La fiction démocratique



Vendredi 3 juillet, un quinqua blanc sarkozyste remplace un quinqua blanc juppéiste. Les citoyens ont du mal à s'intéresser. Sur les ondes, le public est abreuvé de commentaires sur le futur grand scrutin de 2022, les tactiques des uns, les manœuvres des autres. On s'en fiche. Des millions de gens ont perdu leur emploi, la planète se consume sous l'effet d'une nouvelle canicule, la guerre civile menace l'Amérique, et on glose sur la tactique de Macron pour assurer sa réélection grâce à la nomination du maire de Prades à Matignon...





La fiction démocratique

Près de 6 Français sur 10 ont oublié les élections municipales, une indifférence hors normes, une abstention détestable pour l'élection la plus proche des citoyens.


Une stratégie payante puisque le refus de voter pour l'un des choix politiques offerts au scrutin est désormais le premier "vote" en France, quasiment à chaque élection depuis 2017: 32% de votes blancs et d'abstentions au second tour de la présidentielle (un record depuis 1969), 52% au premier tour des élections législatives de juin 2017, 60% au second, et maintenant puis 54% au premier puis 58% au second tours des élections municipales ! On accuse le COVID et la peur de la contagion, mais le résultat est là. Seul le scrutin européen de 2019 a semblé bénéficier d'un "rebond" de mobilisation avec une abstention "limitée" à ... la moitié du corps électoral (sic!).

Les plus optimistes et légitimistes expliquent que les citoyens ne votent plus parce qu'ils font confiance. Quelle ambition démocratique ! C'était l'argument entendu au lendemain de l'élection tronquée de 2017 - pas de programme, un chantage à l'extrême droite et hop ! Macron à l’Élysée et 306 députés macronistes désignés par 16% des inscrits... 

Cet argument a depuis fait long feu.

On a vu depuis combien cette abstention ne valait nullement acceptation.

La Macronie a pourtant utilisé des artifices en grand nombre pour tromper, leurrer, endormir les gens:
  • une "novlangue" doucereuse pour masquer cette grande marche en arrière - les cadeaux aux ultra-riches, la réduction des retraites, la répression sociale contre les chômeurs et les salariés, et le désarmement sanitaire;
  • la caricature des oppositions rebaptisées "extrêmes" ou "ultra" pour mieux habiller la répression violente et sans contrôle des manifestations d'infirmières, d'avocats, de cheminots, d'étudiants et de retraités;
  • la mise en spectacle du monarque, jeune et souriant, avec ces discours éloignés de la réalité de son action;
  • la fausse modernité du discours pour habiller un programme conservateur qui s'appuie sur les fondements idéologiques du Thatchérisme des années 1970, tout en empruntant les clichés identitaires et répressifs de l’extrême droite fascisante.
Malgré tous ces efforts pour décourager, les trois premières années de la Macronie ont les plus violentes de cette Vème République à bout de souffle: les manifestations ont concerné tous les métiers, tous les âges. Malgré des mobilisations que la Macronie s'est acharnée à dépeindre comme anecdotiques et marginales, elle a eu tellement peur qu'elle a dépassé toutes les limites de la décence et de la violence pour la réprimer. La crise du COVID a révélé l'incompétence crasse de ceux qui nous gouvernent: la France a non seulement fait les mêmes erreurs que les pays voisins, elle a fait toutes les erreurs des pays voisins. Un sans faute dans l'erreur, aujourd'hui dépassé aux États-Unis (Trump), au Brésil (Bolsonaro) et au Royaume Uni (Boris Johnson).

La France n'a limité la casse, le nombre de morts, et un scenario à la brésilienne que grâce à "ceux qui ne sont rien" mais ont tout fait, au dévouement du personnel soignant malgré le désarmement sanitaire amplifié par Macron, et ce système de sécurité sociale si caractéristique de la "France fiscalisée" dénoncée par Macron à longueur de tribune depuis 2017.

L'Histoire se répète: quand les grandes crises arrivent, ces libéraux apeurés, ces conservateurs si attachés à dénoncer les "charges sociales" et le "coût de la santé", redécouvrent les vertus de ces parachutes sociaux qui leur évitent de terminer la tête au bout d'une pique.

Malgré tout ça, Macron a réussi à endormir l'électorat une fois de plus. Il a réussi à tétaniser les gens, à leur faire comprendre, dans le choc, la peur, et parfois le sang, qu'il fallait qu'ils restent sages. Ou bien à les rendre indifférent à force.

