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10 août 2019

La nausée de l'été - 639ème semaine politique

Entre l'agitation médiatique sur les pizza "proches du peuple" du jeune monarque et le silence sur son action, l’écœurement vient rapidement, malgré l'été, malgré le soleil. 

 C'est la nausée de l'été.


La Pizza du président
Macron est souriant, presque bronzé. Il "renoue avec les Français" grâce à des bains de foules en face de son palais d'été. Il est même entré dans une pizzeria où il a mangé pour 27 euros et pris une glace en déssert.... Les chaînes d'info tournent en boucle sur cette "nouvelle proximité". Commenter le bronzage, la tenue et les faits quotidiens du monarque correspond mieux à l'état de complaisance médiatique. Une jeune "journaliste" politique de BFM envoyée sur le "terrain" répète ainsi mot à mot les éléments de langage dictés par l'Elysée. Le couple élyséen se repose "sans ostentation", dans sa résidence d'été qu'il a fait rénover de fond en comble (la piscine !), explosant du même coup le budget prévu pour les vacances du président comme l'a noté la Cour des Comptes.

Comme chaque été, Macron fait la "surprise" de sortir "à l'improviste" serrer quelques pinces et faire des bises aux groupi(e)s qui font le pied de grue devant les lieux. Aurait-il prévenu de sa sortie que le comité d'accueil aurait été certainement différent tant on ne compte plus les catégories socio-professionnelles abimées et énervées par cette présidence des riches.

On devrait être écœuré, il faut être écœuré.

On devrait s'attarder sur l'Auberge des Migrants, cette association qui aide et soigne les migrants près de Calais, menacée de sabotage, sur les 215 services d'urgence en grève, sur les créations d'emploi qui ralentissent, sur le silence médiatique à l'égard de la pétition pour un référendum sur la privatisation d'ADP, sur les premiers sauvetages de l'Ocean Viking, ou sur les dégradations de permanences macronistes. Mais il y a deux lois qui font l'actualité, deux illustrations de la destruction en œuvre sous couvert de Novlangue et de politique des riches.



Au Journal Officiel, la réforme de la Fonction Publique. Il ne faut hésiter à interpeller le sous-ministre en charge de cette affaire. Ces laquais des riches appliquent à la lettre un programme connu d'eux seuls et de celles et ceux dont ils sont les obligés et les pantins. Pour les plus riches, les très aisés, les "ultra-riches" comme les appelle François Hollande qui fut à la lutte contre la finance indigne ce que le glyphosate est à l'écologie, les services publics coûtent cher, trop cher, Habile, Emmanuel Macron a débauché un socialiste fallacieusement révolutionnaire. On oubliera vite Olivier Dussopt, mais pour l'heure, il est le salaud du moment.

Il faut se répéter à voix haute les mesures de cette loi, publiée début août:
  • la définition d’un service minimum pour certains services publics territoriaux en cas de grève ;
  • la réduction des instances représentant les salarié.e.s (suppression des comités techniques et des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail et création de comité social territorial);
  • l'élargissement du recours au contrat de droit privé;
  • la création d'un nouveau CDD « de projet »  de un an à six ans (un CDD de 6 ans...) ;
  • l'instauration de la rupture conventionnelle du contrat de travail;
  • la limitation du droit de grève dans les collectivités locales;
  • le renforcement des procédures disciplinaires;
  • l'ouverture au recrutement d'employés saisonniers;
  • la réforme par ordonnance des conditions de travail, de formation et de recrutement.
"En même temps", le nouveau macroniste se félicitera d'imposer la parité pour le renouvellement de quelques directions d’administration, ou d'améliorer modestement l'emploi de personnels handicapés. Grands seigneurs, les macronistes ont accepté de supprimer le jour de carence applicable depuis 2017 à cause de Macron aux congés maladie des femmes enceintes.

