23 novembre 2019

Macron recule enfin - 654ème semaine politique



Depuis 2017, le nouveau monde ressemble à celui d'avant-hier: sous une image de modernité libéral-sociale, le programme politique mis en œuvre depuis l'élection d'Emmanuel Macron et d'une majorité pléthorique à l'Assemblée nationale, sur la base de promesses floues et d'une injonction au "barrage" contre l'autoritarisme et la xénophobie de l'extrême droite, s'est révélé  protecteur de la rente et des puissants, violent contre les oppositions, xénophobe contre les minorités étrangères les plus fragiles; bref, illibéral.

Macron a précarisé davantage les salariés en général (loi travail), du secteur privé (réduction des instances représentatives du personnel, facilitation des licenciements collectifs, réduction des droits au chômage, etc) et du public (gel des moyens, réforme du train, privatisation d'ADP, etc) au nom d'un exercice de rigueur qu'il a épargné à un demi-million de foyers aisés; il a fragilisé la Sécurité sociale en "exonérant" à tour de bras les uns (riches) et les autres, ou les entreprises, de la contribution sociale, faisant miroiter un "gain" de pouvoir d'achat aux salariés et de compétitivité aux entreprises. Les premiers comprennent peu à peu que ces "gains" s'accompagnent de réduction des moyens de la Sacu qu'il leur faudra compenser de leur poche; les autres ont préféré limiter l'investissement et la création d'emploi nets au profit de versement record de dividendes.

Sous Macron, la pauvreté s'est aggravé : l'inflation des produits et services essentiels est plus importante que le maigre gain de pouvoir d'achat. Le nombre de pauvres laissés sur les bas-côtés de la start-up nation a augmenté, et non pas pour de simples raisons statistiques comme tentent de le faire croire les supporteurs du monarque: la réduction des aides aux logement n'est pas compensée en moyenne par la réduction des loyers sociaux (INSEE: "sans prendre en compte la diminution des aides au logement des locataires du parc social, le taux de pauvreté augmenterait de 0,2 point en 2018")

Ici ou là, ses supporteurs brandissent telle ou telle mesure pour contredire cette analyse aux antipodes des histoires de Bisounours que les services de communication officielle ont concocté pour dépeindre la Macronie (comme cette suppression de la taxe d'habitation, y compris pour les plus riches, ... compensée par des hausses d'autres taxes; ou la revalorisation du minimum vieillesse ... quand les autres prestations sociales sont gelées depuis 2 ans). 

Ou bien ces supporteurs caricaturent leurs oppositions pour mieux justifier ce qui s'apparente à une répression: on excuse les milliers d'arrestations, les centaines de blessé(e)s et de vies brisées en exhibant la violence de quelques heurts, pour lieux cacher les cohortes déterminées et paisibles. On qualifie d'ultragauche celles et ceux qui contestent l'affaiblissement des conditions sociales. On assimile aux "black blocs" tous les manifestants  (parmi lesquels se cachent des policiers en civil).

En Macronie, la police fait des contrôles d'identités, fouille les sacs, délivre des amendes ou menace d'arrestation si l'on exhibe un gilet jaune sur la voie publique, ou le livre du journaliste David Dufresne qui documenta pendant une année le nombre de blessés pendant les manifestations des Gilets Jaunes. En Macronie, la hiérarchie policière exprime sa haine politique de l'opposition.

Quand il s'agace, comme cette semaine à Amiens devant un parterre d'étudiants amorphes et filtrés par la police, de ce pays, "en ce moment (...) trop négatif sur lui-même", Macron s'abrite derrière l'histoire sociale et les acquis sociaux de ce pays, des acquis dont il n'est nullement l'auteur et qu'il remet justement en question: "quand on parle des conditions étudiantes comparons la France aux autres pays." Macron est-il justement pour quelque chose de cet "avantage français" ? Non, rien. il travaille à sa réduction.

La contre-révolution macroniste, puisqu'il faut appeler un chat un chat et désigner ce retour vers les tréfonds pré-capitalistes de l'exploitation des gens pour ce qu'il est, a semble-t-il atteint un plateau. "Cela s'est vu", cela s'est trop vu que Jupiter était aussi jeune que ses idées sont vieilles, qu'il n'est que le pantin d'une oligarchie "ni ne gauche ni de droite", appuyée sur des intérêts puissants et un discours efficace pour polir les effets ravageurs de sa domination.