Macron a réussi à endormir l'électorat, mais il ne fut pas seul dans cette entreprise, loin s'en faut. Il en est peut être que le symbole, la dernière incarnation physique. Il est aidé par des médias dominants qui couvrent davantage l'anecdote facile que le problème de fonds, qui légitiment le discours libéral et ridiculisent les oppositions. Une exemple récent, François Lenglet, éditocrate désormais à TF1, expliquait la semaine passée qu'il était normal que les entreprises aidées par l’État - Air France, Renault, Airbus - licencient par milliers: "ces prêts permettront aux entreprises de se transformer en réduisant leur capacité de production donc en supprimant des emplois." Cet homme n'a jamais bossé en entreprise, n'a même jamais fait d'études économiques. Mais il propage, de médias en médias, la bonne soupe idéologique apprise à l'école de BFM Business et de l'Expansion.

Bref.



Macron a réussi à endormir l'électorat, y compris le sien. C'est sans doute le plus drôle.
Macron est même l'une des victimes politiques de cet endormissement général. La Macronie a beaucoup perdu lors des municipales, ces élections ont été un fiasco: elle a perdu son crédit politique d'abord - les ralliements nombreux à la droite pour faire barrage aux alliances écologistes dans TOUTES les grandes villes de France font tâche dans la prétendue conversion écolo de Macron. Et la campagne parisienne a viré à la farce, entre la bite de Griveaux et le parachutage raté de Buzyn. Ses municipalités phares, ensuite. Le clan macroniste a perdu Lyon, Besançon, Abbeville, Alençon, et Lorient. 

Notre régime politique a l'apparence de la démocratie. Les gens votent de moins en moins. Ils protestent de plus en plus. Le régime leur propose des artifices, comme cette Convention citoyenne de 150 personnes tirées au sort pour proposer... des mesures en faveur de l'écologie.

La Vème république médiatique a besoin d'incarner l'alternative politique dans une personne. C'est une fiction. La réalité n'est pas un film de super-héros. Elle ne se gère pas par un seul homme, mais un seul homme, tout puissant comme en France, peut faire des dégâts. Cette infantilisation du débat politique n'est pas nouvelle, elle est juste anachronique, complètement décalée des enjeux de l'époque (l'irrémédiable destruction de la planète) et du moment (l'apocalypse sociale et économique provoquée par un confinement moyenâgeux);

Vendredi 3 juillet, veille des premiers départs en vacances, Macron remplace son premier ministre de droite par un autre de droite - un quinqua blanc bourgeois par un autre quinqua blanc bourgeois, un juppéiste par un sarkozyste. Jean Castex, le nouvel homme, fera illusion pour les gazettes - on le prendra pour un maire "rural", on oubliera sa longue carrière dans les coulisses du pouvoir parisien.  Il a deux ans pour ne pas faire d'ombre à Jupiter tout puissant, lequel entre en campagne de réélection pour 2022.

Les médias dominants sont tous prêts, et depuis longtemps, à relater le feuilleton de la présidentielle à venir. Anne Hidalgo, réélue mairesse de Paris avec succès, a ainsi vu sa campagne polluée par des questions sur ses intentions présidentielles. Édouard Philippe, le premier ministre sortant, celui qui a géré le plus violent et le plus sanglant des mandats à Matignon de cette Vème République, a aussi été dépeint en rival potentiel de l'agité du Touquet. Parfois, quelques idiots utiles remettent une pièce dans ce juke-box politique vérolé - Olivier Faure, "patron" d'un Parti socialiste qui va déménager prochainement pour revenir dans des locaux encore plus petits à Paris, appelle à une alliance avec EELV pour la prochaine présidentielle. Il faut des explications de textes et un peu d'analyse de l'inventaire avant de pousser ces cris.








Le souriant Macron a été aussi clivant que l'agité Sarkozy, lequel est désormais son mentor officiel. Le "ni-de-gauche, ni-de-droite" horripilant de la Macronie n'a pas fait illusion, c'est une bouillie politique qui emprunte à l'extrême droite quand il s'agit de brandir l'immigration, la peur des sans-papiers, et la nécessité de l'ordre au prix de l'éthique, et aux foutaises du "ruissellement" qui protège les rentiers.

Le principal non-dit de cette nouvelle séquence politique n'est pas l'écologie - on sait combien l'écologie a peu de place dans le logiciel macroniste. On sait aussi combien Macron trouvera les artifices nécessaires pour faire xcroire qu'il agit - alors que toute son action est de ralentir les efforts, de reporter les échéances. On murmure que Maud Fontenoy prendrait le ministère de l'Environnement.

Maud Fontenoy... sérieusement ?

Le principal non-dit de cette nouvelle séquence politique est l'argent: qui va payer ? Tout porte à croire que ce n'est pas une crise, mais une très grande crise qui s'annonce, une "apocalypse", prévient le Figaro."la rentrée sera difficile et il faut s’y préparer" a dit Macron. Il minore le sujet, car il veut calmer les réclamations.