A peine la loi promulguée, voici qu'il fanfaronne qu'il va "initier" un dialogue social... " le 5/9, je réunirai les partenaires sociaux pour lancer la concertation sur les textes d’application et les ordonnances, l’essentiel du texte sera applicable le 1/1/20." Dialoguer après la loi, concerter après la promulgation, la novlangue fait peine à entendre. Pour voter cette loi, les macronistes se sont alliés à leurs nouveaux soutiens, les Républicains

L'indignité n'est pas que là. Quarante-huit heures avant, quelques ministres et élu(e)s de la Macronie rendent hommage à la nuit du 4 août 1789, une journée historique, l'abolition des privilèges par l'Assemblée Constituante, deux semaines après la chute de la Bastille.

On devrait être écœuré, il faut être écœuré.


Protéger l'uberisation
Quelques centaines de livreurs Deliveroo sont en grève. C'est gênant pour l'image. Ces nouveaux prolétaires ultra-précarisés par le micro-entrepreneuriat et la notation électronique de leur performance râlent enfin, alors que le projet de "loi sur l'orientation des mobilités" est toujours en examen à l'Assemblée. Notez l'acronyme choisi pour cette loi: "LOM", "l'homme"... Cette loi serait "humaine". Son objet est d'améliorer l'efficacité des transports des hommes et des marchandises. Le gouvernement de la "start-up nation" a toujours le sens de la formule. Elle traite notamment des "plateformes de mise en relation par voie électronique" tels Deliveroo ou Uber, dont les volumes d'affaires sont estimés à 1,4 milliards d'euros pour les acteurs du service et du partage, et à 5,5 milliards d'euros pour les places de marché. Aucun des élu(e)s de la Macronie n'ose penser au manque à gagner pour les finances sociales de l'exonération totale de cotisations sociales dont bénéficient ces plateformes.

Aurélien Taché, député LREM, Les Echos


Le nouveau progressisme vise à rendre ce nouvel esclavage plus acceptable, et non pas à l'abroger. Qu'ils soient livreurs, chauffeurs, "juicers" de batteries de trottinettes électriques, professeurs, ce nouveau prolétariat de l'économie uberisée a été requalifié en "auto-entrepreneurs", ça fait plus joli dans les statistiques et les bilans officiels depuis une dizaine d'années. Et le nouveau progressisme macroniste compte bien ne pas toucher à ce socle fondateur d'une "start-up nation". La salariat, c'est gênant: malgré les ordonnances Travail, qui ont affaibli comme jamais les droits des salariés, il y a encore des contraintes, des protections, des "obstacles" à l'exploitation de l'homme par l'homme. L'autoentrepreneur, lui, est seul face à son commanditaire renommé "client", sans assurance maladie, sans protection du droit de grève, sans limite de durée de travail. Le fameux "travailler plus pour gagner plus" cher à Sarkozy et réhabilité par Macron prend tout son sens. Il/elle est chauffeur, livreur, jardinier, professeur de soutien, femme de ménage, rechargeur de batterie, balayeur, etc. Ils/elles sont plus d'un million en France. Pour le seul transport, où s'ajoute la dangerosité du métier, ils seraient près de 30 000.

En Espagne, la justice a tranché: ce micro-entrepreneuriat est du salariat déguisé, et ces précaires ont droit aux protections et au régime du salariat. Deliveroo a été condamné pour fraude à la Sécurité sociale. En France, n'y pensez pas ! Nos laquais des ultra-riches préfèrent brasser du vent et des mots: la loi LOM, dans son article 20, prévoit qu'à titre "facultatif", les nouveaux maitre numériques s'accordent ... sur une charte de responsabilité sociale "de manière à offrir des droits sociaux supplémentaires aux travailleurs indépendants qui ont recours à leurs services." Mais attention, pour éviter de froisser les nouveaux esclavagistes,  nos macronistes ont  Afin de sécuriser la relation entre les plateformes et ces travailleurs, fait préciser dans le projet de loi que "l'existence de cette charte et le respect de certains engagements qu'elle contient ne peuvent constituer des indices de requalification de la relation contractuelle en salariat."  En d'autres termes, non seulement la loi LOM n'impose aucune contrainte aux plateformes, mais en plus elle protège les dites plateformes qui voudraient se doter d'une telle charte de bonne conduite de toute requalification en salariat de l'embauche d'autoentrepreneur.

