"Ceux qui ne sont rien" sont ceux qui font tout.

 

Ils sont banquiers, hommes d'affaires, grands patrons, publicitaires, traders, éditorialistes, cadres supérieurs, dirigeants, rentiers, propriétaires, actionnaires, promoteurs, bref, des premiers de cordée qui "investissent", "créent de l'emploi" et font "tourner l'économie". 

Depuis un mois et demi en Europe, ils ne sont plus grand chose. 



Leur modèle est en pause, une pause violente et contrainte. Leur position sociale a été mise à terre par un virus. Ils sont terrés à domicile ou dans leur résidence secondaire, confinés à donner des ordres en télétravail en priant chaque heure de chaque jour que des petites mains - ouvrier(e)s, livreurs, éboueurs, manutentionnaires, aides soignantes, et caissières, ne lâchent pas, ne craquent pas.

Les premiers de cordée sont ceux qui ne sont rien. Ils sont nus, ils sont à nu. C'est l'une des révélations de cette crise sanitaire devenue bouleversement économique. Il n'a pas fallu un mois que que la hiérarchie de l'utilité sociale soit complètement bouleversée.  

Ceux qui n'étaient rien sont ceux qui aujourd'hui font tout.
"Il est essentiel que tous les acteurs de la chaîne de production, de l’agriculteur aux ouvriers de l’industrie agroalimentaire, en passant par les transporteurs ou les caissières des supermarchés, restent présents à leur poste." Bruno Le Maire, 20 mars 2020.
Bien sûr, quelques éditocrates français propagent les mêmes abjections qu'Outre-Atlantique sur l'arbitrage prétendu nécessaire de faire repartir au plus vite l'économie au risque de tuer quelques dizaines de milliers d'anciens supplémentaires. L'éditocrate Christophe Barbier est à cet égard exemplaire: le 13 avril, il propose une "carotte" pour que les gens acceptent d'être espionner par un appli de tracking: "Il faut dire : tous ceux qui téléchargeront l’application seront prioritaires le jour où on aura des tests de sérologie qui permettront de déconfiner ceux qui sont immunisés." La veille, il se demandait s'il fallait continuer de mettre à l'arrêt l'économie pour sauver quelques vies de personnes âgées.


Bien sûr, les inégalités de classe sont toujours là. Les plus pauvres cumulent tous les handicaps - ils sont moins protégés, ils sont contraints au labeur physique, ils sont plus exposés au risque sanitaire, ils n'ont pas le choix du télétravail. Contraint par l'ampleur de l'arrêt économique, Macron a bien agi en prolongeant immédiatement et temporairement l'éligibilité des minima sociaux et de l'indemnisation chômage. Comme Sarkozy en 2009 qui lança le RSA. C'était la moindre des choses, après les ravages que son propre gouvernement a fait sur ces mêmes prestations: réduction des soins remboursés, plans d'économies sur la santé publique, réduction des retraites, réduction de l'accès au chômage pour 2 millions de personnes, gel des prestations sociales et des minima sociaux (hors minimum vieillesse).

Il n'y a pas si longtemps, "ceux qui ne sont rien" (Macron 2017) étaient ceux qui n'avaient qu'à travailler "pour se payer un costard" (Macron, 2016), ou "traverser la rue pour trouver un travail" (Macron, 2018), ces "Gaulois réfractaires" qui ne sont pas le cœur électoral de la Macronie.

Ceux qui ne sont rien et sur lesquels la France d'en haut compte aujourd'hui beaucoup sont aussi, mais pas seulement, les Gilets Jaunes d'hier si méprisés, caricaturés, brutalisés souvent.


Macron, l'incompétence devenue danger
On cache presque le nombre de morts. Le directeur de la Santé n'insiste plus sur le nombre de morts quotidiens - il ne le connait qu'imparfaitement.

Lundi de Pâques, Macron prend presque une demi-heure de son temps si précieux pour faire le show télévisuel. L'offensive médiatique du jeune monarque change de terrain. Il suspend provisoirement ses déplacements filmés qui ont suscité consternation, gêne et amusement les semaines précédentes.

Ce lundi soir, presque 37 millions de téléspectateurs/rices sont devant leur poste. Il évacue les termes guerriers de son discours, remercie beaucoup, enfin. Il raconte tout, mais aussi son contraire. Le fameux "en même temps".

