8 mai 2017

Bienvenue en Macronista: marche ou crève ?


Il a gagné, sans gloire ni surprise. Emmanuel Macron a été élu président de la République et simplement l'écrire témoigne du parcours accompli en une petite année.

"Marche ou crève" est le slogan de la Macronista, l'héritière souriante de Sarkofrance, un peu Bling Bling, plus pédagogique et plus libérale.



Le soulagement et la nausée.
La défaite de Marine Le Pen est une bonne nouvelle.

Dimanche 7 mai,  Emmanuel Macron est élu avec 66% des voix. Le score est finalement modeste, 20 millions de voix sur fond de chantage à la menace frontiste, mais 16 millions se sont abstenus, ont voté nul ou blanc. Marine Le Pen cache sa déception mais elle attrape tout de même 11 millions de voix. Son intervention télévisée est rapide. Une caméra l'attrape quelques minutes plus tard en train de danser tandis que sa nièce Marion fait part de déception et des "leçons qu'il faudra tenir". N'imaginez pas des clashs internes avant les législatives. Le FN va rester soudé jusqu'en juin.
"Je rejette fermement toute tentative médiatique qui voudrait me jeter contre Marine le Pen dans les jours à venir." Marion Maréchal Le Pen.
 Macron a remporté son "OPA dans un marché politique déprimé", commente Mediapart. A Saint-Denis, 84,1 % des votes se sont porté sur Macron, 15,9% sur Marine Le Pen. Même constat dans toutes les communes où la France insoumise avait réalisé ses plus gros scores.

Très rapidement, les ténors et sous-ténors s'affrontent sur les plateaux télévisés. Les Républicains restent incroyablement soudés, Mélenchon intervient vers 22h et ne dit pas autre chose: maintenant que Le Pen a été dégagée, il s'agit de gagner le scrutin législatif. Seuls les responsables du PS s'affrontent à fleurets mouchetés.

"Je ne vous oublierai pas" explique solennellement Macron peu après 21 heures. Il commet un second faux pas: "Je veux adresser un salut républicain à mon adversaire, Marine Le Pen." Quelle erreur!! Jacques Chirac en 2002 n'a pas commis pareille bêtise. Le Pen n'est pas un adversaire, elle est l'ennemi. Macron et ses partisans appelaient au front républicain pas plus tard que la semaine dernière. Pourquoi donc alors féliciter sa rivale que l'on désignait, à juste titre, hors du champ républicain voici 3 jours ? Au moins qu'il n'y ait un autre agenda: Marine Le Pen reste l'idiote utile du système, l'opposante idéale, celle qui permet tous les amalgames avec les autres opposants.

Le reste du discours est un ensemble de mots bien choisis.

On baille.

Macron tente de conserver un ton sérieux et une voix grave. Bizarrement, lui qui sait pourtant témoigner d'une sincérité chaleureuse la perd complètement lors de ce premier discours de président élu.

Il fait l'acteur débutant, tout paraît superficiel et creux. 




Les germes du Bling Bling
Vendredi 5 mai, sans attendre la victoire, Emmanuel Macron conviait déjà ses partisans à une grande fête place du Louvre. Après la fiesta prématurée à la Rotonde au soir du premier tour, l'ancien ministre de l’Économie continue les faux-pas.

Le jeune homme n'a pas encore l'outrance exubérante d'un Nicolas Sarkozy. Mais il multiplie les moments gênants.

Ce dimanche 7 mai, les germes du Bling Bling sont semés.

Vers 22h30, Macron arrive enfin place du Louvre, au pied de la Pyramide. La foule est plus nombreuse pour célébrer son "nouveau monarque présidentiel." Il traverse seul la cour depuis l'arrière au son de "l'Ode à la joie" de Beetho­ven, l'hymne européen. Troisième moment gênant, il avance trop coincé, la chorégraphie est trop préparée.