Il fallait oser, Macron l'a fait.
" L'établissement de la charte et le respect des engagements pris par la plateforme(...) ne peuvent caractériser l'existence d'un lien de subordination juridique entre la plateforme et les travailleurs." Article 20.
Et maintenant voici Aurélien Taché, un député macroniste, ex-socialiste, qui se fend d'une tribune pour réclamer "une représentation et un pouvoir de négociation aux livreurs" pour "qu'ils aient les moyens de défendre leurs intérêts". Encore un effort, camarade député... Ta manœuvre est trop modeste. Ta bonne conscience de "nouveau progressiste" est sans doute soulagée, mais la réalité demeure: tu accompagnes ce retour à l'esclavage qui, malgré l'avancée technologique, ressemble fort à la situation des ouvriers payés à la tâche des débuts de la Révolution industrielle.
« Considérant qu’un travail manuel trop prolongé non-seulement ruine la santé du travailleur, mais encore, en l’empêchant de cultiver son intelligence, porte atteinte à la dignité de l’homme ; – Le gouvernement provisoire de la République décrète : 1° la journée de travail est diminuée d’une heure ; en conséquence à Paris, où elle était de onze heures, elle est réduite à dix ; et en province, où elle avait été jusqu’ici de douze heures, elle est réduite à onze ».
(Décret du 2 mars 1848 )
La servilité de la Macronie aux intérêts des nouveaux esclavagistes numériques est écœurante.



Ami(e) macroniste, n'es-tu pas écœuré ?


Crédit

5 janvier 2019

609ème semaine politique: la radicalisation de Macron.




Les élections présidentielle et législative de 2017 ont explosé le paysage politique. Front national au second tour présidentiel, parti socialiste écrasé, sursaut de la France insoumise, et surtout fusion réussie des centres sous la bannière jupitérienne. La victoire macroniste a agi comme une explosion par fragmentation, une explosion assumée, travaillée, revendiquée par Emmanuel Macron lui-même. Le "nouveau monde" allait remplacer l'ancien jugé inefficace. Les anciens clivages étaient jugés obsolètes. Le concept même de parti politique, avec ses militants et ses structures, dépassé. On pouvait cliquer adhérer à En Marche sans renier ses appartenances militantes initiales. Le macronisme électoral promotionnait le "ni de gauche et ni de droite", la négation des luttes sociales, l'humanisme international et la "start-up nation".

Ces lubies ont-elles vécues ?

L'apolitisme bienveillant et rassembleur de Macron était un mythe de campagne, il a disparu. Le macronisme a au contraire révélé une cohérence politique exactement alignée sur le profil sociologique de ses supporteurs, de ses élus et du premier d'entre eux: c'est un mouvement de droite conservatrice (i.e. qui promeut le rétablissement des libéralismes économiques ante-lois sociales du XXème siècle), libéral (i.e. qui promeut, en absolu, la réduction des contraintes imposées aux forts et aux rentiers au nom de l'efficacité supposée du "ruissèlement"), et autoritaire (i.e. qui s'accommode fort bien des lois anti-immigration et anti-asile de l'extrême droite sans en reprendre le vernis identitaire et de l'instauration d'un état d'urgence "légal" quasi-permanent au nom de l'ordre et de la lutte contre les terrorismes). 



Bref, le macronisme est l'incarnation politique de la France d'en haut, cet ensemble sociologique qui regroupe principalement les ménages aisé (les 10% des plus revenus les plus importants, les principaux détenteurs de patrimoine) servi par cette incarnation cohérente qui n'existait plus depuis l'irruption des gauches au parlement à la fin du 19ème siècle. Depuis juin 2017, existe-t-il une seule mesure fiscale, sociale ou économique qui déplaise principalement aux intérêts économiques et sociaux de la France d'en haut ? Aucune. Pas une seule. Au pire, les 10 ou 20% plus fortunés de France payent-il telle ou telle hausse qui s'appliquent au plus grand nombre. Mais aucune mesure défavorable ne leur a été spécifiquement imposée.