Les enfants, pour qui le respect des "gestes barrière" sera le plus difficile à faire respecter, retourneront à l'école le 11 mai, et "en même temps", les étudiants devront rester confinés jusqu'en septembre. Les écoles avec des centaines de milliers de bambins seront ré-ouvertes et "en même temps" les cinémas et salles de spectacle resteront fermer. "L’objectif n’est donc pas scolaire… Il s’agit avant tout de permettre aux parents de retourner travailler", résume la députée insoumise Clémentine Autain. Macron parle de plan de déconfinement, et "en même temps" son gouvernement est incapable de livrer les tests et le matériel de protection. Macron récuse même que tester soit la solution, alors que c'est justement la seule méthode connue, et pratiquée, à ce jour. On ne sait pas si on aura un vaccin, si même l'homme peut être immunisé, mais Macron se force à donner une date de sortie, qui n'en est pas une. "Il faut donner un horizon" se justifie-t-il en privé. Car pour compléter cette offensive médiatique, Macron a livré ses éléments de langage à une douzaine de journalistes triés par l'Elysée chargés de faire le service après vente.

Un médecin explique ensuite qu'il faudrait laisser confinées les personnes à risques, c'est-à-dire notamment les plus âgées. La polémique enfle - 18 millions de citoyens privés de sortie ?? Volte face jupitérienne - une de plus, dès vendredi. Les vieux ne seront pas confinés plus longtemps que les autres. On n'y comprend plus rien: comment organiser un déconfinement sans vouloir tester ni protéger ?

Le service après-vente de Macron passe aussi par trois interviews à la presse : à RFI, il demande qu'in aide l'Afrique. Au Corriere della Sierra, il donne des leçons à l'Italie. Au Financial Times, il critique violemment Angela Merkel, qui pourtant conduit l'Allemagne dans cette crise avec une efficacité qui fait cruellement défaut à Macron. Il assure aussi qu'il faut "inventer une nouvelle mondialisation et un nouveau capitalisme." On dirait Sarkozy à l'automne 2008. Le copié-collé des arguments est saisissant. Il fait preuve d'un narcissisme enfantin ridicule - " “Il faut se rendre disponible à sa destinée".

Ce joli story-telling présidentiel se fracasse sur la réalité. "L'espoir renait" dit Macron. On finit le comptage des morts dans les EHPAD après le discours du roi:  1438 décès sont ainsi annoncés le lendemain.

On apprend que le porte-avion Charles de Gaulle, premier et unique bâtiment de combat de surface à propulsion nucléaire construit en Europe occidentale, a été contaminé parce le ministère des armées a refusé au commandant du Charles de Gaulle d'interrompre la mission le 15 mars lors d'une escale à Brest quand quelques marins montraient des symptômes du #coronavirus

Un mois plus tard, plus de 1000 marins sont infectés, dont un est en réanimation.

L'amateurisme macroniste est un danger.



L'hésitation au sommet
Le monarque est nu, et nul, incapable d'autre chose que des discours de théâtre. Macron a la même réaction de sidération que Sarkozy en 2008: il promet une rénovation du capitalisme. Il lâche des milliards d'euro de soutien aux entreprises sans contreparties en matière d'emploi ou environnementale. Il hésite à nationaliser ce qui doit l'être.