Le discours qui suit est à nouveau vide, effroyablement vide: "Nous ne cèderons rien à la peur, à la division, au mensonge, ni à l'ironie, à l'entre soi, à l'amour du déclin et de la défaite ".

Le malaise nous prend, trop vite. Il poursuit, grandiloquent et maladroit. Hors sol: "Ce soir, c'est l'Europe, c'est le monde qui nous regarde ! Ils attendent que nous défendions partout l'esprit des lumières, menacé dans tant d'endroits. Que nous défendions les libertés, que nous protégions les opprimés."

De quels opprimés parle-t-il ? Ceux qui subiront la réforme du code du travail qu'il veut entamer dès cet été par ordonnances ? Macron est ému, c'est bien normal. Il ravale des sanglots qu'il laisse éclater plus tard après la Marseillaise.
"Je rassemblerai et je réconcilierai car je veux l’unité de notre peuple et de notre pays."
Son discours terminé, son épouse Brigitte déboule sur scène. "Brigitte! Brigitte!" scande la foule. Puis des danseuses à demi-nue et en slip rouge arrivent et se déhanchent.

La cohabitation: "marche ou crève" ?
La France est-elle passée sous un régime parlementaire ? La question est posée.

Primo, Macron commet l'exacte même erreur que Chirac en 2002: élu par défaut, il se refuse à une alliance plus large que son projet. D'après les premiers sondages, à peine 16% de ses électeurs du second tour ont voté pour son projet, 8% pour sa personnalité. Ces scores appellent une humilité que Macron n'a visiblement pas.  Dès l'annonce des résultats, les proches de Macron annoncent sur les plateaux qu'il n'est pas question d'alliance, bien au contraire.  Le porte-parole Benjamin Griveaux promet ainsi qu'En Marche disposerait de 577 candidats: aucune alliance électorale n'est envisagée. "Marche ou crève!" le slogan demeure.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale et candidate socialiste dans la banlieue lyonnaise se voit même confirmer en direct qu'En Marche investirait un candidat contre elle pour l'élection législative de juin prochain.

Secundo, tout porte à croire que Macron vivra en cohabitation dès le début de son quinquennat. Et la menace vient d'abord de la droite. La gauche est divisée, très divisée. Le PS va tenter la résurrection-zombie, EELV n'existe plus, et le PC tente une alliance avec la France insoumise.
Manuel Valls piaffe d'impatience pour rejoindre les rangs macronistes et obtenir une place quelque part. Des ténors hollandais, jusqu'au premier ministre Cazeneuve, offrent également leurs services au président élu. Mais d'autres, comme Najat Vallaud-Belkacem ou Guillaume Balas, prônent plutôt la vigilance. Le PS, dimanche, est incapable d'une position commune et cohérente.
"Au premier comme au second tour, c’est par défaut qu’à été élu Emmanuel Macron, au bénéfice d’un climat de défiance et de l’injonction à un vote prétendument utile dès le premier tour. Élu par rejet et non sur son projet, il n’a pas mandat pour mener la politique de destruction sociale et d’indifférence environnementale qu’il prétend mener." Communiqué d'EELV à la suite de la victoire de Macron.

Vers 22h30, Jean-Luc Mélenchon ne dit pas autre chose. Il lâche ce constat qui énerve:la pire présidence de la Vème république s'achève ce soir. Mais il prévient: Macron, "c’est la guerre contre les acquis sociaux du pays et l’irresponsabilité écologique".

La perspective d'une cohabitation avec cette droite qui pense que la victoire présidentielle lui a été volée est donc crédible. François Baroin a été désigné par les Républicains pour conduire la bataille des élections législatives. Interrogé peu de temps avant le second tour, il s'est rapidement projeté dans l'après-7 mai qui, pour lui, est déjà un après-Macron: "Nous allons avoir une plateforme gouvernementale, nous allons offrir un projet de redressement et d’alternance sans équivoque, nous allons mener une campagne qui sera la mère des batailles. Emmanuel Macron a gagné la bataille de l’ambiguïté, et nous remporterons la bataille de la clarté." Dimanche soir, il est toujours aussi clair. Et tous les ténors de droite, de Copé à NKM, de Ciotti à Estrosi, qu'elle qu'ait été leur position vis-à-vis du vote Macron pour le 7 mai, apparaissent tous incroyablement soudés et motivés à dépeindre En Marche comme un simple relooking esthétique de la Hollandie.