A chaque fois qu'on lui demande qui va payer les milliards qu'il distribue pour faire face à la crise, Macron refuse de répondre. A chaque fois qu'on l'interroge sur une augmentation éventuelle des impôts, Macron refuse cette piste: "nous sommes déjà un des pays les plus fiscalisés du monde." A chaque fois qu'on lui demande de renoncer à sa réforme fiscale de 2017 pour les plus riches et les ultra-riches, Macron refuse toujours et encore.

Quand il commente les idées écologistes de la Convention citoyenne pour le climat, composée de 150 citoyens tirés au sort, et qu'il a installée comme un gadget miracle pour sortir de la crise de Gilets Jaunes en avril 2019, il refuse l'une de leurs propositions, la création d'une taxe de 4% sur les dividende:"Nous sommes déjà un pays qui est très fiscalisé. Je pense qu'accroître la fiscalité pour répondre à ce défi n'est pas la bonne manière." Il dit que c'est son "joker". Le "Joker" macroniste est brandi à chaque fois pour protéger les riches.

C'est toujours le même argument : la France serait trop fiscalisée.

Cet argument n'est pas utilisé pour défendre une baisse des impôts les plus injustes, comme la TVA, notamment sur les biens de première nécessité. La France est de ce point de vue là coincée par les traités européens qui règlementent l'éventail des taux de TVA au sein de l'Union. On sait que les ménages gagnant moins que le revenu médian engloutissent la quasi-intégralité de leurs ressources dans leurs dépenses de vie (logement, alimentation, transport). Le mythe des conservateurs, entretenu par les macronistes, est que ces Français-là "ne payent pas d'impôts". C'est faux. Ils payent peu ou pas d'impôt sur le revenu (le revenu médian, soit environ 21000 euros par an, est imposable au maximum à 5%, voire zéro pour un couple). Mais ces Français-là, c'est-à-dire l'immense majorité du pays, payent au contraire 10 à 20% d'impôts sur la quasi-totalité de leurs revenus (hors la fraction consacrée au logement), à savoir la TVA. Ces Français-là épargnent peu voire pas du tout et qu'ils ne sont pas actionnaires (donc ne bénéficient pas des largesses macronistes sur la fiscalité du capital). "Comme de précédentes évaluations l'ont montré" expliquaient Les Echos en février 2020, "la politique fiscale du début du quinquennat a été très favorable aux contribuables fortunés en raison de la réforme de la fiscalité du capital."

Les cotisations sociales ne sont pas comme l'impôt. Elles financent de façon solidaire des dépenses qui, dans d'autres pays moins solidaires, sont à la charge directe des citoyens. Cet argument sur la "France trop fiscalisée" est une arnaque sémantique, politique, et idéologique.

L'argument du "trop-plein" de fiscalité en France est utilisé pour limiter la contribution des plus riches et des plus aisés à la solidarité nationale. Il a été servi pour réduire les pensions (4 milliards) - Macron réitère cette semaine qu'il veut remettre sa sinistre réforme dans les rails - réduire les allocations chômage (3 milliards), geler les prestations sociales, réduire le budget des hôpitaux publics (1 milliard par an). L'OFCE a récemment dénoncé que le budget 2020, avant la pandémie allait encore une fois pénalisé les plus pauvres du pays: "les 10 % des plus modestes perdraient nettement en pouvoir d'achat depuis le début du quinquennat."

Le COVID  a bousculé ces plans. Il a fallu dépenser, prêter sans compter pour éviter une plus grande catastrophe encore. Si Macron avait été Roosevelt ce grand gauchiste nord-américain, il aurait augmenté les tranches supérieures de l’impôt sur le revenu (90% aux États-Unis dans les années 40, et toujours 70% dans les années 70 avant la révolution Reagan), rétabli l'impôt sur la fortune (où voulez vous que les riches se cassent ?), réduit les exonérations de cotisations sociales sans contreparties d'embauches.

Macron n'est pas Roosevelt. Il a augmenté le coût des riches pour le pays.

Qui va payer l'addition ?

Ami Castor, soigne ta droite.







Commentaires

  1. Bonjour ,
    Merci pour ton blog et tes articles ....
    Pour l'instant beaucoup d'erreurs , de manques , de coquilles sur cette page qui demande à être revue .
    Cdt.
    Mh.

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    1. j'espère avoir corrigé depuis.

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    2. Pas tout, pas tout !