Le reste du pays n'a pas cette chance: quand il a reçu en "cadeau" la suppression progressive de la taxe d'habitation, on lui a présenté la facture d'une réduction des services publics au nom de l'équilibre des comptes publics. Quand on lui fait grâce de quelques cotisations sociales (sur les heures supplémentaires, puis sur les bas salaires), on lui impose un plan d'économie sur la Sécurité sociale.  La France d'en haut n'a-t-elle pas recours à ces mêmes services publics, à cette même sécurité sociale ? Si bien sûr. Mais elle y recourt moins, elle en est moins dépendante que les classes laborieuses, car elle a la possibilité matérielle de recourir à des services privés -  supplémentaires, complémentaires ou alternatifs - épargne retraite, mutuelles, écoles privées, quartier sécurisés, services à la personne, etc. La hausse des taxes sur le diesel, annulée par Macron sous la pression des Gilets Jaunes, concerne bien sûr le 4X4 confortable de bourgeois parisiens, mais son impact est socialement plus grave et pénalisant pour celles et ceux des classes populaires, et notamment rurales, pour qui cette hausse aurait signifié une baisse de pouvoir d'achat de 10 ou 20% chaque mois.

Quiconque est cadre supérieur, grand patron ou détenteur d'un gros patrimoine, ou rentier de confortables placements en Bourse a bien senti les effets bénéfiques de l'action d'Emmanuel Macron. Certains au Medef ou chez LR trouvent que Jupiter ne va pas assez loin. Mais la direction est la "bonne". Il suffit d'applaudir. Prenez la taxation des revenus de la rente financière. Elle est désormais plafonnée à 30%, cotisations sociales incluses. Attardons sur un exemple chiffré et concret: un ménage gagnant plus de 72 000 euros en 2018 a la fraction supérieure de ses revenus taxés à plus de 41%. (et même 45% pour la tranche supérieure à 152 000 euros): un tel ménage est assurément dans les plus aisés de France: pour mémoire, 80% des salariés gagnent moins de 30 000 euros annuels (si l'on imagine un couple); 97% moins de 72 000 euros annuels. Belle affaire grâce à Macron: les dividendes, les plus-values sur sa spéculation en bourse, ses revenus d'épargne ne seront désormais pas taxés à plus de ... 12,8%.

Le macronisme ne fait politiquement plus illusion sur quels intérêts il sert avec servilité et application. La crise des Gilets Jaunes ne l'a pas fait dévier non plus: certes, Macron a été contraint de lâcher une dizaine de milliards d'euros d'allègements au plus grand nombre. L'explosion du paysage politique, suscitée et favorisée par la Macronie (et d'autres), trouve aujourd'hui sa prolongation dans la crise des Gilets Jaunes: ces derniers sont hétérogènes, ils bousculent les clivages traditionnels, ils récusent les organisations politiques et syndicales.

Comment réagit la Macronista ? Avec rage.

La spontanéité et l'hétérogénéité du mouvement la gêne. Elle a remporté le pouvoir sur une autre "spontanéité" trans-partisane, supportée par un millier de riches donateurs, elle a ensuite répété jusqu'à la nausée combien le nouveau monde devait dépasser les anciens clivages. Elle est aujourd'hui surprise, prise aux mots, et mal en point. Tel un pyromane, la macronie découvre ce qu'est la spontanéité citoyenne, avec ses espoirs et ses excès.

Mercredi 2 janvier, l'un des Gilets Jaunes les plus connus, Eric Drouet, est arrêté devant les caméras pour manifestation illégale. "Personne n'est au-dessus des lois" explique Benjamin Griveaux. Oubliés les Ferrand, Darmanin, et ces quelques autres grands patrons mis en examens mais sans garde à vue et complaisamment soutenus par le pouvoir en place. Griveaux prévient: "nous devons être plus radicaux".