Macron va donc devoir s'atteler à une drôle de tâche: convaincre à droite que les Républicains sont inopérants alors qu'il vient de fermer la porte au nez d'un PS démembré.

Bon courage.


Pour les autres, ne lâchez rien.


17 commentaires:

  1. Une analyse pertinente, comme souvent depuis... 10 ans. On embarque sur le manège de la Macronista avec toi pour cinq de plus, roulez jeunesse!

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  2. Il n'est pas encore investi que,déjà,vous ne lui passez rien...Sarkozy, Valls, Macron : n'êtes-vous à l'aise que dans la détestation totale?

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  3. Vous parlez - façon de parler - comme un vieux !

    Laissez-lui sa chance, il ne faut jamais jurer de rien et de plus je crois qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

    Vous êtes un rabat joie !

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    1. je n'ai éprouvé aucune joie à son élection. Juste un soulagement et bcp de nausée.

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    2. Pourquoi "de la nausée" ?

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  4. Il faudrait tout de même garder toujours cela présent à l'esprit : rares sont les catégories socioprofessionnelles qui ont accordé majoritairement leur suffrage à la présidente du Front national. Selon l'enquête Ipsos/Sopra Steria, les ouvriers en font partie. 56% ont voté pour Marine Le Pen. Les cadres (à 82%), les professions intermédiaires (à 67%), les employés (à 54%) ou les retraités (à 74%) ont largement préféré Emmanuel Macron.

    Comme au premier tour, Marine Le Pen convainc davantage les personnes les plus modestes. 75% des électeurs dont le foyer gagne plus de 3 000 euros mensuels ont ainsi voté pour le candidat du mouvement En marche!. Une proportion qui tombe à 55% chez ceux qui gagnent moins de 1250 euros mensuels. À la question «Comment vous en sortez-vous avec les revenus de votre ménage?» posée dans l'enquête Ipsos/Sopra Steria, 69% de ceux qui répondent «très difficilement» votent Marine Le Pen quand 79% de ceux qui répondent «facilement» choisissent Emmanuel Macron.

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  5. Dr vidal vous conseille le citrate de betaïne. Radical.
    A part ça fouillez un peu dans les coins sombres de votre "chevalier blanc" il n'est pas vraiment sans peur et sans reproche ! Ça terminera de vous requinquer.

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    1. oh chère Danielle, cela fait longtemps que je ne crois plus aux chevaliers blancs ;-)

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  6. Cher Juan , je vous suis depuis 2007, et j'ai tjrs partagé votre avis et là je le partage à 200% Soyons constants tout reste à définir, on ne lache rien, soyons TRES mobilisés pour les législatives !!!! Hauts les coeurs les insoumis !!!!!

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    1. merci Nanou, ça fait plaisir, très plaisir. On reste mobilisé !

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  7. Je vous avais abandonné durant la Hollandie, vos analyses trop complaisantes, une critique trop émoussée à mon goût de ce quinquennat m'avaient découragée. Je vous relis pour la première fois depuis très longtemps et cela me fait plaisir de vous retrouver, aussi affûté et pointu qu'un couteau tout neuf ! Je vous remets dans mes favoris.
    Je ne fus même pas soulagée le soir de l'élection, car il était évident que MLP ne passerait pas mais j'ai bien ressenti ce sentiment de nausée, de vide, de fermeture de rideau d'une mauvaise pièce de théâtre que vous décrivez si bien dans votre article. Continuez, nous allons avoir besoin de vous durant les cinq années à venir pour mettre les mots justes sur ce que allons avoir à subir !