La Macronie s'effraye et s'enraye.

Elle s'effraye de ces appels à la grève pour le 5 décembre qui se multiplient depuis des semaines. Le gouvernement démine, mais rien n'y fait.

La mobilisation progresse, tous les syndicats participent (CGT, FO, CFDT, FSU, Solidaires, CFE-CGC, SUD), mais aussi SNCF, agents de la RATP, contrôleurs aériens, employés d'Air France, chauffeurs routiers, taxis, déménageurs, ambulanciers, agents portuaires et Dockers, employés d'EDF, agriculteurs (MODEF, FNSEA, JA), étudiants (UNEF, SOLIDAIRES, FSE, SELA-CGT), lycéens (MNL, FIDEL), magustrats (SM), avocats (Conseil national des barreaux), tous les corps enseignants et fonctionnaires de l'Education Nationale, les agents de Pôle Emploi et de la Poste, les personnels de santé, les pompiers, les syndicats du spectacle et de l'audiovisuel, les représentants des salariés d'Orange et de Groupama, les nourrices et assistantes maternelles, la totalité des partis de gauche, des Gilets Jaunes, ATTAC. Même des syndicats de police appellent à participer (par des actions dans les commissariats de 10 à 15h, et zèle pour les contrôles dans les aéroports et sur les autoroutes).

Mi-novembre, Macron avait eu peur des manifestation des personnels de santé, au point que son premier ministre a annoncé un nouveau plan pour l'hôpital public. Le ministre de la santé Agnès Buzyn s'agaçait en avril 2018: "j'en ai assez du discours catastrophique sur l'hôpital". En septembre, elle lâche une aumône de 70 millions. Puis fin novembre, voici encore un plan, et encore une fois sous la pression: 1,5 milliards d'euros sur trois an. Et une prime "pérenne" de 66 euros mensuels pour 40 000 employé.e.s; (pourquoi pas une augmentation de salaire ? Pour éviter de renchérir le coût des retraites... Il n'y a pas de petites économies...). Et enfin une seconde prime de ... 25 euros mensuels, à la discrétion des directeurs d'établissements, pour "valoriser, selon des critères qu’ils auront eux-mêmes définis, l’engagement et l’investissement des personnels."

Jupiter est trop généreux.
"Le néolibéralisme défend l’idée que l’État doit, dans l’intérêt général, se placer du côté du capital pour favoriser la création de richesses à partager par une marchandisation élargie de la société." Romaric Godin : La guerre sociale en France. Aux sources économiques de la démocratie autoritaire. La découverte, septembre 2019.
Sur les trois revendications principales des grévistes depuis mars - effectifs supplémentaires, ouvertures de lits dans les services, augmentations de salaires, rien, pas un mot. Circulez, il n'y a rien à voir. Macron ose même annoncer la reprise d'un tiers de la dette des établissements, soit 10 milliards d'euros sur trois ans.  Qui a mis les hôpitaux en dette ? Certainement pas lui tout seul, le sous-financement ne date pas d'hier. Mais les deux lois de financement  de la sécurité sociale dont la Macronie est responsable ont prévu toutes les deux de réduire de quasiment la moitié la progression du financement de la Sécu: le coût de la santé augmente naturellement de 4 milliards par an sous l'effet conjugué du vieillissement et de l'amélioration des soins.

Mais la majorité macroniste, avec ses plans d'économies (encore 800 millions d'euros d'économies demandés aux hôpitaux l'an prochain) et de déremboursements, n'en a cure. Au contraire, elle a augmenté de plus de 20 milliards d'euros les exonérations de cotisations sociales (sur un total de 52 milliards d'euros), au nom de la compétitivité et du "ruissellement": 18 milliards pour la  transformation du crédit d'impôt compétitivité emploi en allégements directs de charges en 2018, 3 milliards de "mesures d'urgence économique et sociale" pour faire face à la fronde des Gilets Jaunes en décembre 2018, non compensées par l'Etat; éxonérations des heures supplémentaires; flat tax qui réduit les cotisations sociales sur les revenus financiers à 17,2% (contre plus de 50% sur les revenus du travail).