  • Pas de matériel de soins: le personnel soignant manque toujours de matériel, le "pont aérien"avec la Chine n'est en fait constitué que de quelques vols ici ou là. Des médecins et des infirmiers se filment en train d'enfiler de nouvelles tenues qui ne sont que des sacs poubelles géants. On attend toujours les masques. Dans le Grand Est, le nombre de cas graves repart à la hausse.
  • Le carnage discret continue dans les EHPAD: la France compte 25 000 morts en 6 semaines, sans compter les 59 000 retraités infectés dans les EHPAD et les établissements médico-sociaux (EMS). "En Ile-de-France, on a près de 60% des Ehpad dans lesquels il y a au moins un cas de Covid". Les EHPAD privés rechignent à livrer leurs chiffres, mauvaise publicité parait-il. C'est la Mort en marche.
  • Pas de réquisitions ni de nationalisations: ce gouvernement d'amateurs ne songe même pas à nationaliser en urgence Luxfer, le dernier producteur français de bouteilles d’oxygène à usage médical qui lutte contre l'asphyxie financière, ni même Famar, seule usine en France à produire encore la Nivaquine à base de chloroquine.
  • Pas d'aide ni de gratuité aux frais d'obsèques des dizaines de milliers de familles qui ont perdu un proche à cause du Covid-19.
  • Des subventions d'urgence aux grands groupes sans contreparties réelles et mesurables: on reproche à Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, d'avoir lâché 20 milliards d'euros d'aide aux grandes entreprises sans contreparties. Que nenni ! Le ministre promet des "conditions". Lesquelles ? Il faudra qu'elles signent des "engagements en matière environnementale et s'inscrire en cohérence avec l'ambition écologique du Gouvernement, qui reste intacte" dixit Elisabeth Borne. Y-a-t-il plus flou ? Des députés macronistes rajoutent que ces entreprises bénéficiaires devront souscrire à une politique RSE... ce que les principaux grands groupes éligibles à ce nouveau fond d'aide font déjà... Où est le progrès ? 

Un programme politique inchangé
Derrière les grandes déclarations de Macron, Philippe, ou Le Maire, il y a comme souvent l'hypocrisie, l'inaction et l'amateurisme le plus complet.

Macron braille "faisons nation !" comme un roi qui voudrait contenir la foule en colère. On attend son procès."Emmanuel Macron prépare l'avenir, se tournant vers les précieux conseils de Gérard Larcher et Nicolas Sarkozy" explique Gala. Ne riez pas... Quel sens politique ! Quel avenir prépare-t-il ? L'un des perroquets macronistes, Agnès Pannier-Runacher, répète mot pour mot l'argumentaire du MEDEF dont l'un des représentants demandait à faire travailler plus sans gagner plus quand le déconfinement serait possible: "il faudra probablement travailler plus que nous ne l'avons fait auparavant." Quelle bêtise, quelle aberration ... Almlonger la durée du travail quand une dizaine de millions de Français ne demandent qu'à travailler... mais "le Medef n'a rien appris, rien compris" répliquent les Economistes atterrés.. Notre réponse : travailler plus ou travailler mieux et tous ?

Macron ne remet pas davantage en cause sa propre action.

La réforme de l'assurance chômage n'est pas annulée, mais simplement suspendue - la dégressivité des indemnités pour les cadres est suspendue pour 5 mois. La durée minimale de 24 mois de travail pour prétendre à une indemnité est rallongée de la période de chômage partiel depuis mars.

Quand on demande à Gérald Darmanin, ministre des comptes publics qui souhaitait organiser un grand appel aux dons de solidarité nationale il y a trois semaines, s'il compte enfin rétablir l'imposition des plus riches qu'il a supprimé en début de Présidence des riches, il rechigne: "Il ne s'agit pas d'imaginer de nouvelle création d'impôt" - traduction - épargnons les riches, ne remettons pas en cause les cadeaux fiscaux, couteux pour les finances publiques. Pourtant le déficit budgétaire est désormais annoncé à 9% cette année, du jamais vu depuis 1945....

A Bruxelles, la Commission européenne, soutenue et applaudie par Emmanuel Macron, confie au gestionnaire de fonds BlackRock une mission de conseil sur la surveillance bancaire "des facteurs environnementaux et sociaux".

Sans rire ? 


 "Faisons nation", oublions Macron le temps de la crise. Conservons la rage et la colère pour les procès, les élections, les manifestations qui suivront. 


Ami castor, as-tu enfin peur ? 

Commentaires

  1. Barbier est un âne ( comme le dénommé Quattremer ) : en Corée du Sud, le tracking marche - plus ou moins - parce que les tests sont pratiqués à grande échelle . Le tracking sans les tests, c'est une fumisterie de plus . Et ce que le dénommé Barbier nomme une " "carotte " - ça donne envie de lui expédier une ruade dans les … -, ça s'appelle du chantage et c'est passible des tribunaux !