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  8. Par contre un petit bémol sur votre phrase "Le PC tente une alliance avec la FI" qui sous-entend que la (méchante) FI aurait refusé (par orgueil ? a cause de l'ego-démesuré-de-Jean-Luc-Mélenchon comme on peut le lire dans la presse ?) l'offre du (gentil) Pierre Laurent.
    C'est un peu plus compliqué que cela... permettez-moi de copier ici le communiqué de Pierre Bompard directeur de campagne de JL Mélenchon.
    Communiqué de Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon :
    "Pierre Laurent a décidé de rompre les discussions sur les candidatures aux élections législatives. La direction du PCF a donc lancé la campagne de tous ses candidats sous le sigle du PCF, membre d’un « Front de Gauche » pourtant aujourd’hui inexistant. J’en prends acte.
    Je le déplore. Mais je ne suis pas surpris. En effet, dès juillet 2016, Pierre Laurent avait indiqué qu’il ne voulait pas d’accord au niveau national, mais des accords au cas par cas.
    Plus précisément, en janvier 2017, le supplément « Communistes » de l’Humanité du 11 janvier publiait un extrait d’une intervention du secrétaire général du PCF à ce sujet : « Il n’y a pas d’accord avec la France insoumise et il n’y en aura pas ».
    Ainsi donc, tour à tour, la direction du PCF a rejeté tout accord national, puis a demandé 50% des circonscriptions (ainsi que le renouvellement de ses députés sortants), puis un échange de 20 circonscriptions, puis de 13, puis a rompu. Dans le même temps, elle a conclu des accords départementaux avec le PS et EELV comme dans la Somme et le Jura.
    Excédés par des combinaisons sans principe, illisibles pour nous qui voulons faire naitre une nouvelle majorité, je tiens à rappeler que la France insoumise a déjà investi :
    17 candidat.e.s issu.e.s du PCF
    6 candidat.e.s issu.e.s d’Europe Ecologie – Les Verts dont Sergio Coronado, député sortant
    5 candidat.e.s socialistes
    36 candidat.e.s issu.e.s du mouvement Ensemble
    73 candidat.e.s issu.e.s du Parti de Gauche,
    La grande diversité de ses candidatures fait d’ores et déjà de la France insoumise un cadre de large rassemblement.
    Enfin, fidèles à sa volonté de fédérer le peuple, la France insoumise présentera 63% de candidats sans carte de parti et des personnalités, des militants associatifs ou des syndicalistes comme :
    - Juan Branco, avocat de Wikileaks ;
    - Lionel Buriello, sidérurgiste syndicaliste ;
    - Aurélien Motte, métalurgiste syndicaliste ;
    - Claire Dujardin, avocate du collectif contre le barrage de Sivens ;
    - Katell Andromaque, militante contre Notre-Dame-des-Landes ;
    - Jean-Marie Brom, chercheur en physique nucléaire, militant anti-nucléaire ;
    - Karine Monségu et Medhi Kémoune, syndicalistes Air France ;
    - Rémi Garnier, lanceur d’alerte de l’affaire Cahuzac ;
    - Céline Boussié, lanceuse d’alerte dans le médico-social ;
    - Sarah Soilihi, championne du Monde de kick-boxing.
    Tous nos candidats porteront le programme « L’avenir en commun » en invitant les 7 millions d’électeurs qui l’ont soutenu à l’élection présidentielle à reproduire leur vote pour une majorité nouvelle à l’assemblée nationale.

