17 novembre 2016

Macron ? Non, rien. Sarko ou Le Pen.

Emmanuel Macron a déclaré sa candidature à la présidence de la République.

"Je suis candidat à la présidence de la République ; (...) à l’occasion de la présidentielle de mai prochain, nous pouvons choisir d’avancer. Ce combat pour faire réussir notre pays, commencera en mai 2017. Un président n’est pas simplement investi d’une action, il porte aussi les valeurs de notre pays, la continuité de son histoire et de manière cachée la vigueur et la dignité d’une vie publique. J’y suis prêt."
Soutenu par la frange centriste du parti socialiste (#lol), et quelques financements privés, l'ancien ministre a fait évacuer de force un un centre de formation mécaniciens dans une banlieue populaire du Nord de l'Ile-de-France, à Bobigny, pour y faire sa déclaration de candidature. Cela n'a pas empêcher Macron d'oser: "Notre pays se redressera par la jeunesse. On lui a trop fait de promesses".

S'adresser à la jeunesse, mais en expulser les quelques exemplaires qui se trouvaient dans la pièce, quel curieux et désagréable symbole.

Il y a eu quand même quelques soutiens du trop jeune candidat pour penser que cet exercice de communication artificiel était sincère, heureux, et bienvenue.
"La symbolique est forte. On annonce des choses en banlieue, pas sur le plateau de TF1" Patrick Toulmet, président de la chambre des métiers et de l’artisanat de la Seine-Saint-Denis.
 Ces gens-là sont hors sol.

Un entre-soi artificiel, une élite déconnectée, puisque le terme est à la mode. Mais pire, Macron est le mouton utile de la horde de loups extrême-droitistes furibards qui vont concourir, ou aboyer, lors du prochain scrutin.

Cette annonce avait été fuitée la veille par les communicants.

Macron a le sens du suspense.

L'objectif de cette déclaration précipitée, quatre jours avant le premier tour de la primaire de la droite, est assez évident: perturber l'électorat centre-droit qui pouvait être tenté par Alain Juppé, et favoriser ainsi la qualification de Nicolas Sarkozy. Il est possible que les plans soient déjoués par cette "percée" sondagière de François Fillon.



3 commentaires:

  1. C'était la troisième fois qu'il y allait, avant il avait rencontré les étudiants, évidemment puisque entre autre il faisait des remises de prix, et il mangeait même à la cantine comme tout le monde.

    Sarkofrance, la démagogie comme Sarko.

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    1. Evacuer les jeunes étudiants de ce centre est une bourde, une faute, un signe. Que cela vous énerve est compréhensible. La com', poussée à l'extrême, sonne toujours faux à un moment.

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  2. tiens, c'est cadeau :
    http://iceman75.free.fr/tracts/affiche1.jpg

    comme j'ai pris ma retraite des blogs politique.... Donc j'essaye des messages plus simples contre les idées reçues, plus simples à diffuser ou partager. A toi de jouer, Juan . Merci.

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