La Macronie s'enraye. 

La peur de provoquer une colère plus grande encore paralyse l'action "réformatrice" du jeune monarque. Comme Sarkozy à mi-mandat, Macron s'agite sans agir.

Sarkozy était hargneux, Macron "positive". Sarkozy provoquait avec spontanéité ("casse-toi pov'con"), Macron tait ses provocations avec soin. Comme Sarkozy à mi-mandat, Macron s'est choisi l'immigration sous toutes ses formes comme sujet de diversion politique: après le durcissement des conditions d'asile sur le modèle recommandé par l'extrême droite européenne (avril 2018), Macron a artificiellement posé l'immigration dans son Grand Débat post-Gilets Jaunes (mars 2019). Il a fait lancer des polémiques sur le voile dans les sroties scolaires et la prétendues déscolarisations de petites filles musulmanes (septembre 2019), puis il a ensuite imposé un débat à l'Assemblée nationale (octobre 2019). Ces agitations xénophobes au sommet de l’État cache mal la paralysie et la peur qui semblent avoir saisi l'Elysée

Sa réforme des retraites, promise pour l'été 2019, puis repoussée au nom de la concertation, est un bel exemple. Incapable de négocier, la Macronie dilue le sujet et ne sait plus que dire sur la réforme.

Quelques trolls macronistes ciblent encore les régimes sociaux des cheminot, la proie est facile, mais le coeur n'y est plus. Macron a peur, il cède. A Amiens, Macron s'agace de cette mobilisation contre son projet, au point d'avouer publiquement qu'il a été contraint de le vider de l'essentiel: "Le 5 décembre est quelque chose d'étrange. Il va y avoir une mobilisation massive contre une réforme dont on ne connait pas les termes exacts. C'est parce que c’est avant tout une mobilisation contre la fin des régimes spéciaux." Quand il va à l'usine Whirpool voisine, dont la reprise a échoué, sa visite est gâché par le député François Ruffin (insoumis), qui lui balance courtoisement:
"Monsieur le président, vous grandiriez l'Etat à admettre que vous avez merdé."
 Macron a merdé, et maintenant il cède parce qu'il a peur. Il fait encore des dégâts, comme sa politique xénophobe, ou le sous-financement de la "grands projets" de sa Présidence des riches. Même l'écologie n'existe plus que dans ses discours pompeux. 
 

Ami salarié(e), étudiant(e), retraité(e),  ne lâchez rien.

Jupiter a peur.


Ami(e) macroniste, où es-tu ?



43 commentaires:

  1. Juan : jusqu'où irez-vous ? N'avez-vous vraiment pas peur du ridicule ?

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    1. Depuis le temps que je lis et que j'ai fini par survoler vos jérémiades posts après posts Elie, il est clair que c'est vous qui n'avez pas peur du ridicule. Bisous.

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  2. Il est faux de dire que si le coût des dépenses de soins augmente de 2,5 % en moyenne par an ( l' ONDAM est toujours un peu dépassé ) c'est à cause :

    - du vieillissement de la population : d'une année sur l'autre,nous ne vieillissons que d'un an, ce qui ne modifie presque pas la pyramide des âges ; le vieillissement de la population explique 0,6 % des hausses annuelles des dépenses de soins, reste à expliquer les 1,9 % restants ;

    -du coût des nouvelles techniques dont le prix diminue à mesure qu' elles passent du prototype à l'appareillage miniaturisé et de diffusion de masse (comparer le prix des premiets scanners à ceux d'aujourd'hui ).

    La cause essentielle de la hausse continuelle de nos dépenses de soins ( rappelons que l'assurance-maladie allemande est, en général, bénéficiaire) est structurelle : il est impossible de financer socialement une demande illimitée ( ne pas souffrir, ne pas vieillir, ne pas mourir ) et régulée par les mécanismes du marché ( chaque assuré va consulter qui il veut autant de fois qu'il le veut, chaque prestataire de soins fait ce qu'il veut).
    -

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    1. "Les 1.9% restant"...c'est le sur-coût des médicaments en général et des actes médicaux spécialisés en particulier. Comme dans d'autres secteurs, les trusts pompent la finance publique et on accuse les malades, les chômeurs, les pauvres...