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  9. Lundi 1er mai 2017, le grand journal anglais The Guardian publiait cet article ahurissant :

    « J’ai déjeuné dans un café parisien avec un journaliste qui a passé toute la campagne présidentielle française à dénigrer le candidat de gauche Jean-Luc Mélenchon, dans un journal hebdomadaire de centre-gauche respecté (même si déclinant), et à vanter les mérites du centriste Emmanuel Macron. Je lui ai demandé s’il y avait eu un effort délibéré des intellectuels français et des politiciens dominants pour créer un deuxième tour de l’élection présidentielle entre Macron et la candidate d’extrême droite Marine Le Pen. “Pourquoi cette question, bien évidemment ! », a-t-il rigolé. “Nous y avons travaillé pendant un an.”
    Compte tenu du côté manifeste de cette stratégie, je ne prétends pas avoir révélé un grand secret. Pour autant, il est agréable de savoir que je n’étais pas paranoïaque. »

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/may/01/emmanuel-macron-french-voters-marine-le-pen

    I had lunch in a Parisian cafe recently with a journalist who had spent the whole French presidential campaign vilifying the leftwing candidate Jean-Luc Mélenchon and trumpeting the merits of the centrist Emmanuel Macron in the columns of a respected (if declining) centre-left weekly.
    I asked him if had there been a deliberate effort among intellectuals and mainstream politicians to engineer a run-off between Macron and the far-right Marine Le Pen in the second round of the presidential election. “Why, of course,” he laughed. “We’ve been at it for a year.” Considering how obvious the strategy had been, I cannot claim to have revealed much of a secret. Still, it’s nice to know I was not being paranoid.

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  10. Il me semble que cette élection présidentielle a surtout marqué la fin du souverainisme , dont Macron constitue évidemment l'antithèse:

    - au FN , Marine Le Pen l’ a actée lors de son lamentable débat télévisé, en renonçant à la sortie unilatérale de l’ euro( sortie dont ni sa nièce et probable successeur Marion Maréchal-Le Pen ni la majorité des militants ne veulent) , et en ne réussissant pas à expliquer ce qu’était cette idée (pourtant pas bête) de monnaie commune qu’elle a involontairement ridiculisée;

    – Mélenchon a abandonné, 48 heures avant le premier tour, son "plan B" (sortie de l' UE si les négociations de son plan A se passent mal);

    - ni Hamon, ni aucun autre leader du PS , ne sont souverainistes;

    - à l' UMP , élimination de de Fillon, le seul qui défendait une politique étrangère de la France indépendante de celle de l’atlantisme, et autonome, notamment vis-à-vis de la Russie, héritée de de Gaulle ;

    – et même Chevènement s’est résigné à soutenir Macron par réalisme, voir son blog;

    -quant à Philippe Séguin et CHarles Pasqua , ils sont morts...

    Ne restent donc que Philippe de Villiers et Floran Philippot : c'est un peu léger...

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  11. Il faut maintenant prendre du recul; désormais, deux seules choses intéressantes sont de savoir:

    1- si Macron va réussir son opération « hors partis classiques » à l’ Assemblée, et avoir sa majorité absolue (et combien de temps celle-ci lui sera fidèle, sans « frondeurs »…), ou si, comme Giscard, qui avait aussi tenté de gouverner avec « deux Français sur trois », il se fera bouffer par les partis classiques, qui ne sont pas morts;

    2- s’il réussira, dans son fédéralisme européen, à créer une UE qui protège davantage les Européens de la mondialisation; c’est déjà mal parti, sa proposition de créer un « Buy European Act », à l’image de l’ « Buy American Act », ayant déjà été rejetée par l’ Allemagne et la Suède, qui disent que l’intérêt du consommateur européen est que les Etats achètent les produits ayant le meilleur rapport qualité/prix, quelle que soit leur origine:

    http://www.leparisien.fr/economie/marches-publics-reserves-a-50-aux-entreprises-de-l-ue-la-proposition-de-macron-deplait-a-la-commission-10-05-2017-6935811.php

    (par ailleurs, pitoyable numéro comique de Mélenchon à Marseille, engagé dans un combat strictement personnel dont le seul but est d’en finir avec le PS; après quoi, son mouvement disparaîtra…"Merci et au revoir, les gens !")

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