourd'hui le vecteur  de mobilisation au service d'autres intérêts.  Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le pape François ne dit pas autre chose.
 
Aux JMJ qui débutent en Pologne, le pape François pointe à juste titre cette composante, essentielle, de cette guerre, que les deux meurtriers de Saint-Etienne-du-Rouvray n'ont pas eu l'intelligence ni la curiosité de comprendre: "Cela fait déjà un certain temps que le monde connait une guerre par morceaux. Il y a eu la guerre de 1914, avec ses méthodes, puis celle de 1939, et maintenant cette guerre. Elle est organisée, elle n'est pas organique, mais c'est une guerre. Ce saint prêtre qui est mort au moment où il offrait les prières pour toute l'Église, c'est un parmi d'autres." Et d'ajouter: "il y a une guerre des intérêts, pour l'argent, pour les ressources de la nature, il y a des guerres pour la domination des peuples. Certains pourraient penser que je suis en train de parler de guerre de religions. Non! Toutes les religions veulent la paix. C'est ce que nous voulons. La guerre ce sont les autres qui la veulent… Compris?!"

Le pape pointe vers les intérêts économiques, stratégiques, politiques qui sont à l’œuvre derrière cette "lutte contre le Mal"

Rien d'autre.

Et c'est déjà énorme.

Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez,  et les Le Pen,pouvaient-ils méditer un peu sur les paroles du Saint Père ?

Le modèle Obama
Le second message vient en fin de semaine des Etats-Unis. Évoquer un modèle américain dans l'ambiance sécuritaire est une gageure. Pourtant, quel contraste  entre les débats franco-français et cet autre discours, de l'autre côté de l'Atlantique, à Philadelphie cette même semaine !

Aux Etats-Unis, les Partis républicain puis démocrate tiennent leur convention d'investiture. L'épouse de Trump plagie sans gêne le discours de Michelle Obama d'il y a 8 ans. Trump joue au sérieux, avant de blaguer à nouveau sur le "scandale" des emails d'Hillary Clinton. "La France n'est plus la France" lâche le candidat outrancier. "C'est quand on s'abaisse qu'on ne se ressemble plus. Ça peut arriver à d'autres, outre-Atlantique" rétorque Hollande.

Chez les démocrates, à Philadelphie, le tout-Hollywood défile à l'estrade. Mais le discours qui fait mouche et enflamme l'assistance est celui de Michelle Obama. La future ex-First Lady regonfle à bloc une convention démocrate qui commençait à douter. Certes, on pourrait, on devrait lui rappeler que le bilan de son mari de président, à l'exception de sa grande classe personnelle et d'une loi indispensable sur la protection sociale, n'est pas fameux. Mais Michelle Obama réjouit. Car les messages d'espoir sont rares en ces temps sombres. Nos figures politiques, dont c'est le premier rôle que de guider, d'élever, de mobiliser, s'abiment en disputes minables, en attaques fratricides, en divisions interminables. Michelle Obama fut à l'inverse de nos tristes exemplaires franco-français.

Après le massacre d'Orlando, Michelle Obama a des mots d'apaisement et de fermeté. Elle ne réclame nul changement de constitution, elle appelle à la réconciliation, elle en appelle à la responsabilité des parents, elle évoque ses filles. Elle en appelle à l'optimisme et en la foi en l'avenir. Elle a un slogan, qui fait mouche: "when they go low, we go high." Michelle Obama est femme, mère, noire et futur leader.

"Quand ils s'abaissent, nous nous élevons"

La France s'abaisse, qui l'élèvera ?








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"La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple."
Karl Marx, 1844

2 commentaires:

  1. Juste merci pour cet article !!!

    Les religions sont certes l'opium du peuple mais on ne peut qu'être d'accord avec ce pape (qui semble avoir oublié d'être bête) : cette guerre n'a rien à voir avec la religion (quelle qu'elle soit), elle n'est qu'une lutte de pouvoir ...

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    1. merci m'dame. J'ai été surpris de cette réaction du pape. Et j'applaudis.

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