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    2. @ Robert Spire (message censuré, on se demande bien pourquoi...)

      Vous avez raison, j'ai oublié le problème majeur pour l'avenir, celui des nouveaux médicaments, essentiellement basés sur l'immunothérapie ( anticancéreuse, mais pas seulement : maladies auto-immunes, etc.), à des prix astronomiques, mais dont il est difficile de savoir s'ils sont justifiés ; en effet, ces médicaments s'adressent à un nombre beaucoup plus limité de malades, et imposent donc une marge bénéficiaire bien plus forte, faute de quoi ils n'existeraient peut-être pas. Tout ce qu'on peut constater, c'est que, moyennant "marchandages", des organismes solidaires d'assurance-maladie non nationalisés (Sécurité Sociale française, organisme de droit privé) ou nationalisés ( NHS britannique ) arrivent, pour le moment, à y faire face.

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  3. Par perversion du langage et des idées on veut nous persuader que les "conquis sociaux" relèvent de privilèges d'un ancien monde rétrograde et que le "progressisme" consiste à les réduire ou les privatiser (ce qui revient au même) à cause de la prétendue concurrence internationale imposée par la "mondialisation"...G.J. ou pas, de plus en plus de gens ont compris que le sens du mot "progrés" des néolibéraux, n'est que la "loi d'airain de la production capitaliste."
    Voilà ce qu'écrivait Eric J. Hobsbawn (les enjeux du XXIè siècle) en 1999:
    "Ne confondons pas mondialisation et rupture des modes de vie traditionnels. Le seul aspect de cette rupture qui puisse être directement relié à la mondialisation est la précarité de l'emploi, parce que la mondialisation est supposée contraindre les entreprise a adopter une plus grande flexibilité dans les forces de travail. Mais même cela, dans la plupart des cas, n'est pas le fait de la concurrence internationale. L'insécurité professionnelle est une nouvelle stratégie et une tactique pour augmenter les profits et réduire autant que possible le travail humain ou le payer moins. Dans l'économie capitaliste moderne, le seul facteur dont il soit difficile d'accroître la productivité ou de diminuer le coût est l'être humain. La pression est donc très forte pour tenter de l'éliminer du processus de production. Cela se produira avec ou sans concurrence internationale. en réalité, la compétitivité mondiale est l'excuse invoquée pour justifier ce processus.
    (...)
    C'est la loi d'airain de la production capitaliste plutôt que celle de la concurrence mondiale. Si l'automatisation le permet, les banques réduiront leur personnel indépendamment de la concurrence éventuelle d'une banque de Hong-kong."

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  4. L'argent qui a été saupoudré pour l'hôpital de manière injuste montre à quel point le gouvernement n'a pas changé de route et qu'il continuera sa destruction progressive, abusivement nommée réforme, du système de soin ...quelle sera la prochaine étape ?
    Quant à la fin des régimes spéciaux ce n'est qu'un écran de fumée pour faire baisser toutes les retraites ...les gens ne sont pas dupes .
    Sylvie

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    1. ( réponse censurée...on verra bien !
      Sylvie, D'où sort ce saupoudrage injuste de l'hôpital "? Les sommes en question, entre financements supplémentaires, reprise.de dettes et hausses de salaires ( 70 % des dépenses hospitalières sont liées à la masse salariale incompréhensible ) étalées sur seulement 3 ans sont énormes, d'autant que l'hôpital représente plus de la moitié du budget de l'assurance-maladie ! Mais il est évident que ceci ne peut se faire qu'au cas par cas, selon que chaque hôpital est sous-équipé ou sur-équipé par rapport a son activité réelle.
      Mais il est vrai que, pour vous, l'argent n'est pas un problème.

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    2. (autre réponse censurée)
      Sylvie,
      " la suppression des régimes spéciaux n'est qu'un écran de fumée pour masquer la baisse de toutes les retraites " ; assez grosse, celle-là !

      - comment pouvez-vous avoir un avis sur les effets d'une réforme qui n'est pas encore connue ?