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  2. Bonjour
    Sans compter que ce fameux tracking, une fois instauré va intervenir tardivement (comme les masques et les dépistages). Sera-t-il efficace ? Ou bien, à l'aune d'une mise à jour automatique, ne servira-t-il pas à simplement localiser les possesseurs de GSM qui n'y verrons que du feu, favorisant ainsi une surveillance accrue des citoyens en colère dans les manifs ou autres mouvements sociaux ?
    Ce n'est pas du complotisme mais un régime aux abois comme le macronisme doit être prêt à tout : Cela s'est avéré pendant la période Gilets Jaunes (LBD, flicaille violente et tout et tout...) puis dans une moindre mesure les manifs syndicales.
    Avec ces zozos là, 1984 n'est jamais loin (novlangue, surveillance, etc.) et ce n'est pas bon ni pour la démocratie ni pour l'humanité.
    Quant aux supporters éditocrates, ils prennent les gens pour des ânes en leur mettant une carotte devant les yeux pour les faire avancer : Amha, ce n'est pas gagné tout à fait car les ânes en question ne sont pas obligatoirement ceux auxquels ils pensent.

    Bon dimanche malgré tout.

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  3. 1929 ne me semble plus très loin. Alors quelle autre solution ? Mélenchon et son modèle Vénézuélien ? ... La peste brune après le coronavirus ? ... J’opte pour une dissolution, une sorte de sauvetage national avec pourquoi pas Mélenchon premier ministre, puisque il a les solutions à cette crise sans précédents récents nous offrant de plus la garantie d'un régime démocratique ... quoique !!!

    Juan votre analyse très critique semble juste. Macron est bien le jumeau de Sarkosy en plus intelligent faut bien se l'avouer. Ils sont nés une cuillère d'argent dans la bouche, malgré ce qu'ils prétendent, ils ne connaissent pas la vie réelle du peuple français. Une fois cela dit que faisons nous ? ... Tout le monde a besoin d'argent surtout maintenant, cela depuis la nuit des temps, ce capitalisme ne me convient pas, les riches plus riches, les pauvres plus pauvres, quoique en pensent Barbié et Minc avec sa mondialisation heureuse.

    Nous sommes capables de créer de la richesse et incapables de la redistribuer équitablement !!! Seul l'impôt peut le faire et Mélechon avec un président démocrate, quoique nous pensions de Nacron, me semble une bonne garantie pour tenter l'expérience avec une nouvelle assemblée nationale de coalition fraîchement sortie des urnes.

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    1. Les insoumis ne sont pas sur un modèle vénézuelien - je ne sais d'ailleurs pas ce que cela veut dire :-). j'aime bien votre hypothèse en fin de commentaire. Je souscris.

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  4. Je me déconfine exceptionnellement des coulisses pour rendre deux hommages appuyés en période de guerre contre le coronavirus..

    J'aurais pu appuyer sur les bizarreries nombreuses concernant ce comptage très particulier, mais à quoi bon, ce serait long.. Le but poursuivi est probablement acquis, c'est bien l'essentiel...


    Mon premier hommage ira à celles et ceux qui resteront rien à tout jamais jusque dans la bière. J'évoque là environ 60 000 personnes décédées d'autres causes sur la période (source stats INSEE) et que les comptages journaliers ignorent. Je veux bien reconnaitre que c'est peut être normal qu'on ne parle que des victimes de guerre..

    L'autre hommage ira aux rescapés, les 35 983 comptabilisés à hier matin qui sont revenus guéris.

    Reste à régler le subtil dosage entre maintenir la peur à un niveau assez élevé pour confiner 55 millions d'habitants encore 3 semaines et en même temps (et paf) rassurer pour que tout le monde accepte de sortir le moment venu

    Au déconfinement, je ne voudrai pas être à la place de celle ou à celui qui éternuera au milieu d'une foule..




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  5. Entre ce gouvernement ainsi que les précédents et le virus..je me demande ce qui est le plus dangereux..
    Que de cruauté et d'inhumanité sont organisées et acceptées (envers les animaux également) en raison d'une mondialisation hystérique !
    Le retour à la "normale" ne me rassure pas..
    Sylvie

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    1. Le jour d'après ne sera pas forcément différent de celui d'avant, mais c'est à nous d'insister pour quil en soit autrement.

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  6. Concernant la partie économique il me parait assez étrange en cette période délire que la réflexion se concentre sur les 20 milliards d'aide au carnet d'entreprises de l'APE (agence participation de l'état)contre des conditions environnementales.
    Les ONG seraient elles aussi un peu confinées depuis un moment ?