      "Les citoyens ont du mal à m'intéresser."
      "les trois premières années de la Macronie ont les plus violentes de cette Vème République à bout de souffle…"

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  2. "Qui va payer l'addition ? "

    La résolution du problème fiscal, est à peu près identique à celle de la réflexion sur le démantèlement d'une manif efficace, sans dépense d'énergie inutile. Dans ce dernier cas, les formateurs mettent l’accent sur l'optimisation du tabassage sans risque, entre une bande de gilets jaunes ou d'actifs de corporations paisibles, en groupe serré, à la trajectoire rectiligne, et un gang de black block violent, en ordre dispersé, à l'itinéraire aléatoire. Toute la difficulté se situe dans le repérage rapide des paisibles…

    Pour la fiscalité c'est pareil ; le principe est de pouvoir capter un maximum d'oseille, en tapant dans le tas, sur tout ce qui est saisissable facilement auprès des sédentaires du pays.

    Dans la 1ere semaine de cours de l'ENA, les légataires qui passent par là doivent probablement apprendre qu'il est bien plus facile de piquer un euro à un million de personnes à qui on ne doit rien, que de chouraver un million d'euro à une personne à qui on va avoir à tout devoir.

    En 2eme semaine, des séances de créativité sont organisées pour trouver des méthodes originales et indétectables par des manants, pour leur soustraire un max de blé avec des arguments simples :
    - Le gaulois coûte cher quel que soit son statut social, physique, mental (heu… trop de dépenses publiques)
    - Le pognon de dingue largué en haut "ruisselle" comme un orage supercellulaire donc on ne touche pas
    - On ne peut plus rien faire…..heu on organise les réformes..

    Le postulat de base de la rafle sur le flouze collectif étant posé, les questions des complices d’état doivent probablement être :

    Attention fiction !!!

    1° Comment combler les dégâts d’une minorité de mégalos et de rats voulant devenir les plus riches du cimetière alors qu’on leur a tout offert, tout permis et qu’on ne peut rien récupérer sur leurs montagnes de pèze dispersé dans quelques états européens ou/et des iles surnommés « paradis fiscaux »

    2° Jusqu’où aller dans l’intensité du pillage d’état sans que les manants commencent à enfiler leurs gilets jaunes ? La limite étant récemment atteinte, il était important de brancher directement la foule sur l’irrationnel pour emporter l’approbation de la suite…

    3° Comment escamoter encore plus de blé en rendant son voisin ou chaque rencontre très ponctuelle comme un possible responsable de la situation ?
    C’est en cours de définitions sur fond de produits législatifs adaptés..

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    1. C'est moins direct que cela. l'enseignement d'Etat, y compris à Sciences P, sert principalement une soupe idéologique libérale et conservatrice.

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    2. Moins direct ou pas Monsieur Juan, pourquoi ai je le sentiment qu'on pourrait se trouver au même endroit ?

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  3. Le pompon, c'es la Convention citoyenne sur le climat où, de facto, c'est pas trois jokers que le petit marquis utilise, mais beaucoup plus : suffisait de voir ( et d'entendre ) Ruffin face à Pannier Runacher sur le moratoire concernant la 5G - où, soit dit en passant, sous prétexte que la Chine, La Corée, la Finlande et d'autres vont s'équiper, on doit en faire autant, argument à pleurer- et Le Maire et Dhjebarri chez Bourdin pour comprendre que ce truc, le gouvernement va tellement le triturer qu'il n'en restera que des choses insignifiantes .
    Hollande gouvernait comme un 1er secrétaire du P.S.
    Macron gouverne comme un fondé de pouvoirs de Rothschild .
    Ce serait bien de trouver un bonhomme qui gouverne pour l'intérêt général ( douce utopie
    )

    Alain bobards

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  4. Hello.
    Peut être des erreurs, des manques... mais un correctif extérieur serait bien utile, enfin pour savoir ce que sont ces erreurs et ces manques.

    Pour les coquilles, on s'en arrangera.
    Merci.

    Pour le fond, c'est bien ce qu'il se passe dans notre répoublique Vème du nom.

    Bonne journée.

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  5. Comme en Belgique, le vote doit être obligatoire... comme de payer ses impôts (sauf pour des Balkany évidemment)
    Jusqu'à preuve du contraire, la Belgique n'est pas une dictature fasciste.
    Quant aux dépenses publiques pour sauver les grandes entreprises (et curieusement très peu les TPE/PME et indépendants), cela s'apparente plus à un pillage pur et simple.
    A qui profite le crime? Les amis de Macrons, les banques....
    Pour ce gouvernement Macron 3, aucun espoir. Il est pire que le précédent.
    Comme diraient nos aïeux: "nous ne sommes pas prêts de nous sortir le cul des ronces"
    Il n'y a plus qu'à serrer les dents pendant 2 ans tout en se préparant à la prochaine présidentielle. Macron ne pourra pas être au 2nd tour... mais Le Pen a toutes les chances d'y être. Tout se jouera au 1er tour. Encore une fois.
    En espérant que le scrutin ne soit pas volé comme aux législatives en Essonne (à Evry fief de Valls) ou plus récemment les tentatives à Marseille.

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