      -il y aura forcément des perdants mais aussi des gagnants, qui ne seront pas les mêmes que dans le système actuel,mais il est impossible de savoir encore lesquels;

      -la simple suppression des régimes spéciaux, qui n'ont plus de raison d'être, et qui sont financés par les impôts d'une majorité de Français qui n'en bénéficient pas, serait déjà une mesure de justice fiscale ;

      - la retraite par points est le seul système adapté à des économies où chacun sera amené à changer, plusieurs fois dans sa vie, de statut et de métier - car des anciens métiers disparaîtront et de nouveaux métiers apparaîront à un rythme de plus en plus rapide ;

      -laisser le système en l'état constituerait la certitude de la baisse de toutes les retraites;

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  5. 4 réponses très argumentées censurées ( 1 a Robert Spire sur les médicaments, 3 à Sylvie dont 1 sur les hôpitaux et 2 sur les retraites ))...sans même que Juan signale leur suppression...Décidément, Juan n'aime pas les arguments...et, maintenant, il a la censure honteuse !

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    1. En fait: chaque fois que Juan n'a aucun argument à opposer...il censure !

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  6. Le problème de la solidarité nationale est qu'à part CSG et RDS, elle est financée que par le travail et non par la richesse "crée". Comme nous avons un problème de sous emploi, nous avons un problème de financement de la solidarité.
    Pourquoi avons nous un problème de sous-emploi, je vous renvoie à la citation de Eric J. Hobsbawn rapportée par Robert Spire.
    SI les personnes avaient la certitude de pouvoir vivre des emplois qui sont proposés, je pense qu'elles les prendraient. Mais vivre cela ne veux pas dire faire 3h de route pour 8h de présence. Ne pas avoir les moyens suffisants pour nourrir sa famille, comptons 25 € par jour et par personne du foyer, soit 750 € par mois et par personne du foyer...Et il faut payer les "facilities" actuelle : eau, électricité, gaz parfois, tel/internet...
    Voilà des pistes pour redresser la situation actuelle sans toucher à ce que reçoivent les gens.
    Cordialement,

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    1. Non, Hobsbawn se trompe : à l'intérieur de leurs frontières, les pays scandinaves ont sû pratiquer pendant des décennies des systèmes de croissance forte, de plein emploi et du faible écart de revenus du monde entre riches et pauvres, grâce à une redistribution de la richesse créée par les plus forts prélèvements obligatoires du monde, allant jusqu'à une tranche d'impôt sur le revenu de 100% : le tout bien accepté par la population, qui voyait bien ce qu' elle recevait en échange de ces prélèvements.

      Mais toute cette social-démocratie a explosé face à la globalisation de l'économie sans harmonisation fiscale .

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    2. Donc que faut il supprimer : la social démocratie ou la globalisation sans harmonie fiscale ?
      Merci de votre réponse.

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  7. Juan,

    Je réagis ici, très sérieusement car ça me paraît grave, au dernier billet de votre rubrique ci-dessous ( et dans laquelle je suis encore plus systématiquement censuré qu'ici ), intitulé " Nous tout.e.s" .

    Vous nous dites avoir participé à la manif contre les féminicides ( c'est bien de l'avoir fait, effectivement ), et d'y avoir croisé des gens de toutes genres et de toutes couleurs : j'ai mis un certain temps à comprendre que le mot "genre" était à la place de là où j'aurais écrit "sexe".

    Mais ne vous rendez-vous pas compte de l' absurdité de votre contradiction ??? Comment qualifier de " féminicide" l'assassinat d'une personne vêtue en femme mais porteuse de gros organes génitaux masculins ? Au moins, Mélenchon ne semble pas aller jusqu'à un tel ridicule.

    Je me dis parfois que si la gauche est morte, c'est moins de la globalisation de l'économie que du conformisme de sa pensée dont toute autocritique semble désormais avoir été bannie.

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    1. Ou alors, il faudrait remplacer le mot "féminicide" par le mot "genricide" ! Car, que vous le vouliez ou pas, " féminicide " renvoie au sexe purement biologique.