    Pourquoi ?

    1° Le vrai problème de mon point de vue touche d'abord la catégorie des micro entreprises (- 10 personnes et moins 1 million de CA) La plupart d’entre elles sont très fragiles, ce n’est pas nouveau, ça fait même des années que de multiples rapports fait état de leur faiblesse structurelle.

    L'article en renvoi indique environ 400 000 entreprises touchées, par ailleurs, le chômage partiel indique 5 millions de salariés, ce qui ne correspond pas à cette seule strate.. Bref il y a une couille dans le potage des prévisions
    L’état envisage des aides ridicules pour ces structures qui sont à la base du tissu productif et social du pays.. entre 1500 et 5000 € selon des conditions extravagantes de baisse de CA et d’astreinte minimale de bénéfice, qui vont exclure une grosse partie de la cible visée.

    A la clé une possibilité de plus de 2 millions de chômeurs supplémentaires et des non salariés rincés sans couverture..

    2° La catégorie des grandes entreprises est en principe moins exposée du point de vue de la solidité… quoique.. mais pour nombre d’entre elles, elles bénéficient encore de soldes du CICE à toucher encore sur 1 ou 2 ans. A fin juillet 2018, il restait environ 25 milliards € à couvrir par l’état auxquels on peut rajouter les 20 milliards de 2019.
    De quoi tenir un peu si on considère que ces catégories d’entreprises ont perdu près d’1 million d’emplois depuis 2013, et que les sommes demandées au nom du CICE couvre donc des masses salariales qui n’existent plus.

    Résultat l’état sous traitant va encore donner un pognon de dingue sans conditions à des groupes qui rentrent encore du pognon sans jamais avoir respecté les conditions

    Faudrait arrêter de rêver chez les ONG.. et penser à soutenir les créateurs d'emplois locaux..

    On en revient à une forme de relocalisation de certaines productions et ça ne prendra pas le chemin.
    Mais bon comme on dit, c'est assez bizarre de croire que ceux qui ont créée le problème vont le résoudre..

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  7. A se demander si là haut, dans les brumes des palais, la faune n'est pas composée que de lapins de 6 semaines.

    Et pourtant tout porte à le croire.

    Du point de vue des recettes en CA, ce qui va être perdu sera perdu, il est assez incroyable de penser qu'une augmentation du temps de travail permettra de combler quoi que ce soit, en revanche, c'est un coup à se retrouver au bout du compte avec des chômeurs supplémentaires (voir résultat de la mesure sur les heures sup de sarkolliwood)

    on peut s'amuser à donner un exemple pour illustrer pour le secteur du bâtiment

    Allez, imaginons que les clients pourraient accepter de recevoir des installateurs de menuiseries intérieures ou extérieures de nuit....oui je sais..

    Bon admettons... il faudrait que le fournisseur de l'installateur, qui est aussi fermé pour cause de manque de matière première puisse livrer un peu plus vite que les 15 semaines prévues.

    Pas de stocks, pas de fenêtres, pas de montage..Bonjour les 60 heures par semaine...

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    1. les heures supp en période de chomage massif ... quels brillants esprits...

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  8. Tout à fait Juan.

    Mais il faut se poser la question : Les citoyens de ce pays auront-ils la volonté de lutter contre l'avant, après ?
    Il est vrai que par le passé (exemple 2010 et les manifs contre la réforme des retraites), beaucoup (vraiment beaucoup) ont baissé les bras après 10 mois de lutte acharnée contre ce projet de Sarko, quitte à prétendre que c'était inéluctable...
    J'en ai encore un goût amer alors que je tournais à 2 manifs par jour une fois par les semaines.

    L'inconstance citoyenne quoi...

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    1. Ce qu'il faut, ce sont des collectifs de citoyens qui portent plaintes contre les ministres de ce gouvernement, ainsi que contre ceux des gouvernements antérieurs, disons depuis 2002, histoire de ne pas tomber sur la prescription, pour mise en danger de la vie d'autrui, négligences et non respect du mandat confié par les citoyens .
      Je pense que ça pourrait leur foutre suffisamment la trouille et qu'ils réfléchiraient à deux fois avant de (re) faire n'importe quoi !

      Alain bobards

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