Le légalisme macroniste fait sourire. Depuis quelques jours, Alexandre Benalla refait surface à cause d'un passeport diplomatique que les autorités lui ont gentiment rendu, dixit l'intéressé, en octobre dernier. Puis l'on apprend que la campagne du dit Benalla a caché à la police qu'elle était salariée d'En Marche lors de l'enquête. Et le coffre-fort de l'ancien barbouze de l'Elysée est toujours manquant. Le porte-parole du gouvernement "ne commente pas".

Sur Eric Drouet en revanche, les macronistes ne tarissent pas de critiques. Il suffit que Drouet ait mentionné une ou deux fois un complotiste négationniste puis qu'un roitelet de l'éditocratie dénommé Jean-Michel Aphatie l'accuse sans preuve d'avoir voté Le Pen en 2017 pour que la Macronista s'enflamme à le caricaturer comme un facho et xénophobe. L'analyse de ses prises de parole sur Facebook révèle un profil bien différent de la caricature facho-putchiste qu'on lui affuble; Et les bises et sourires aujourd'hui oubliés depuis leur rupture, mais hier bien réels entre le pétainiste monarchiste Philippe de Villiers et Emmanuel Macron suscitaient moins d'émoi chez les intellos et autres éditocrates qui fondent aujourd'hui sur Eric Drouet.

La vie est cocasse.

Macron est hors sol. En coulisses, on le dit isolé, ses conseillers de la première heures se barrent, comme cette semaine Sylvain Fort, l'homme qui avait repris les discours et le story-telling après l'autocarbonisation de Bruno Roger-Petit l'été dernier. Ses vœux du 31 décembre l'ont montré en décalage triste ou drôlatique. Loin d'infléchir le cours d'une action qui l'a radicalisé dans les franges libéral-autoritaires, Macron annonce qu'il va poursuivre et s'entêter: "l'impatience, que je partage, ne saurait justifier aucun renoncement." Il s'est attribué un vœu de vérité aux contours bien partiaux: "On ne peut pas travailler moins et gagner plus, baisser les impôts et accroître les dépenses, ne rien changer à nos habitudes et respirer un air plus pur!". On pourrait lui répondre qu'on ne peut pas réclamer des efforts à tous et faire de gros cadeaux à une niche; qu'on ne doit pas réclamer la justice et taire les barbouzeries élyséennes ou les malversations financières du président de l'Assemblée. Qu'on ne doit pas non plus brailler aux économies d'énergie carbone et laisser les banques favoriser les placements pétrolifères; on ne peut pas clamer "Make our planet great again" pour valider en douce les forages en plein air guyanais. Qu'on ne devrait pas augmenter la CSG pour tous et réduire la fiscalité des plus riches.

Le "en même temps" de Macron est devenu un "deux poids deux mesures" jupitérien. 

Voilà la réalité.

Macron fut même drôle:

"Le capitalisme ultralibéral et financier, trop souvent guidé par le court terme, va vers sa fin."




Ce 31 décembre , Macron a surtout taclé les Gilets Jaunes sans les nommer, cette "foule haineuse". Ce propos, clivant et direct, est inhabituel dans la bouche des présidents de cette Vème République: " Que chacun prenne le prétexte de parler au nom du peuple... Mais lequel? Ou comment? Ils sont les porte-voix d'une foule haineuse."

Le lancement d'une "consultation citoyenne", via le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) est une illustration de cette bêtise bourgeoise. Pendant 3 semaines depuis le 14 décembre, en pleines vacances scolaires, le site du CESE a été ouvert pour "recueillir" des contributions, "avec ou sans gilet jaune", avec votes en continu pour trier. Début janvier, cette première phase est clôturée, le fiasco participatif est total: 31 040 participants seulementCertains commentateurs, professionnels ou amateurs, ont même relayé qu'il s'agit là d'un exercice représentatif du mouvement des Gilets jaunes....



Ami macroniste, la foule haineuse te salue bien.