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  8. @ Sylvie
    Avant d '" être contre ",par principe, comme Juan, essayez au moins de comprendre en quoi consiste ce que vous appelez "saupoudrage des hôpitaux" ! Car c'est assez simple, en fait :

    https://www.lequotidiendumedecin.fr/hopital/politique-hospitaliere/agnes-buzyn-defend-son-plan-hopital-une-bouffee-doxygene-enorme-pour-recruter-investir-et-monter-des

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  9. "Le jeu de société le plus populaire, c’est la chasse aux boucs émissaires. Quand un grand ratage a eu lieu, la faute en incombe, dans la plupart des cas, non pas à la chose même mais aux personnes. Jamais ce ne sont des objectifs hybrides, des rapports sociaux destructeurs ou des structures contradictoires que l’on tient pour responsables, mais toujours le manque de volonté des sujets, leur incapacité, voire leur mauvaise volonté."

    "NON-RENTABLES, UNISSEZ-VOUS !
    La logique qui fonde ce système est aussi simple que brutale : n'ont le droit d'exister que ceux qui sont rentables ou que ce qui est rentable. (...)
    La logique capitaliste ne prononce pas seulement ce verdict contre les individus, mais aussi contre les domaines et institutions correspondants : l'éducation, la formation, les soins, l'assistance, la santé, l'art, la culture, etc. , apparaissent comme des faux frais à éliminer." (Robert Kurz - Avis aux naufragés)

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    1. @Robert Spire
      Je ne sais pas ce que vous entendez par " droit à exister"; mais ce qui est certain, c'est que, aussi bien en économie capitaliste qu'en économie communiste, personne ne sera rémunéré en échange d'une activité qui ne sera utile à personne ( ni à un autre particulier, ni à une entreprise privée ou publique, ni à la collectivité : les "Ateliers Nationaux " ne reviendront plus jamais !); ensuite, chaque société capitaliste ou communiste apportera plus ou moins d'aide (que certains appelleront "assistance" ef d'autres "protection sociale ") à ceux qui ne seront pas capables de fournir un service dont personne n'aura besoin et ne voudra rémunérer, pour différentes raisons : maladie, âge, formations initiale ou continue insuffisantes, etc.

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    2. Juste un exemple, une mère au foyer est très utile à la collectivité mais non rémunérée.

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    3. S'il s'agit d'un couple, elle est rémunérée par l' Etat, via une part fiscale qui diminue les impôts du couple; si c'est une femme seule avec enfants, via une demi-part fiscale par enfant; et si c'est une femme seule et sans enfants, elle ne sera pas rémunérée du tout, son intérieur fût-il impeccable: pour être rémunérée, elle devra aller rendre impeccable l'intérieur de quelqu'un d'autre, c'est-à-dire devenir femme de ménage.

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    4. Quand je dis "rémunérée", j'entends "salaire décent" et non aumône et mépris.

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  10. Quand Marion Maréchal démontre qu'elle est bien plus fine politique que Marine Le Pen pour réussir à rassembler la droite classique et l'extrême-droite...( et ëlle, elle est plus jeune, elle peut se donner le temps, en sachant bien que 2022 sera pour Macron ):

    https://www.bfmtv.com/politique/reforme-des-retraites-marion-marechal-n-ira-pas-manifester-le-5-decembre-1812708.html

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  11. @ Sylvie, et @ tous ceux qui s'intéressent aux vraies raisons de la crise de notre système de soins, qui ne se limite pas à celle de notre système des urgences :

    http://www.slate.fr/story/158065/systeme-sante-reforme-chantier-defis-hopital-medecine-etat-des-lieux

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  12. @ Alain Bobards, qui comprend vite quand on lui explique lentement : "féminicide " renvoie obligatoirement au sexe purement biologique et au seul inné " genre" renvoie à l'éducation, aux choix, aux tendances personnelles, etc. : mais il ne peut pas il y avoir de féminicide sur quelqu'un de genre féminin mais de sexe biologique masculin.

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  13. Passionnante, cette corrélation entre état de santé, société, sociabilité...et même Gilets Jaunes !


    https://www.lepoint.fr/debats/kervasdoue-la-cohesion-sociale-est-bonne-pour-la-sante-25-11-2019-2349472_2.php

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  14. Et maintenant, pour changer, rions un peu :

    Les femmes espagnoles ont confiance dans la Justice de leur pays !

    https://www.20minutes.fr/insolite/2551707-20190629-espagne-embauche-gendre-tuer-compagnon-puis-denonce-escroquerie

    PS - pour Alain Bobards : hominicide ou genricide ?

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  15. Je suis tout de même épaté par le nombre de commentateurs qui, après avoir réclamé et finalement obtenu ma censure du blog, continuent à me suivre sur celui-ci et à me répondre sur l'autre !
    Y en a qui savent pas ce qu'ils veulent...

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  16. Autre article superbe ( et inquiétant ) : quelle sale époque !

    https://www.marianne.net/debattons/billets/affaire-finkielkraut-pourquoi-notre-societe-ne-tolere-plus-le-second-degre

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  17. Finkielkraut reproche à ses détracteurs ce que lui se permet dans le genre "hystérie radicale" (lol !). Il fait parti de ces gens qui se croient "supérieurs" et qui ne supportent pas que les autres aient la parole.
    Rappelons qu’Anders Behring Breivik, le terroriste norvégien d’extrême droite qui a tué 77 personnes en 2011, citait Finkielkraut parmi ses inspirateurs:
    https://www.liberation.fr/france/2011/07/27/la-france-imaginaire-d-anders-breivik_751634

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  18. 1 à 1, balle au centre pour le "second degré"...😂

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  19. En Suède: pas terrible, la retraite par points...

    https://f7td5.app.goo.gl/GmysZT

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  20. Quand on découvre qu'en réalité, Macron et Ruffin s'entendent très bien...

    Une conversation exhumée entre Emmanuel Macron et François Ruffin agite la gauche de la gauche

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/11/26/une-conversation-exhumee-entre-emmanuel-macron-et-francois-ruffin-agite-la-gauche-de-la-gauche_6020627_823448.html
    via Le Monde

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  21. Bizarre, vous ne citez pas votre journal favori ??
    "Ruffin, Macron et les salariés d'Ecopla : ce qu'il y a vraiment derrière le faux scoop de Juan Branco"
    https://www.marianne.net/politique/ruffin-macron-salaries-ecopla-faux-scoop-juan-branco

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    1. Marianne, mon journal favori ??? Parce que j'y ai longtemps écrit? Comme disait Groucho Marx " Je refuse de faire partie d'un club qui accepte des gens comme moi ".

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  22. @ Juan et ses commentateurs :

    Bon, au moins, on sera tous d'accord pour dire que Macron, c'est un brave type, non ?

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  23. Les problèmes pour lesquels il n'y a pas de solution sont toujours les plus intéressants :

    https://www.capital.fr/economie-politique/la-foire-aux-arrets-maladie-continue-de-plus-belle-1354220

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  24. @ Sylvie ( pas à Juan, c'est sans espoir !):

    Un commentaire sérieux, pour une fois:

    La France dépense plus pour l’hôpital que ses voisins européens
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/la-france-depense-plus-pour-l-hopital-que-ses-voisins-europeens-20191128

    Nous sommes devenus un pays d'enfants gâtés qui veulent " toujours plus" et pour lesquels l'argent n'est pas un problème.

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    1. "Là, vous avez fait très fort, dans le ridicule."...:-)

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    2. salut "coucou un-six" , coucou car comme l'oiseau du même nom qui vient squatter le nid des autres car incapable d'en faire tout seul et 16 (ou autres arrondissements précaires) façon neuf - trois parce que tu comprends je suis quant un sacré de rebelle et tout seul contre tout le monde...Sérieusement t'en en pas marre.je fais partie des gens qui en chient dans la vie,la feuille hebdomadaire de Juan me fait un bien fou , car elle reflète d'une lucidité salutaire,comme ses chroniques d'ailleurs très éloignée de france info (merci sibylle weil) ou du journal de france2 avec Ken le présentateur si mignon...rien que sur le billet de cette semaine j'ai renoncé à compter tes interventions.cette masturbation convulsive a fini(?) par te rendre sourd aux préoccupations de tes concitoyens.alors un conseil ,dimanche prochain descend au marché en bas de chez toi achète de quoi faire une bonne bouffe et régale ta petite famille ou amis (à moins que tu n'en ai plus parce que tu les a gonflés)...je vais m’arrêter là pour le moment , mais si le gâteau ne te plais pas tu n'est pas obligé de cracher dedans , il y en à qui çà plait.sinon merci Juan pour et surtout ne laisse pas tomber ,tu devrais être remboursé par la sécu.

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